La Vérité sur la maladie de Lyme
169 pages
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La Vérité sur la maladie de Lyme , livre ebook

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Description

La maladie de Lyme, cette étrange infection déclenchée par une piqûre de tique, peut provoquer dermatoses, arthrites et jusqu’à des atteintes neurologiques. Pourquoi les patients sont-ils souvent abandonnés à leur souffrance ? Pourquoi ne traite-t-on pas plus efficacement cette maladie alors que des solutions thérapeutiques existent ? Le professeur Perronne, médecin et chercheur de renom, le premier à avoir sensibilisé les pouvoirs publics, raconte dans ce livre de manière claire et précise tout ce qu’on sait aujourd’hui de cette maladie et comment la guérir. Il répond également aux multiples interrogations de ceux, de plus en plus nombreux, qui sont concernés par cette affection. Ce livre nous aide aussi à mieux comprendre et à savoir soigner cet ensemble de maladies mal connues dues à des infections cachées, comme la maladie de Lyme. La vérité sur l’histoire de la maladie de Lyme et des infections cachées expliquée par le plus grand médecin spécialiste de ces maladies. Le professeur Christian Perronne est chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire Raymond-Poincaré de Garches, faculté de médecine Paris-Île-de-France-Ouest. Il a été président de plusieurs instances médicales et scientifiques, notamment du Collège des professeurs de maladies infectieuses et tropicales. Il a été vice-président d’un groupe d’experts sur la vaccination à l’Oms. 

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 janvier 2017
Nombre de lectures 7
EAN13 9782738136527
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© O DILE J ACOB , JANVIER  2017 15, RUE S OUFFLOT , 75005 P ARIS
www.odilejacob.fr
ISBN : 978-2-7381-3652-7
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo .
À Claude Capelier, philosophe et écrivain, qui m’a encouragé lors de l’écriture de ce livre et qui, avec beaucoup de recul et d’intelligence, m’a aidé dans la rédaction et la mise en forme. À ma famille, ma femme Véronique et mes quatre filles, Lætitia, Lorraine, Aurore et Natacha, qui m’ont toujours soutenu avec tout leur amour, même si c’était difficile pour elles de voir ma passion pour mon amie Borrelia accaparer mon attention et mon temps pendant toutes ces années.
Préambule

Un scandale mondial, l’un des plus effarants de l’histoire de la médecine, attire aujourd’hui l’attention des médias et de l’opinion sur la maladie de Lyme. Bien qu’on en connaisse la première cause (une bactérie transmise par les tiques) et que l’on dispose de traitements efficaces pour la combattre, les autorités de santé, de concert avec une grande partie de la communauté médicale, ont longtemps refusé (et refusent encore pour une large part) de reconnaître la réalité de cette infection chronique aux conséquences parfois gravissimes pour les patients. Résultat : de très nombreux malades en grande souffrance sont laissés en errance diagnostique pendant des années et se retrouvent, le plus souvent, catalogués comme simulateurs, hypocondriaques ou fous. Plus généralement, il apparaît que des millions de patients dans le monde, atteints de pathologies dues à une infection chronique cachée, finissent par être pris en charge dans des services psychiatriques, quand ils n’en sont pas réduits à endurer les conséquences de protocoles thérapeutiques aussi lourds que vains ou d’interventions chirurgicales inappropriées !
Cette tragédie nous invite d’abord à revenir sur le vécu terrible de ces victimes abandonnées à leurs douleurs dans des parcours de soins ubuesques, mais aussi sur le courage inventif des médecins et des chercheurs qui ont su identifier la maladie, explorer ses causes, mettre au point des traitements. Au-delà, elle nous oblige à affronter la question cruciale : pourquoi un tel aveuglement collectif, de la part des experts comme des responsables politiques, et comment en sortir ?
Les réponses à cette question ouvrent sur des perspectives d’une profondeur et d’une fécondité inattendues. Puisqu’il serait évidemment absurde d’imaginer une mauvaise volonté concertée des décideurs de tous les pays, c’est dans l’organisation des instances de pilotage, d’évaluation et de contrôle en matière de recherche médicale ou d’essais thérapeutiques qu’il faut chercher la cause du problème. Entreprise particulièrement délicate, au demeurant, car ces structures et les protocoles qu’elles respectent apportent par ailleurs des garanties indéniables d’objectivité, de rigueur et de prudence. On verra cependant que, par un retournement paradoxal, l’efficacité de ces méthodes a eu tendance à les transformer en dogmes, au point d’en faire un instrument d’aveuglement touchant les pathologies et les processus infectieux dont la compréhension et le traitement appellent d’autres approches ! Bref, le succès d’une certaine dimension de la science a fini par devenir un « obstacle épistémologique », au sens où l’entend Bachelard, face à l’émergence d’autres démarches innovantes !
Comment ouvrir davantage de reconnaissance à celles-ci sans perdre le bénéfice du cadrage opéré par le système actuel ? La réflexion sur ce thème sera l’occasion de mieux cerner les caractéristiques de cet ensemble de maladies mal connues, dues, comme la maladie de Lyme, à des infections cachées, que l’on propose ici de regrouper sous le nom de « crypto-infections ».
CHAPITRE 1
Le « problème Lyme »

Entre cause cachée et aveuglement collectif

Les microbes accompagnent l’homme depuis la nuit des temps, pour le meilleur et pour le pire : ils contribuent intimement à nos équilibres organiques, sans compter ce que la structure et les composants de nos cellules doivent aux avatars de leur histoire évolutive ; mais la compréhension de leur rôle dans la genèse des maladies est une tâche de longue haleine qui est loin d’être achevée.

La maladie de Lyme, moment critique dans la compréhension des processus infectieux
Les polémiques mondiales très dures autour de la maladie de Lyme sont l’expression de l’une des plus grandes controverses qu’ait connues l’histoire de la médecine. Cette maladie est la conséquence de l’infection par la bactérie Borrelia burgdorferi , petite bactérie en forme de ressort, susceptible d’être transmise par diverses voies mais le plus souvent à l’occasion de piqûres de tiques qui en sont porteuses. La quantité colossale de publications qui lui sont consacrées reflète l’intensité des débats dont elle fait l’objet et le caractère crucial des enjeux, tant scientifiques que thérapeutiques, auxquels ils se rattachent. La maladie de Lyme se trouve, en effet, au carrefour de grandes approches complémentaires touchant le développement des découvertes médicales. D’un côté, malgré le grand nombre de patients qui sont atteints de sa forme chronique et dont les symptômes, aussi bien que la réaction aux médicaments, ne peuvent s’interpréter par un autre diagnostic, elle tend étrangement à échapper aux « radars » des institutions et des méthodes pourtant mises en place pour mieux assurer l’objectivité dans l’identification des maladies, de leurs causes et de leur traitement efficace. D’un autre côté, la déroutante variété des troubles qu’elle est capable d’engendrer et la diversité des protocoles thérapeutiques propres à la soigner ne peuvent recevoir une explication satisfaisante sans faire appel à des facteurs que des observations incontestables ont certes mis en évidence mais dont nous n’avons encore qu’une connaissance incomplète. À commencer par cette propriété qu’ont les Borreliae de pouvoir changer de forme et de moduler la biochimie de leurs récepteurs, ce qui leur permet de rester « cachées » de longs mois dans des tissus, soustraites aux repérages chimiques du système immunitaire, inaccessibles aux antibiotiques. Mentionnons encore les co-infections , où l’interaction de deux ou plusieurs agents infectieux peut engendrer des pathologies aussi difficiles à caractériser clairement qu’il est malaisé de définir la nature précise de leur cause synergique.
À s’en tenir, cependant, au plus simple et au plus évident, le dissensus autour de la maladie de Lyme et des pathologies associées paraît découler d’abord du fait que des tests diagnostiques fiables n’ont jamais été mis au point. Si les malades se voient baladés de diagnostic en diagnostic et de traitement en traitement, au gré des centres d’intérêt des spécialistes qu’ils consultent sans profit, c’est, initialement du moins, parce que les tests utilisés en routine échouent trop souvent à identifier la bactérie responsable. Faute de recherches, nous ne disposons pas aujourd’hui, face à beaucoup de maladies chroniques inflammatoires ou dégénératives, de tests diagnostiques plus performants que ceux de l’ère pastorienne pour identifier les éventuels microbes cachés en cause.
S’agissant de la maladie de Lyme, les publications scientifiques ne manquent pas qui dénoncent la mauvaise sensibilité des tests sérologiques, Elisa et Western blot (immuno-empreinte), les seuls, pourtant, auxquels les médecins sont autorisés à recourir. Comme s’il fallait encore ajouter à la confusion, il leur est interdit de prescrire, dans un certain nombre de pays dont la France, un Western blot, réputé plus performant, si le patient ne s’est pas d’abord révélé positif à l’Elisa, dont on sait pourtant qu’il est le moins fiable des deux !
Si incroyable que cela puisse paraître, la sérologie des tests Elisa a d’ailleurs été calibrée délibérément pour que la maladie de Lyme reste officiellement une maladie rare : elle a été établie sur des personnes en bonne santé (des donneurs de sang), avec un verrouillage fixé a priori , imposant que le test ne dépiste pas plus de 5 % de malades dans la population générale. Les exemples ne manquent pas de patients déclarés négatifs au test dans la région de Strasbourg (où l’incidence de la maladie de Lyme est élevée) qui se retrouvent positifs à Paris (moins touché par l’épidémie) !
De surcroît, ces tests ont été conçus pour détecter spécifiquement la première bactérie identifiée comme cause de la maladie de Lyme, Borrelia burgdorferi. Même si, dans leurs versions récentes, ils réagissent à quelques autres souches, ils demeurent insensibles au grand nombre de variantes régionales que présentent les espèces de ce genre de bactéries dont on découvre régulièrement de nouveaux spécimens.
Le manque d’investissement et de préoccupation du sort des malades est tel que les vétérinaires disposent aujourd’hui de tests plus nombreux et plus performants que ceux auxquels la médecine peut recourir pour les humains. C’est que les éleveurs, eux, ont un intérêt économique direct à maintenir leur bétail en bonne santé ! Mais le compte éthique, lui, n’y est manifestement pas !
Bien que les changements de forme et la persistance des Borreliae dans les cellules et tissus des malades, même après plusieurs mois d’antibiotiques, aient été prouvés par d’autres méthodes, des millions de patients dans le monde errent d

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