L Ostéoporose
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L'Ostéoporose , livre ebook

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Description

L’ostéoporose est un ennemi invisible qu’aucun signe extérieur ne permet de repérer : c’est souvent à l’occasion d’une fracture qu’on s’aperçoit de la détérioration du capital osseux, et il est alors trop tard. D’où l’importance du diagnostic et surtout de la PRÉVENTION. Aujourd’hui, une femme sur trois est menacée par cette maladie à la ménopause. Les hommes sont eux-mêmes de plus en plus concernés. Cet ouvrage pratique donne tous les conseils pour préserver son capital osseux et fait le point sur tout ce qu’on sait aujourd’hui de l’ostéoporose : quelles sont les eaux minérales qui apportent le plus de calcium ?- Comment manger des produits laitiers sans prendre de poids ?- Le traitement hormonal de la ménopause est-il un bon moyen de prévention ?- Quand craindre l’ostéoporose ?- Comment faire le diagnostic ?- Comment avoir de bons os pour la vie ?- Comment soigner l’ostéoporose ?Rhumatologue, ancien interne des hôpitaux de Paris, ancien chef de clinique, Patrick Gepner est praticien hospitalier à l’hôpital Foch à Suresnes. Il est l’auteur du Mal de dos aux éditions Odile Jacob.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2004
Nombre de lectures 0
EAN13 9782738179289
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© O DILE J ACOB, 2004 , AOÛT  2006
15, rue Soufflot, 75005 Paris
www.odilejacob.fr
ISBN 978-2-7381-7928-9
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo
Toute maladie est un événement qui implique des échanges entre trois partenaires : le malade, son entourage, son médecin. La guérison et le mieux-être dépendent de la nature de ces échanges, et de leur renforcement mutuel. On peut vivre seul sa maladie. Mais pour réunir toutes les chances de guérir, mieux vaut être trois partenaires à la combattre.
Chaque titre de cette collection se propose d’informer, aussi complètement et clairement que possible, sur une affection. Comprendre pour pouvoir dialoguer : les rapports entre le médecin, le malade, sa famille ou ses proches en seront facilités ; leur alliance et donc la lutte contre la maladie, renforcées.
C’est aussi un guide pratique, qui fournit des renseignements sur les aides existantes, les aspects administratifs, les adresses à connaître, en bref tout ce qui peut être utile au malade et à ceux qui l’entourent.
É. Z.
Introduction

Vous l’ignorez encore, mais vous êtes peut-être victime d’une fragilisation progressive et insidieuse de votre squelette. Et demain, à la suite d’une chute pourtant bien banale, vous ne vous relèverez pas : vous avez une fracture du col du fémur, et vous saurez alors, mais trop tard, que vous êtes atteint d’une maladie osseuse aussi fréquente que grave : l’ostéoporose.
 
La maladie ostéoporotique, triste (mais non exclusif) privilège des femmes à la ménopause, est une pathologie des plus communes : en France, 30 % des femmes de plus de 50 ans et 50 % des plus de 75 ans en sont atteintes. Si vous avez 50 ans aujourd’hui, vous avez près d’une (mal) chance sur deux d’être victime d’une ou plusieurs fractures avant la fin de votre existence terrestre. Et la situation ne peut, en théorie, que s’aggraver car, rançon des constants progrès de la médecine, la durée de vie s’allonge régulièrement. Dans notre pays, on déplore chaque année 190 000 nouvelles fractures, dont 50 000 du col du fémur, de loin la plus redoutable. Dans l’année qui suit une fracture du col du fémur, le risque de décès est en effet multiplié par trois. En France, directement ou indirectement, on meurt autant de complications de l’ostéoporose que du cancer du sein.
Sans aller jusqu’à d’aussi terribles conséquences, l’ostéoporose, dans ses manifestations, est lourde de conséquences sur la qualité de vie, qu’elle altère de façon profonde et durable.
La fréquence et la gravité potentielle de l’ostéoporose lui offrent une place de choix dans le peloton de tête des vrais problèmes de santé publique, et l’écho qui en est justement donné dans les rubriques « Santé » de la presse écrite et audiovisuelle en témoigne. Ce cri d’alarme lancé urbi et orbi par nos médias n’est pas vain car, depuis quelques années, l’ostéoporose ne peut plus être considérée comme une fatalité liée à l’inéluctable vieillissement.
En effet, ses mécanismes sont de mieux en mieux identifiés, son dépistage est possible avant la survenue des redoutables fractures, et des traitements efficaces sortent régulièrement des alambics de l’industrie pharmaceutique afin de les prévenir.
Toutes les conditions sont donc théoriquement réunies pour éviter que l’ostéoporose ne devienne un véritable fléau du XXI e siècle. Pourtant, les statistiques ne sont pas exaltantes et viennent péniblement « doucher » notre enthousiasme : en 2050, l’incidence actuelle des fractures du col du fémur sera multipliée par trois en France.
À vous patients, et à nous médecins, de faire en sorte que ces inquiétantes prévisions soient démenties. Cette prise de conscience collective suppose une inlassable démarche d’information, dans laquelle souhaite s’inscrire cet ouvrage.
1
Histoires d’ostéoporose

« Le squelette était invisible
Au temps heureux de l’art païen ;
L’homme, sous la forme sensible,
Content du beau, ne cherchait rien. »
Théophile G AUTIER , Émaux et Camées.

Comme vous allez le lire à travers ces quelques témoignages, la perception de la maladie ostéoporotique diffère bien sûr selon qu’elle est révélée par un dépistage ostéodensitométrique ou, malheureusement, déjà par une fracture. Mais quel qu’en soit le mode de révélation, le retentissement de « l’annonce » sur votre mode de vie est considérable, ce qui est finalement heureux. En effet, ce bouleversement vous amène toujours à vous battre et, soyez-en persuadé, ce véritable combat tourne le plus souvent à votre avantage… surtout s’il débute avant la survenue d’une fracture révélatrice. D’où l’importance majeure du dépistage de l’ostéoporose, notion que je m’apprête à tant rabâcher dans cet ouvrage… qu’elle deviendra, je l’espère, une obsession.

Sylvette, 52 ans : de l’importance du dépistage
« Alerté par mes antécédents familiaux de “ménopause précoce”, mon gynécologue a demandé régulièrement des dosages hormonaux. Le résultat de ces analyses a confirmé l’installation de ma ménopause au cours de ma quarante-troisième année. J’ai alors débuté un traitement hormonal substitutif, que je suis toujours actuellement et qui me convient très bien. Je n’ai eu aucune bouffée de chaleur, ni aucune prise de poids, ni saute d’humeur. J’ai accepté cette ménopause, je ne me suis sentie ni “plus vieille”, ni “moins féminine”.
Mais, quatre ans après la mise en route du THS, des douleurs assez diffuses, surtout lombaires et articulaires, ont commencé à m’empoisonner l’existence. Le footing du week-end devenait de plus en plus dur pour moi ; le lendemain, j’étais “cassée”. Intérieurement, je me disais que “les années commençaient à se faire sentir”.
Les douleurs de dos, aux hanches et aux genoux sont devenues plus ou moins permanentes, lancinantes, mais, en même temps, difficiles à situer. J’avais une sensation de “squelette désarticulé”. J’ai fait part à mon gynécologue de toutes ces douleurs qui perturbaient ma vie courante et il m’a alors prescrit ma première ostéodensitométrie. Conclusion : ostéopénie rachidienne. Le radiologue m’a alors conseillé de prendre rendez-vous avec un rhumatologue. Pourquoi un rhumatologue ? Que voulait dire ostéopénie ? J’ai suivi son conseil, mais le rhumatologue en question ne m’a rien expliqué, sinon l’intérêt de manger beaucoup de fromages, de boire du lait, et que nous nous reverrions dans deux ans.
Mon médecin généraliste m’a alors préconisé diverses radiographies, notamment du rachis dorsal et lombaire (diagnostic : discrètes ébauches ostéophytiques, arthrose).
Deux ans plus tard, deuxième ostéodensitométrie. Conclusion : ostéoporose. Le radiologue m’a sérieusement reproché de n’avoir pas fait grand-chose vu les résultats de la première ostéodensitométrie. Je n’ai pas compris ses reproches, ni ce que signifiait le mot “ostéoporose”. Le soir même, j’avais rendez-vous chez le gynécologue, qui m’a indiqué un autre rhumatologue. Ce dernier m’a expliqué, en termes clairs et dessins à l’appui, ce qu’est l’ostéoporose et les risques qu’elle fait encourir. Il m’a prescrit un médicament : le Fosamax 10 mg ® , à prendre sans exception tous les jours. Dur, dur ! Des effets indésirables sont apparus la semaine suivante : douleur des muscles et des os, ballonnement, brûlures d’estomac. Honnêtement, j’ai eu envie de tout arrêter, me sentant de plus en plus mal. Mais j’ai toutefois continué la prise journalière du comprimé, sauf les jours où les maux de tête étaient trop insupportables. De plus, il faut bien reconnaître que prendre ce comprimé tous les jours sans exception, le matin à jeun, et attendre 30 minutes en restant en position assise ou debout jusqu’à l’absorption des premiers aliments de la journée, ce n’est guère l’idéal lorsque l’on a une activité professionnelle.
Un an plus tard, changement du dosage du Fosamax ® . Le rhumatologue me prescrit le comprimé Fosamax 70 mg ® à prendre une fois par semaine. Là, c’est le top ! Un comprimé hebdomadaire, c’est génial pour moi qui déteste les contraintes ; surtout, je peux prendre mon petit déjeuner en famille.
Deux ans après le début du traitement : troisième ostéodensitométrie. Le rhumatologue constate une nette amélioration ; je me sens beaucoup mieux dans mon corps et par extension dans ma tête. Les douleurs “osseuses” sont très rares, je me remets progressivement au footing, et tous les matins sans exception, je pratique une petite activité de gymnastique pendant vingt minutes environ.
Lors de ma dernière visite chez le gynécologue, il a prononcé une phrase qui m’a fait plaisir : “Vous êtes entre de bonnes mains pour votre ostéoporose, et vous avez réussi à garder un corps jeune. Rien chez vous n’indique une femme ménopausée.” »

Nedialka, 61 ans : la fracture révélatrice
« Je me suis toujours cru à l’abri de l’ostéoporose pour les raisons suivantes :
une alimentation basée sur des laitages, des fromages et des yogourts ;
une pratique régulière de la gymnastique, une à trois fois par semaine ;
pas d’antécédent de fracture ni chez mes parents ni chez mes grands-parents ;
un traitement substitutif de la ménopause pris à partir de 48 ans dans de bonnes conditions et bien toléré.
Mais à 59 ans, suite à un très léger choc, je me suis fracturé une côte, ce qui m’a incité à faire une ostéodensitométrie, qui révéla une ostéoporose importante au niveau des fémurs.
Depuis un an et

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