Otites de l’oreille moyenne
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Otites de l’oreille moyenne , livre ebook

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Description

Otite séreuseL’otite séreuse est due à une inflammation de la muqueuse de l’oreille moyenne durant plus de 2 mois et provoquant la persistance d’un épanchement de liquide plus ou moins épais dans les cavités de l’oreille moyenne.PhysiopathologieL’histoire naturelle de cette maladie révèle le plus souvent la succession d’une infection virale puis d’une surinfection bactérienne qui provoque la multiplication des cellules sécrétrices de mucus. Ces otites séreuses sont extrêmement fréquentes – sinon quasi constantes – chez le jeune enfant et traduisent la première « rencontre » d’un organisme vierge avec les germes du monde extérieur. Elles sont favorisées par des facteurs infectieux, tel que la fréquentation de crèches qui favorise l’échange de virus, voire de bactéries, ou encore des facteurs anatomiques comme dans le cas des enfants présentant une fente palatine.Longtemps mise sur le compte d’une inflammation dont on ne comprendrait guère la cause, l’otite séreuse semble en réalité être en rapport avec l’existence de biofilms bactériens au niveau de la muqueuse des cavités de l’oreille moyenne, biofilms témoignant et induisant également une altération de la clairance mucociliaire.Chez l’adulte, l’otite séreuse est inhabituelle, et impose de rechercher un obstacle mécanique comprimant la trompe d’Eustache, en particulier une tumeur du rhinopharynx ou des espaces para-pharyngés. La survenue d’une otite séreuse impose donc ici un bilan ORL comportant une fibroscopie nasopharyngée complétée par une IRM qui seule peut détecter des tumeurs infiltrantes profondes.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 1
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,1250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Chapitre S26-P01-C03 Otites de l’oreille moyenne
PLIPPEHE HI RMAN
Otite séreuse
030 0
3 0 C  1 P0 6 S2
L’otite séreuse est due à une inflammation de lamuqueuse de l’oreille moyennedurant plus de 2 mois et provoquant la persistance d’un épan-chement de liquide plus ou moins épais dans les cavités de l’oreille moyenne.
Physiopathologie
L’histoire naturelle de cette maladie révèle le plus souvent la succes-sion d’une infection virale puis d’une surinfection bactérienne qui pro-voque la multiplication des cellules sécrétrices de mucus. Ces otites séreuses sont extrêmement fréquentes – sinon quasi constantes – chez le jeune enfant et traduisent la première « rencontre » d’un organisme vierge avec les germes du monde extérieur. Elles sont favorisées par des facteurs infectieux, tel que la fréquentation de crèches qui favorise l’échange de virus, voire de bactéries, ou encore des facteurs anato-miques comme dans le cas des enfants présentant une fente palatine. Longtemps mise sur le compte d’une inflammation dont on ne comprendrait guère la cause, l’otite séreuse semble en réalité être en rapport avec l’existence de biofilms bactériens au niveau de la muqueuse des cavités de l’oreille moyenne, biofilms témoignant et induisant également une altération de la clairance mucociliaire. Chez l’adulte, l’otite séreuse est inhabituelle, et impose de rechercher un obstacle mécanique comprimant la trompe d’Eustache, en parti-culier unetumeur du rhinopharynx ou des espaces parapharyngés. La sur-venue d’uneotite séreuseimpose donc ici un bilan ORL comportant une fibroscopie nasopharyngée complétée par une IRM qui seule peut détecter des tumeurs infiltrantes profondes.
Diagnostic Le signe principal en est une surdité habituellement modérée, bila-térale, avec parfois de discrètes douleurs. Mais chez le très jeune enfant, c’est d’autres signes qui doivent attirer l’attention : fièvre inexpliquée, diarrhée, perte de poids, troubles de l’humeur faits d’inattention ou d’agressivité, et surtout retard dans l’acquisition du langage. L’examen à l’otoscope montre des aspects variés : tympan blan-châtre, bombé, légèrement inflammatoire, ou encore tympan dépoli, ambré, parfois rétracté. Quand l’examen à l’otoscope n’est pas concluant, on peut s’aider soit d’un spéculum de Siegel qui, par une manœuvre pneumatique, permet de vérifier l’absence de mobilité de la membrane tympanique, soit d’une impédancemétrie qui montre typi-quement un tympanogramme de type B, c’est-à-dire une courbe plate témoignant de la diminution de la compliance du tympan.
Traitement La nécessité d’un traitement est discutée, d’une part, parce que la grande majorité des otites séreuses guérit spontanément et, d’autre
S26P01C03  Otites de l’oreille moyenne
part, parce qu’aucun traitement médical n’a montré son efficacité : antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-allergiques, décongestionnants, vaccins semblent donc inutiles. Seuls certains cas méritent d’être traités : – surdité bilatérale de 30 dB ou plus, persistant plus de 3 mois ; – surdité unilatérale même minime, chez un enfant handicapé ou présentant un retard de langage ou une surdité d’oreille interne ; – otites aiguës à répétition ou rétraction tympanique sévère. Le seul traitement efficace consiste alors en la pose d’unaérateur transtympanique(encore appelé yoyo) qui rétablit l’aération des cavi-tés de l’oreille moyenne et améliore quasi instantanément l’audition. Cette pose s’effectue sous anesthésie générale chez l’enfant, locale chez l’adulte. Le drain est habituellement laissé à demeure. La migration épithéliale à la surface du tympan va en assurer l’expulsion au bout de quelques semaines. Il importe d’éviter alors l’introduction d’eau dans le CAE, susceptible, en particulier lors des baignades, de favoriser la conta-mination des cavités de l’oreille moyenne par les germes du CAE.
Otites chroniques
On appelleotites moyennes chroniques tous les processus inflam-matoires ou infectieux de l’oreille moyenne évoluant au long cours. Les otites moyennes chroniques sont souvent peu évolutives. Parmi ces formes torpides on note des pathologies à tympan ouvert, comme la perforation tympanique séquellaire, l’otite muqueuse ouverte ou encore l’épidermose ; et d’autres à tympan fermé commel’otite séro muqueuse, l’otite atélectasique, l’otite fibroadhésive. En revanche deux formes sont marquées par un potentiel évolutif certain et un risque de complications spontanées :l’otite cholestéato mateuseetl’otite chronique ostéitique.
Physiopathologie
La seule façon logique d’appréhender les diverses formes d’otite est de brièvement passer en revue la physiologie de l’oreille et la physio-pathologie de ces diverses formes d’otite. L’oreille moyenne, c’est tout d’abord un ensemble de cavités aériennes creusées dans l’os du rocher, formé d’avant en arrière de la trompe d’Eustache, de la caisse du tympan ou mésotympanum, de la logette des osselets ou épitympanum ou attique, puis des cavités mastoïdiennes dont la plus importante reçoit le nom d’antre. Pour des raisons mal connues, le développement de ces cavités aériennes est très variable, d’où tantôt des rochers très pneumatisés, tantôt des rochers dits éburnés ou sclérotiques. L’oreille moyenne est tapissée par une muqueuse de type respira-toire, avec un épithélium pseudo-stratifié cilié, assurant une clairance mucociliaire, c’est-à-dire l’évacuation vers le rhinopharynx du mucus chargé de débris cellulaires, voire de bactéries. Physiologiquement, les cellules ciliées ne sont nombreuses que dans la partie antérieure des cavités de l’oreille moyenne, les cellules à mucus sont bien moins denses que dans l’épithélium trachéal, et l’épithélium est morpho-logiquement d’autant moins différencié que l’on se rapproche des cavi-tés postérieures. Au cours des processus inflammatoires chroniques surviennent de profonds remaniements histologiques, que l’on regroupe sous le terme demétaplasie mucipare. L’inflammation chronique est en effet capable de modifier le phénotype des cellules
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