La Maladie de Parkinson
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La Maladie de Parkinson , livre ebook

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Description

- Les multiples facettes de la maladie : quels en sont les signes avant-coureurs ? Les mécanismes et les causes ? Quand le tremblement survient-il ? Comment évolue la maladie ? Quels sont les autres troubles ? - Comment peut-on la soigner ? Quels sont les moyens thérapeutiques les plus récents ? Que faire quand les médicaments ne sont plus efficaces ? Qu'en est-il de la neurochirurgie ? Pourra-t-on un jour réaliser des greffes cérébrales ? - La vie quotidienne du parkinsonien : quel peut être l'apport de la gymnastique, des massages ? Peut-on conduire sa voiture ? Poursuivre son activité professionnelle ? Quelle doit être l'attitude de l'entourage ? Faut-il suivre un régime alimentaire particulier ?« Un livre passionnant sur les arcanes du cerveau, qui évoque avec optimisme la perspective de nouveaux traitements. » Top Santé. « Un ouvrage clair, bien écrit par l'un des neurologues les plus spécialisés dans la connaissance et le traitement de cette affection. » La Revue du praticien. Pierre Pollak est professeur de neurologie au CHU de Grenoble.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2004
Nombre de lectures 2
EAN13 9782738187178
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0750€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© O DILE J ACOB , 2000, JANVIER  2004
15, rue Soufflot, 75005 Paris
www.odilejacob.fr
EAN 978-2-7381-8717-8
ISSN : 1152-1171
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo
COLLECTION « SANTE AU QUOTIDIEN »  dirigée par Édouard Zarifian
DÉJÀ PARUS
L’Anxiété , Dr Éric Albert, Dr Laurent Chneiweiss
Bourdonnements et sifflements d’oreille , Dr Martine Ohresser
La Dépression , Dr Dominique Barbier
La Fatigue au quotidien , Pr Jean-Paul Orth
Les Hépatites, Pr Jill-Patrice Cassuto, Dr Brigitte Reboulot
Jours de femme , Dr Anne de Kervasdoué
Le Mal de dos , Dr Patrick Gepner
Le Mal de ventre , Pr Jacques Rogé
La Maladie d’Alzheimer , Hubert Aupetit
La Maladie de Parkinson , Pr Pierre Pollak
Mieux vivre avec l’asthme , Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Boucaud, Marie-Dominique Le Borgne.
La Migraine , Pr André Pradalier
Le Petit Livre de la ménopause , Dr Caroline Chaine
La Prostate au quotidien , Dr Patrice Pfeifer
Les Schizophrénie s, Catherine Tobin
La Sclérose en plaques , Pr René Marteau
Le Sommeil de votre enfant , Pr André Kahn
Rhume des foins et allergies du nez , Dr Denis Vincent, Dr Lucile Bensignor-Clavel
Ronflement et apnées du sommeil , Dr Chantal Hausser-Hauw, Dr Bernard Fleury, Marie-Frédérique Bacqué
Toute maladie est un événement qui implique des échanges entre trois partenaires : le malade, son entourage, son médecin. La guérison et le mieux-être dépendent de la nature de ces échanges, et de leur renforcement mutuel. On peut vivre seul sa maladie. Mais pour réunir toutes les chances de guérir, mieux vaut être trois partenaires à la combattre.
Chaque titre de cette collection se propose d’informer, aussi complètement et clairement que possible, sur une affection. Comprendre pour pouvoir dialoguer : les rapports entre le médecin, le malade, sa famille ou ses proches en seront facilités ; leur alliance et donc la lutte contre la maladie, renforcées.
C’est aussi un guide pratique, qui fournit des renseignements sur les aides existantes, les aspects administratifs, les adresses à connaître, en bref tout ce qui peut être utile au malade et à ceux qui l’entourent.
É. Z.
Remerciements

Je voudrais remercier tous ceux qui m’apportent leur soutien quotidien dans mon travail auprès des malades dans le service de neurologie du Centre hospitalier universitaire de Grenoble, les infirmières, les aides soignantes, tous les membres de l’équipe médicale, tous les internes qui partagent pendant un semestre la plupart de mes heures diurnes et parfois nocturnes, et mon ancien patron, le Professeur Jean Perret dont l’appui bienveillant a favorisé le développement de mon activité médicale et scientifique.
Je tiens à remercier Martine, mon épouse, le Dr Honoré Chatard, Marcelle Bertholet, le Dr Florent Borgel et Marie-Christine Guigon qui ont relu tout ou partie du manuscrit ainsi que Marie-Christine Veyrat qui en a assuré le secrétariat.
Mon dernier mot sera pour le Professeur Yves Agid, auprès de qui j’ai eu la chance de travailler à l’hôpital de la Salpêtrière. J’ai été plus que séduit par son intelligence, son ouverture d’esprit et son charisme. Il m’a appris les difficultés inhérentes au métier de « médecin-chercheur » qui associe le dévouement de tout médecin à l’enthousiasme des hommes de laboratoire qui œuvrent obscurément pour découvrir de nouvelles thérapeutiques.
 
Que tous reçoivent l’expression de ma plus profonde reconnaissance.
Avant-propos

La maladie de Parkinson en deux mots
Il y a peu, la maladie de Parkinson n’évoquait pas grand-chose pour le grand public. C’est en effet une maladie rare, qui frappe en moyenne un individu sur mille — un sur cent après soixante ans. Ces chiffres sont bien éloignés de ceux des maladies vasculaires et des cancers ! Souvent invalidante, la maladie de Parkinson n’est plus mortelle depuis l’arrivée de traitements efficaces, il y a plus de trente ans. En outre, rien dans sa dénomination, issue du nom du médecin londonien qui en décrivit le premier les signes, ne suggère qu’il s’agit d’une maladie du cerveau entraînant des troubles de la motricité.

Sir James Parkinson
James Parkinson vécut à Londres de 1755 à 1824. C’était un médecin généraliste épris de justice et doté d’une grande curiosité d’esprit, comme l’atteste la diversité de ses écrits traitant de biologie, de paléontologie, de politique et de médecine. En 1817, dans un court essai sur la « paralysie agitante », il décrivit les principaux symptômes et l’évolution de cette maladie à propos de six patients dont trois d’entre eux avaient simplement été rencontrés dans la rue. Aucun examen médical précis n’est rapporté, mais la clarté de la description n’échappe pas à Jean-Martin Charcot (1825-1893), pionnier de la neurologie. Il comprend que le mérite de Parkinson est d’avoir réuni différents signes en une entité. La « paralysie agitante » devient donc, à la fin du XIX e  siècle, « maladie de Parkinson ».

Une brève définition
Dans la préface de son essai, Parkinson dépeint la maladie en une phrase. L’imiter aujourd’hui tient de la gageure, tant s’est étendue la connaissance de cette maladie. Tentons cependant de le faire en un bref paragraphe.
Les mouvements sont rares et lents, nécessitant une énergie et une volonté considérables ; la rigidité tend à recroqueviller le tronc et les membres qui sont généralement animés d’un tremblement maximum au repos. Ces troubles apparaissent insidieusement dans la deuxième partie de la vie ; sans cause apparente, ils prédominent d’un côté du corps et s’aggravent progressivement. Ils sont en partie réversibles sous l’effet de médicaments appelés dopaminergiques car ils favorisent l’activité cérébrale d’une substance chimique, la dopamine.

Une maladie exemplaire
Pourquoi la maladie de Parkinson, restée dans l’ombre pendant cent cinquante ans, fait-elle actuellement parler d’elle ? On lui consacre des livres à grand public, des articles de presse, un film sur un sujet voisin (L’éveil) . Elle fait surtout l’objet de milliers de publications scientifiques. Cet engouement a une raison simple : grâce à la recherche fondamentale, on a pu proposer des traitements qui se sont avérés bénéfiques, ce qui est rare dans l’histoire de la médecine, et même unique en ce qui concerne les maladies du cerveau. Les deux dernières décennies ont été marquées par l’essor fabuleux des neurosciences. Le fruit de ces recherches s’est appliqué avec exemplarité à la maladie de Parkinson, car elle est une des maladies les plus simples qui touchent le cerveau.
Elle réunit en effet une conjonction de facteurs favorables :
>> les troubles sont dus à la lésion d’une petite région du cerveau, la substance noire , qui ne représente qu’un cent millième de l’ensemble des neurones du cerveau ;
>> le fonctionnement des neurones de la substance noire dépend d’une substance spécifique, la dopamine , peu présente dans le reste du cerveau ;
>>  les médicaments qui influencent la dopamine sont nombreux et puissants.
Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de la maladie de Parkinson un modèle parmi les maladies du système nerveux.

Histoires de parkinsoniens
Le génie de l’espèce humaine fait que tous les êtres sont différents bien qu’ils aient des caractéristiques communes. Lorsque survient une maladie, ce caractère unique de l’individu persiste. Il n’y a donc pas une maladie de Parkinson mais des malades parkinsoniens, car la maladie se présente sous des aspects divers.
Il faut souligner deux points. D’une part, il s’agit d’une maladie évolutive qui met des années à s’installer et dure dix, vingt, trente ans…, souvent jusqu’au décès du malade, dû à une autre affection. D’autre part, les médicaments dopaminergiques, découverts dans les années 1970, ont eu un tel impact sur le cours évolutif de cette affection qu’une sorte de nouvelle maladie est apparue : la maladie de Parkinson sous traitement dopaminergique.

Les débuts de la maladie

Tiens ! je tremble
Ce soir-là, Antoinette est angoissée. Elle vient d’apprendre que sa meilleure amie, âgée de cinquante-huit ans, comme elle, est atteinte d’un cancer. Pour se changer les idées, elle prend un magazine et s’installe dans son fauteuil. Alors que les pages gauches du magazine reposent dans la paume de la main gauche, quelle n’est pas sa surprise de voir son pouce gauche — la dernière phalange, juste au niveau de l’ongle — s’animer d’un léger tremblement. Elle éloigne alors sa main du livre et s’aperçoit immédiatement que tout tremblement cesse : sans doute était-il dû à son énervement… Elle repose son bras gauche sur l’accoudoir du fauteuil et reprend sa lecture : de nouveau le pouce se met à trembler. Le moindre mouvement volontaire du pouce, de la main ou du bras arrête ce tremblement. Les jours suivants, le tremblement demeure inconstant, mais quelques mois plus tard, il est présent quotidiennement dès que la main est au repos et surtout lors de la marche. L’index et le majeur se sont mis également à trembler, ce qui provoque une gêne sociale pour la patiente : elle craint qu’on ne la juge sénile. Depuis, elle porte une veste avec de grandes poches pour cacher cette main gauche tremblotante dès qu’elle sort de son domicile.

Cette main qui s’ankylose
Georges est professeur de piano, et continue à s’exercer régulièrement pour maintenir son nivea

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