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Les Mystères du peuple - Tome V , livre ebook

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Description

Histoire d'une famille de prolétaires à travers les âges. (16 volumes.)Tome VLa crosse abbatiale ou Bonaïk l'orfèvre et Septimine la coliberte. 615 à 793.Les pièces de monnaie karolingiennes ou les filles de Charlemagne (Karl le Grand). 727 à 814.Afin de sauver le monastère de Charolles et sa communauté, Loisik va tenter une négociation désespérée auprès de l’intraitable reine Brunehaut, il sait qu’il risque sa vie, mais le destin jouera en sa faveur. Amael, qui a quitté le monastère pour vivre une vie de guerrier, est capturé et devient l’esclave d’un noble franc. Il fuit avec les armes de son maître, sous le nom de Berthoald. Il intègre avec quelques hommes l’armée de Charles Martel. Il réussi à gagner sa confiance et lui sauve la vie à la bataille de Poitiers. Pour le récompenser Charles Martel lui donne l’abbaye de Meriadek. Mais l’abbesse Méroflède n’est pas prête à se déposséder facilement de ses biens. Elle le fera prisonnier, il s’échappera grâce à des esclaves et fuira avec eux et sa mère qu’il vient de retrouver vers la Bretagne encore libre. On le retrouvera de nombreuses années plus tard, après la conquête de la Bretagne, à Aix la chapelle dans le palais de Charlemagne, otage avec son petit fils Vortigern. Ils retourneront en Bretagne avec un traité de paix signé par Charlemagne, mais son successeur Louis le pieux brisera cet accord et partira à la reconquête de la Bretagne.

Informations

Publié par
Date de parution 30 août 2011
Nombre de lectures 167
EAN13 9782820611017
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Les Myst res du peuple - Tome V
Eug ne Sue
1849
Collection « Les classiques YouScribe »
Faitescomme Eug ne Sue, publiez vos textes sur YouScribe
YouScribevous permet de publier vos écrits pour les partager et les vendre. C’est simple et gratuit.
Suivez-noussur :

ISBN 978-2-8206-1101-7


 
 
 
Il n’est pas une réforme religieuse, sociale ou politique que nos pères n’aient été forcés de conquérir, de siècle en siècle, au prix de leur sang, par l’INSURRECTION.
Correspondance avec les Éditeurs étrangers
L’éditeur des Mystères du Peuple offre aux éditeurs étrangers, de leur donner des épreuves de l’ouvrage, quinze jours avant l’apparition des livraisons à Paris, moyennant 15 francs par feuille, et de leur fournir des gravures tirées sur beau papier, avec ou sans la lettre, au prix de 10 francs le cent.
***
Travailleurs qui ont concouru à la publication du volume   :
Protes et Imprimeurs   : Richard Morris, Stanislas Dondey-Dupré, Nicolas Mock, Jules Desmarest, Louis Dessoins, Michel Choque, Charles Mennecier, Victor Peseux, Étienne Bouchicot, Georges Masquin, Romain Sibillat, Alphonse Perrève, Hy père, Marcq fils, Verjeau, Adolphe Lemaître, Auguste Mignot, Benjamin.
Clicheurs   : Curmer et ses ouvriers.
Fabricants de papiers   : Maubanc et ses ouvriers, Desgranges et ses ouvriers.
Artistes Dessinateurs   : Charpentier, Castelli.
Artistes Graveurs   : Ottweit, Langlois, Lechard, Audibran, Roze, Frilley, Hopwood, Massard, Masson.
Planeurs d’acier   : Héran et ses ouvriers.
Imprimeurs en taille-douce   : Drouart et ses ouvriers.
Fabricants pour les primes, Associations fraternelles d’Horlogers et d’ouvriers en Bronze   : Duchâteau, Deschiens, Journeux, Suireau, Lecas, Ducerf, Renardeux, etc., etc.
Employés et correspondants de l'Administration : Maubanc, Gavet, Berthier, Henry, Rostaing, Jamot, Biais, Rousseau, Toussaint, Rodier, Swinnens, Porcheron, Gavet fils, Dallet, Delaval, Renoux, Vincent, Charpentier, Dally, Berlin, Sermet, Cbalenton, Blot, Thomas, Gogain, Philibert, Nachon, Lebel, Plunus, Grossetête, Charles, Poncin, Vacheron, Colin, Carillan, Constant, Fonteney, Boucher, Dams, Adolphe, Renoux, Lyons, Letellier, Alexandre, Nadon, Normand, Rongelet, Bouvet, Auzurs, Dailhaux, Lecerf, Bailly, Baptiste, Debray, Saunier, Tuloup, Richer, Daran, Camus, Foucaud, Salmon, Strenl, Seran, Tetu, Sermet, Chauffour, Caillaut, Fondary, C. de Poix, Bresch, Misery, Bride, Canon, Charles, Celcis, Chartier, Lacoste, Dulac, Delaby, Kaufried, Cbappuis, etc., etc., de Paris ; Férand, Collier, Petit-Bertrand, Périé, Plantier, Etche-gorey, Giraudier, Gaudin, Saar, Dath-Godard, Hourdequin, Weelen, Bonniol, Alix, Mengelle, Pradel, Manlius Salles, Vergnes, Verlé, Sagnier, Samson, Ay, Falick, Jaulin, Fort-Mussat, Freund, Robert, Carrière, Guy, Gilliard, Collet, Ch. Celles, Laurent, Castillon, Drevet, Jourdan Moral, Bonnard, Legros, Genesley, Bréjot, Ginon, Féraud, Vandeuil, Châtonier, Bayard, Besson, Delcroix, Delon, Bruchet, Fournier, Tronel, Binger, Molini, Bailly, Fort-Mussot, Laudet, Bonamici, Pillette, Morel, Chaigneau, Goyet, Colin-Morard, Gerbaldi, Fruges, Raynaut, Chatelin, Bellue, etc., etc., des principales villes de France et de l ’ étranger.
La liste sera ultérieurement complétée, dès que nos fabricants et nos correspondants des départements, nous auront envoyé les noms des ouvriers et des employés qui concourent avec eux à la publication et à la propagation de l’ouvrage.
Le Directeur de l’Administration .
Paris – Typ. Dondey-Dupré, rue Saint-Louis, 46, au Marais.
L’AUTEUR AUX ABONNÉS DES MYSTÈRES DU PEUPLE.
Chers lecteurs,
Nous avons cru devoir donner de longs développements à l’épisode de Ronan le Vagre , ce récit vous retraçait la conquête de la Gaule, notre mère patrie, l’un des faits les plus capitaux de l’histoire des siècles passés, puisque les partisans de la royauté du droit divin et les ultramontains revendiquent encore aujourd’hui pour leurs rois et pour leur foi , cette sanglante et inique origine. Dernièrement encore, à l’Assemblée nationale, (séance du 15 janvier 1851), n’avons-nous pas entendu le plus éloquent défenseur du parti légitimiste prononcer ces paroles à propos de HENRI V   : «  En rentrant en France… il ne peut être que le premier des Français… le ROI… de ce pays que ses aïeux ont CONQUIS… » – Quelques jours auparavant, lors de la discussion du projet de loi sur l’observance forcée du dimanche, n’avons-nous pas entendu M. Montalembert invoquer LA FOI DE CLOVIS   ! La foi de Clovis   ! jugez, chers lecteurs, vous qui connaissez Clovis, sa foi et les actes de ce fervent catholique.
Telle est donc, de l’aveu même des partisans du droit divin, l’origine de ce droit   : la conquête , c’est-à-dire, la violence, la spoliation, le massacre … Certes, nous ne prétendons point que les légitimistes d’aujourd’hui soient des hommes de violence, de spoliation, de massacre   ; mais l’inexorable fatalité des faits, l’histoire en un mot, prouve à chacune de ses pages l’abominable et oppressive iniquité de ce prétendu droit divin, alors consacré par l’odieuse complicité de l’Église catholique. Puis vous aurez remarqué, chers lecteurs, la part que le clergé gaulois a prise à cette conquête, dont il a partagé les dépouilles ensanglantées.
Nous étudierons dans les récits suivants les conséquences de cette conquête , le sort des peuples toujours réduits aux douleurs et aux misères de l’esclavage, les désastres de la Gaule incessamment déchirée par les guerres civiles ou ravagée par les invasions des Arabes au huitième siècle, et des Normands au neuvième et au dixième… Oui, des Arabes, car, chose étrange, Abd-el-Kader , cet intrépide et dernier défenseur de la nationalité arabe (car tout en rendant un juste hommage à l’admirable bravoure de notre armée, n’oublions pas que lui aussi, comme les Gaulois du vieux temps, combattait pour son foyer, pour sa religion, pour sa patrie…) tandis que Abd-el-Kader est aujourd’hui prisonnier au château de Blois, il y a onze siècles les ancêtres de cet émir, alors maîtres de presque tout le midi de la Gaule, où ils s’établirent durant de longues années, poussèrent leurs excursions guerrières jusqu’à Bordeaux , jusqu’à Tours , jusqu’à Poitiers , jusqu’à Blois … à Blois où à cette heure Abd-el-Kader, par un étrange revirement du sort des nations, semble expier la conquête de ses ancêtres, maîtres en ces temps-là d’une partie de notre sol, comme nous sommes aujourd’hui maîtres de l’Afrique.
Vous allez enfin, chers lecteurs, dans l’épisode de la Crosse abbatiale , assister à des scènes étranges qui se passent au milieu d’un couvent de femmes. Ces étrangetés, je dois les justifier par quelques citations relatives à de semblables scènes rapportées par les chroniqueurs contemporains.
« ……… Chrodielde et plusieurs de ses religieuses retournèrent à Poitiers et se mirent en sûreté dans la basilique de Saint-Hilaire, réunissant autour d’elles des voleurs, des meurtriers, des adultères, des criminels de toute espèce, car elles se préparaient à combattre…
»……… Les scandales que le diable avait fait naître dans le monastère de Poitiers devenaient de plus en plus déplorables… On accusait l’abbesse d’ouvrir les bains du monastère à des hommes, d’avoir continuellement autour d’elle des jeunes gens habillés en femmes, etc., etc. » (Grégoire, évêque de Tours, liv. IX, X et suivants.)
Un autre évêque, nommé Venance Fortunat , écrivait à deux religieuses les vers suivants pour rendre hommage aux repas succulents qu’elles lui préparaient de leurs mains chéries   :
« ……… Au milieu des délices variées, lorsque tout flattait mon goût, je dormais et je mangeais tour à tour, j’ouvrais la bouche, je fermais les yeux, toutes les sauces tentaient mon appétit   ; croyez-le bien, mes chéries , j’avais l’esprit troublé, il m’eût été difficile de m’exprimer librement   ; ni mes doigts ni ma plume ne pouvaient tracer des vers   : l’ivresse de ma muse avait rendu mes mains incertaines, car je ne suis pas à l’abri des accidents qui menacent le commun des buveurs   ; la table même me semblait nager dans le vin, etc. » ( Poésies de VENANCE FORTUNAT, liv. VII, p. 24.)
Un dernier mot de gratitude, chers lecteurs, pour v

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