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6
pages
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Français
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Ebooks
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2018
Description
Les dernières évaluations françaises en population générale confirment un niveau de consommation de substances psychoactives (SPA) significatif [2]. Il est, pour des raisons méthodologiques, difficile de comparer les chiffres actuels avec les consommations d’il y a 20 ou 30 ans ou de celles des pays limitrophes. Il paraît plus judicieux d’en constater l’importance et la relative stabilité malgré les campagnes de prévention, le niveau de dommages que ces consommations provoquent et les solutions sanitaires, politiques et sociales pour en limiter les risques et dommages.Les services d’accueil des urgences (SAU) sont un lieu réputé de rencontre des usagers de substances psychoactives, à la fois pour des raisons médicales évidentes (intoxication, sevrage « sauvage », complications médicochirurgicales ou des consommations), psychiatriques (tentatives de suicide, troubles du comportement, demandes d’aide) et sociales (précarité, lieu de soin réputé « gratuit », difficultés ou obstacles sociaux d’accès à la filière de soins ambulatoires).Bien que la présence des usagers de substances psychoactives au sein d’un SAU soit théoriquement indiscutable, elle a mauvaise réputation auprès des soignants qui se sont destinés à travailler aux urgences. Le « comportement auto-infligé » qui génère un trouble urgent peut provoquer l’agacement et des contre-attitudes avec un gradient d’acceptation indiscutable de la part des soignants : la douleur thoracique du grand fumeur est mieux acceptée que le trouble du comportement provoqué par une intoxication alcoolique aiguë (IEA). L’intoxication alcoolique aiguë et sa prise en charge usuelle au SAU illustrent de manière caricaturale ce mélange d’accueil brutal et culpabilisant et d’intérêt médical limité qui favorise la sortie rapide du patient et/ou sa fugue.
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Publié par
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Date de parution
01 janvier 2018
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Langue
Français