Jusqu’au Concile Vatican II, la concélébration eucharistique a été peu fréquente dans l’Église latine. La Constitution Sacrosanctum Concilium en étendit la pratique, que des textes et un certain usage finirent par rendre ordinaire. Pour que la concélébration manifeste l’unité du sacerdoce ministériel, certaines conditions doivent être respectées, l’essentiel restant l’Eucharistie célébrée, actualisation du sacrifice de la croix et de l’ensemble du mystère pascal. Des abus faciles peuvent distendre le rapport personnel du prêtre au Christ et désacraliser une pratique dont la vérité et la beauté réclament peut-être une modération plus conforme à une juste herméneutique du Concile. L’étude de Mgr Guillaumc Derville contribue à la promotion de la liturgie souhaitée par Benoît XVI « selon la rénovation voulue par le Concile Vatican II dans la Constitution Sacrosanctum Concilium » ( Motu proprio Quaerit semper, 30 août 2011). Dans sa Préface, le Card. Antonio Cañizares, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, écrit notamment : « Il s’agit d’une réflexion sur l’expression de la foi dans la liturgie de l’Église et d’un appel à oeuvrer sous le souffle de l’Esprit Saint, afin que cette liturgie manifeste la priorité de Dieu. Le mérite de Mgr Guillaume Denrville se situe tout d’abord dans le fait de ne pas réduire la thématique à des aspects purement pratiques, quoique, à juste titre, il ne manque pas de les signaler. […] Je remercie l’auteur d’avoir su donner raison de ce qu’est l’authentique concélébration, qui n’a rien à voir avec un droit supposé ni avec une soi-disant obligation de concélébrer, et de s’en être toujours acquis à partir d’une valorisation positive et amoureuse de la concélébration. »