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Sucrée - salée : Aurélie Saada cuisine l’amour et le soleil
29:40
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2026
Sa voix accompagne les matins du monde sur RFI, dans la foulée de la matinale et d'Appels sur actualité, Priorité Santé, l'émission santé de RFI présentée par Caroline Paré. La cuisine, l'alimentation tout au long de la vie sont des sujets fréquemment abordés dans l'émission, quelle relation Caroline Paré avait avec la nourriture, quelle place a la cuisine dans sa vie ? Ainsi est né cet épisode du Goût du monde, le premier d'une série intitulée « En cuisine avec Cuisine thérapie ».
Dans cet épisode enregistré chez Caroline, micros posés sur sa table de cuisine, vous apprendrez que le fait de cuisiner est chez elle un langage, qu'associer les gestes à la parole, de cuisiner ensemble est central : la cuisine est le poumon de la maison, et de sa vie.
« Très souvent, la cuisine c'est aussi pour moi la cuisine thérapie parce que quand ça ne va pas, quand il y a un souci ; quand je veux me retrouver avec quelqu'un, on fait de la cuisine. Je sors assez peu, mon occupation du soir c'est de recevoir des gens, préparer des grandes tablées, les célébrations des fêtes, c'est important pour moi, pas tant pour les célébrations que pour le fait de recevoir et partager. »
Elle tient les gestes et le goût de la cuisine de sa mère et sa grand-mère et de son père. Trois influences, « Ma mère faisait une cuisine de tous les jours, on ne s'en rend pas compte que les mères font une cuisine exceptionnelle mais c'est classé cuisine du quotidien. Mon père faisait une cuisine traditionnelle... événementielle, c'était le cassoulet qui cuisait 7 heures dans la cheminée, il cuisinait très bien, ma mère avait une approche végétale, elle avait un potager, tous les jours il y avait de la salade. Sa mère cuisinait arménien.
En Arménie, la culture salade : le « green », espèce de touffe d'herbes aromatiques faite de basilic rouge, d'aneth, de coriandre et de ciboulette. On comprend pourquoi ils vivent vieux, tous les folates, ça donne un parfum et une fraicheur, génial ». Caroline revient sur les reportages réalisés pour Priorité santé en Arménie, le pays de ses racines maternelles, et la richesse des saveurs qu'elle y a redécouvertes puisque transmises dans l'enfance par sa mère et sa grand-mère.
« Ces saveurs, je les connaissais sans m'en rendre compte, un peu comme monsieur Jourdain dans la pièce de Molière qui fait de la prose sans le savoir, quand je suis allée en Arménie, j'ai découvert que les soudjouk, les pasturma, le boulghour c'était tout à fait normal d'en manger, habituel, c'est comme le pain en France ».
L'alimentation occupe une place importante dans l'émission Priorité santé, Caroline ne rate pas une occasion de se rendre au marché quand elle part en mission, et parfois même de cuisiner comme elle l'avait fait à Dakar pour une émission avec la cuisinière Prisca Gilbert et la nutritionniste Binetou Cheikh Seck, un bonheur.
« J'en rêvais de cette émission si je pouvais en faire une dans chaque capitale je le ferais. Dans l'émission, on laisse vraiment la parole aux médecins spécialistes de la santé, c'est vrai qu'il y a énormément de thématiques et les auditeurs systématiquement posent une question avec l'espoir secret : qu’un aliment puisse les soigner sans médicament. Hélas cela n'existe pas, par contre mal manger peut augmenter les problèmes et bien manger peut améliorer la santé mentale, la qualité de vie plein de choses. En fait la nourriture, c'est comme la santé c'est partout, c'est tout ! On parle aussi à des personnes qui vivent dans des contextes où il peut y avoir un problème de malnutrition, il peut ne pas y avoir assez ou des aliments qui ne correspondent pas aux besoins, nous parlons de tout cela sans tabou. »
La transmission se fait de manière concrète, par l'écrit. Caroline a, dit-elle, bricolé un livre de cuisine avec les recettes familiales, et par les gestes, tout le monde cuisine, y compris ses 3 enfants cuisinent très bien. « Je fais parfois des repas spectaculaires, pour l'anniversaire de mon mari j'ai transformé la maison en restaurant, pour un menu5 entrées, 5 plats, 5 desserts ».
À qui l'appelle Docteur Paré, elle répond : « Je ne suis pas docteur pitié, je suis journaliste, c'est bien suffisant.
Un rêve ? Comme pour les grands médecins, Caroline avoue une réelle admiration pour les grands chefs cuisiniers, j'ai de l'admiration pour les gens qui ont un savoir-faire particulier qui ont une maîtrise du geste, du savoir, de la compétence.
Les rencontrer ? Moi ça me fait rêver.
- Retrouvez la série de reportages de Caroline Paré et Victor Uhl en Arménie pour Priorité santé :
- Souvenirs de bords de route en Arménie « Les pistaches, miel, des brochettes géantes dans ce supermarché, c'était la caverne d'Ali Baba, les abricots, les cerises juste cueillies, c'était extraordinaire ! »
- Monsieur Jourdain est l'un des personnages du « Bourgeois Gentilhomme » de Molière.
- Dans la cuisine, quelques-uns des livres de cuisine et de pâtisserie de Caroline Paré :
Programmation musicale : « Dreaming », d'Izem et KOG.
La recette de Caroline Paré : un Boulghour chaud.
Il y a deux boulghours : un blond et un brun, Caroline préfère le blond pour taboulé et le brun en accompagnement.
12 septembre 2026
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27 Mo