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Les Mystères du peuple - Tome II , livre ebook

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Description

Histoire d'une famille de prolétaires à travers les âges. (16 volumes.)Tome IILa clochette d'airain ou Le chariot de la mort. An 57 à 40 avant Jésus-Christ.Le collier de fer ou Faustine et Siomara. An 40 avant Jésus-Christ à l'an 10 de l'ère chrétienne.Dans ce volume nous assistons au combat héroïque de la tribu de Karnak contre les légions de César à la bataille de Vannes. Les survivants seront vendus comme esclaves, dont Guilhern fils de Joel et ses enfants Sylvest et Siomara. La vie des esclaves sous l'empire romain nous est décrite. La fin du volume est le récit de l'esclave Geneviève, l'épouse du petit fils de Guilhern, qui part en Judée où elle rencontrera Jésus Christ.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 août 2011
Nombre de lectures 115
EAN13 9782820610980
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Les Myst res du peuple - Tome II
Eug ne Sue
1849
Collection « Les classiques YouScribe »
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Suivez-noussur :

ISBN 978-2-8206-1098-0


 
Il n’est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n’aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au prix de leur sang, par l’INSURRECTION.
Travailleurs qui ont concouru à la publication du volume   :
 
 
Protes et Imprimeurs   : Richard Morris, Stanislas Dondey-Dupré, Nicolas Mock, Jules Desmarest, Louis Dessoins, Michel Choque, Charles Mennecier, Victor Peseux, Étienne Bouchicot, Georges Masquin, Romain Sibillat, Alphonse Perrève, Hy père, Marcq fils, Verjeau, Adolphe Lemaître, Auguste Mignot, Benjamin.
Clicheurs   : Curmer et ses ouvriers.
Fabricants de papiers   : Maubanc et ses ouvriers, Desgranges et ses ouvriers.
Artistes Dessinateurs   : Charpentier, Castelli.
Artistes Graveurs   : Ottweil, Langlois, Lechard, Audibran, Roze, Frilley.
Planeurs d’acier   : Héran et ses ouvriers.
Imprimeurs en taille-douce   : Drouart et ses ouvriers.
Fabricants pour les primes   : Associations fraternelles d’Horlogers et d’ouvriers en Bronze   : Duchâteau, Deschiens, Journeux, Suireau, etc., etc.
Employés à l’Administration   : Maubanc, Gavet, Berthier, Henry, Rostaing, Jamot, Blain, Rousseau, Toussaint, Rodier, Swinnens, Porcheron, Gavet fils, Dallet, Delaval, Renoux, Vincent, Charpentier, Dally, Bertin, Sermet, Chalenton, Blot, Thomas, Gogain, Philibert, Nachon, Lebel, Plunus, Grossetête, Charles, Poncin, Vacheron, Colin, Carillan, Constant, etc., etc., de Paris   ; Férand, Collier, Petit-Bertrand, Périé, Plantier, Etchegorey, Giraudier, Gaudin, Saar, Dath-Godard, Hourdequin, Weelen, Bonniol, Allix, Mengelle, Pradel, Manlius Salles, Vergnes, Verlé, Sagnier, etc., etc., des principales villes de France et de l’étranger.
La liste sera ultérieurement complétée, dès que nos fabricants et nos correspondants des départements, nous auront envoyé les noms des ouvriers et des employés qui concourent avec eux à la publication et à la propagation de l’ouvrage.
Le Directeur de l’Administration .
LA CLOCHETTE D’AIRAIN ou LE CHARIOT DE LA MORT – AN 56 À 40 AVANT JÉSUS-CHRIST.
CHAPITRE PREMIER.
Albinik, le marin, et sa femme Méroë, vêtue en matelot, partent seuls du camp gaulois pour aller braver le lion dans sa tanière . – Leur voyage. – Ils assistent à un spectacle que nul n’avait vu jusqu’alors et que nul ne verra jamais . – Arrivée des deux époux au camp de César. – Les cinq pilotes crucifiés. – Le souper de César. – L’interrogatoire. – La jeune esclave maure. – Le réfractaire mutilé. – L’épreuve. – L’hospitalité de César. – Albinik et Méroë sont séparés. – Ce qui apparaît à Méroë dans la tente où elle a été renfermée seule.
 
Albinik, le marin, fils de Joel, le brenn de la tribu de Karnak   ; Méroë, la chère et bien-aimée femme d’Albinik, ont, pendant une nuit et un jour, assisté à un spectacle dont ils frémissent encore.
Ce spectacle, nul ne l’avait vu jusqu’ici, nul ne le verra désormais   !
L’appel aux armes, fait par les druides de la forêt de Karnak, et par le chef des cent vallées , avait été entendu.
Le sacrifice d’Hêna la vierge de l’île de Sên, semblait agréable à Hésus, puisque toutes les populations de la Bretagne, du nord au midi, de l’orient à l’occident, s’étaient soulevées pour combattre les Romains. Les tribus du territoire de Vannes et d’Auray, celles des montagnes d’Arès et d’autres encore, se sont réunies devant la ville de Vannes, sur la rive gauche, et presque à l’embouchure de la rivière qui se jette dans la grande baie du Morbihan   : cette position redoutable, située à dix lieues de Karnak, et où devaient se réunir toutes les forces gauloises, a été choisie par le chef des cent vallées , élu général en chef de l’armée.
Les tribus, laissant derrière elles leurs champs, leurs troupeaux, leurs maisons, étaient rassemblées, hommes, femmes, enfants, vieillards, et campaient autour de la ville de Vannes, où se trouvaient aussi Joel, ceux de sa famille et de sa tribu. Albinik, le marin, ainsi que sa femme Méroë, ont tous deux quitté le camp, vers le coucher du soleil, pour entreprendre une longue marche. Depuis son mariage avec Albinik (il est fier de le dire), Méroë a toujours été la compagne de ses voyages ou de ses dangers sur mer. Alors, comme lui, elle portait le costume de marin   ; comme lui, elle savait au besoin mettre la main au gouvernail, manier la rame ou la hache, car son cœur est ferme, son bras est fort.
Ce soir-là, avant de quitter l’armée gauloise, Méroë a revêtu ses habits de matelot   : une courte saie de laine brune, serrée par une ceinture de cuir, de larges braies de toile blanche tombant au-dessous du genou, et des bottines de peau de veau marin   ; elle porte son court mantel à capuchon, sur son épaule gauche et sur ses cheveux flottants un bonnet de cuir   ; de sorte qu’à son air résolu, à l’agilité de sa démarche, à la perfection de son mâle et doux visage, on pouvait prendre Méroë pour un de ces jeunes garçons, dont la beauté fait rêver les vierges à fiancer. Albinik aussi est vêtu en marin   ; il a jeté sur son dos un sac contenant des provisions pour la route, et les larges manches de sa saie laissent voir son bras gauche enveloppé jusqu’au coude dans un linge ensanglanté.
Les deux époux avaient quitté depuis peu d’instants les environs de Vannes, lorsque Albinik, s’arrêtant triste et attendri, a dit à sa femme   :
– Il en est temps encore… songes-y… Nous allons braver le lion jusque dans son repaire   ; il est rusé, défiant et féroce… c’est peut-être pour nous l’esclavage, la torture, la mort… Méroë, laisse-moi accomplir seul ce voyage et cette entreprise, auprès de laquelle un combat acharné ne serait qu’un jeu… Retourne auprès de mon père et de ma mère, dont tu es aussi la fille.
– Albinik, il fallait attendre la nuit noire pour me dire cela… tu ne m’aurais pas vue rougir de honte à cette pensée   : tu me crois lâche   !…
Et la jeune femme, en répondant ces mots, a hâté sa marche, au lieu de retourner en arrière.
– Qu’il en soit ainsi que le veut ton courage et ton amour pour moi… – lui a dit son mari. – Qu’Hêna, ma sainte sœur, qui est ailleurs, te protège auprès de Hésus   !…
Tous deux ont continué leur chemin à travers une route montueuse, qui aboutit et se prolonge sur les cimes d’une chaîne de collines très-élevées. Les deux voyageurs eurent ainsi à leurs pieds et devant eux une suite de profondes et fertiles vallées   : aussi loin que le regard pouvait s’étendre, ils virent ici des villages, là des bourgades, ailleurs des fermes isolées, plus loin une ville florissante, traversée par un bras de la rivière, où étaient de loin en loin amarrés de grands bateaux chargés de gerbes de blé, de tonneaux de vin et de fourrages.
Mais, chose étrange, la soirée était sereine, et l’on ne voyait dans les pâturages aucun de ces grands troupeaux de bœufs et de moutons qui ordinairement y paissaient jusqu’à la nuit   ; aucun laboureur ne paraissait non plus dans les champs, et pourtant c’était l’heure où, par tous les sentiers, par tous les chemins, les campagnards commençaient à regagner leurs maisons, car le soleil s’abaissait de plus en plus. Cette contrée, la veille encore si peuplée… semblait déserte.
Les deux époux se sont arrêtés pensifs, contemplant ces terres fertiles, ces richesses de la nature, cette opulente cité, ces bourgs, ces maisons. Alors, songeant à ce qui allait arriver dans quelques instants, dès que le soleil serait couché et la lune levée, Albinik et Méroë ont frissonné de douleur, d’épouvante, les larmes ont coulé de leurs yeux, et ils sont tombés à genoux, les yeux attachés avec angoisse sur la profondeur de ces vallées, que l’ombre envahissait de plus en plus… Le soleil avait disparu   ; mais la lune, alors dans son décours, ne paraissait pas encore…
Il y eut ainsi, e

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