Pathologie inflammatoire des glandes salivaires
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Pathologie inflammatoire des glandes salivaires , livre ebook

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Description

Les pathologies inflammatoires des glandes salivaires ou sialoses sont des affections salivaires chronique ni infectieuses, ni tumorales, qui se manifestent par des hyperplasies et par un déficit salivaire. Elles regroupent les atteintes glandulaires de nature dystrophique et nutritionnelle, les sialoses non systémiques et les diverses maladies de système où l’atteinte des glandes salivaires est plus ou moins fréquente.

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Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 20
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,1250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Chapitre S26-P03-C12 Pathologie inflammatoire des glandes salivaires
P H HILIPPE ERMAN
20 01 0
03-C12 S26-P
Les pathologies inflammatoires des glandes salivaires ou sialoses sont des affections salivaires chronique ni infectieuses, ni tumorales, qui se manifestent par des hyperplasies et par un déficit salivaire. Elles regroupent les atteintes glandulaires de nature dystrophique et nutritionnelle, les sialoses non systémiques et les diverses maladies de système où l’atteinte des glandes salivaires est plus ou moins fréquente.
Sialoses non systémiques
Toutes les glandes salivaires peuvent être atteintes mais ce sont les glandes parotides qui sont le plus souvent touchées de façon bilatérale et symétrique. L’hypertrophie est souvent asymptomatique. Étiologies : excès d’aliments riches en amidon, obésité, hypertriglycéri-démie, diabète de type II, éthylisme chronique notamment au stade pré-cirrhotique, la malnutrition et la dénutrition par hypoprotidémie et carence en vitamine A, la boulimie souvent associée à une hyperamyla-sémie et une hypokaliémie, la goutte, l’acromégalie, l’hypothyroïdie, l’atrophie testiculaire ou ovarienne, la grossesse, l’allaitement et la pancréa-tite chronique.
Sialoses systémiques
L’hypertrophie des glandes salivaires peut s’observer dans diverses maladies systémiques, dont elle est parfois le mode de révélation. Avant tout traitement, une analyse systématique du contexte clinique (état général, terrain), des examens simples de débrouillage (numération de formule sanguine, créatinine, protéine C réactive, bandelette urinaire) et la collaboration d’autres spécialités permettent généralement d’orienter le diagnostic.
Syndrome de Gougerot-Sjögren
Il s’agit d’une maladie auto-immune touchant essentiellement la femme à partir de 50 ans [2].
Clinique La manifestation glandulaire est un syndrome sec oto-rhino-oculaire avec xérostomie et xérophtalmie chronique. Les glandes parotides sont préférentiellement touchées, avec hypertrophie épisodique ou chro-nique dans 25 à 66 % de syndromes primitifs. L’atteinte isolée des glandes lacrymales et submandibulaire réalise le syndrome de Mikulicz. Plus rarement on observe une sécheresse de l’oropharynx, de la trachée, voire une sécheresse cutanée.
S26P03C12  Pathologie inflammatoire des glandes salivaires
Parmi les manifestations extraglandulaires, les polyarthralgies inflammatoires sont fréquentes, rarement une pneumopathie intersti-tielle, une néphrite interstitielle, une atteinte neurologique périphé-rique ou centrale (dans un tiers des syndromes de Gougerot-Sjögren primitifs, mais rare dans les syndromes secondaires).
Diagnostic Il est posé par la biopsie des glandes salivaires accessoires qui retrouve une sialadénite lymphocytaire focale de classe 3 (au moins 50 cellules sur un champ de 4 mm) ou 4 de la classification de Chi-sholm et Mason. La nouvelle classification diagnostique américano-européenne (focus score histologique1, équivalent d’un stade 3 ou 4 de Chisholm et anticorps anti-SS-A/SS-B positifs) a une sensibilité de 93 % et une spécificité de 92 %. La sialographie est abandonnée. La scintigraphie au technétium 99 est parfois utile en cas de doute diagnostique. L’IRM est en cours d’évaluation. Biologiquement, on peut trouver une lymphopénie, une neutro-pénie, une hypergammaglobulinémie polyclonale. Le facteur rhuma-toïde et les anticorps antinucléaires sont souvent positifs. Les anticorps anti-SSA ou anti-SSB ont une bonne valeur diagnostique.
Formes cliniques
Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une exocrinopathie auto-immune de la femme d’âge mûr en période péri- ou post-ménopausique ; les formes de l’enfant ou de l’adulte jeune sont plus rares. Il est dit secondaire s’il complique une autre maladie auto-immune définie, comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérodermie, le lupus systémique, les myopathies inflammatoires ou le syndrome de Sharp. Il peut s’associer à une thyroïdite de Hashimoto ou plus rare-ment à une maladie de Biermer ou à une hépatopathie auto-immune (cirrhose biliaire primitive, hépatite auto-immune). Chez certains patients, le syndrome de Gougerot-Sjögren précède l’apparition d’un lymphome non hodgkinien. Le risque de développer cette hémopathie est 44 fois celui de la population générale.
Traitement Les thérapeutiques symptomatiques vis-à-vis du syndrome sec sont souvent décevantes. Parmi les différentes thérapeutiques utilisées pour diminuer l’infiltration lymphocytaire, l’hydroxychloroquine n’a pas fait la preuve de son efficacité clinique dans un essai versusplacebo. Dans la mesure du possible, les immunosuppresseurs sont à éviter du fait de leurs effets secondaires potentiels. En revanche, le rituximab semble apporter un contrôle de la maladie.
Lymphomes non hodgkiniens
Au cours d’un syndrome de Gougerot-Sjögren, les signes qui orientent vers le développement d’un lymphome [3] sont le dévelop-pement d’une tuméfaction parotidienne persistante, un purpura, une leucopénie, une cryoglobulinémie ou un taux bas de la fraction C4 du complément. Ces lymphomes sont généralement de bas grade de malignité, de phénotype B, et se développent à partir de la zone marginale du
S26P03C12
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