Électro-encéphalographie
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Électro-encéphalographie , livre ebook

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Description

L’électro-encéphalogramme (EEG) est l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau via un jeu d’électrodes placées à la surface du scalp. Cette activité est essentiellement le reflet des potentiels post-synaptiques des neurones pyramidaux du cortex cérébral. Pour donner lieu à un phénomène enregistrable à distance, un grand nombre de neurones doivent présenter de façon simultanée les mêmes variations, c’est-à-dire fonctionner de façon synchrone.TechniqueL’activité EEG est recueillie par l’intermédiaire d’électrodes appliquées sur le scalp, maintenues par des lanières souples ou incluses dans un bonnet extensible. Elles peuvent également être collées (enregistrement de longue durée). Elles sont classiquement au nombre de 21, disposées de façon précise sur le scalp selon le système international dit « 10.20 ». Ces électrodes peuvent être moins nombreuses (tracés de coma par exemple) ou plus nombreuses (applications de recherche).Les signaux EEG sont des différences de potentiel recueillies entre deux électrodes amplifiées et filtrées. Les électrodes sont connectées soit dans le sens longitudinal (dérivation longitudinale), soit dans le sens transversal (dérivation transversale), soit par rapport à une référence commune. L’ensemble des dérivations simultanément visualisées constitue un montage. La numérisation et le stockage des données permettent la relecture avec des paramètres de vitesse, d’amplification de filtrage et des montages différents.

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Publié par
Date de parution 01 janvier 2019
Nombre de lectures 68
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,1250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

1
Neurologie
Chapitre S14P02C02 Électroencéphalographie
M B P H ICHEL AULAC ET AULE AZEMANN
0 2 00
2 0 C 02 4P S1
L’électro-encéphalogramme (EEG) est l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau via un jeu d’électrodes placées à la surface du scalp. Cette activité est essentiellement le reflet des potentiels post-synaptiques des neurones pyramidaux du cortex cérébral. Pour don-ner lieu à un phénomène enregistrable à distance, un grand nombre de neurones doivent présenter de façon simultanée les mêmes varia-tions, c’est-à-dire fonctionner de façon synchrone.
Technique
L’activité EEG est recueillie par l’intermédiaire d’électrodes appli-quées sur le scalp, maintenues par des lanières souples ou incluses dans un bonnet extensible. Elles peuvent également être collées (enregistre-ment de longue durée). Elles sont classiquement au nombre de 21, dis-posées de façon précise sur le scalp selon le système international dit « 10.20 ». Ces électrodes peuvent être moins nombreuses (tracés de coma par exemple) ou plus nombreuses (applications de recherche). Les signaux EEG sont des différences de potentiel recueillies entre deux électrodes amplifiées et filtrées. Les électrodes sont connectées soit dans le sens longitudinal (dérivation longitudinale), soit dans le sens transversal (dérivation transversale), soit par rapport à une réfé-rence commune. L’ensemble des dérivations simultanément visualisées constitue un montage. La numérisation et le stockage des données per-mettent la relecture avec des paramètres de vitesse, d’amplification de filtrage et des montages différents. Un EEG enregistré dans les conditions standard dure une vingtaine de minutes, pendant lesquelles sont réalisés trois ou quatre montages différents, quadrillant au mieux le scalp. Le patient est allongé, yeux fermés, aussi détendu que possible. Après quelques minutes de tracé spontané entrecoupé d’ouvertures des yeux, il est demandé au patient de réaliser une hyperpnée, c’est-à-dire de respirer à la fois relativement vite et profondément pendant 3 minutes. L’hyperpnée entraîne, par l’intermédiaire de l’hypocapnie, une vasoconstriction cérébrale qui favorise la survenue d’anomalies. Une autre épreuve de sensibilisation est pratiquée de façon systématique : la stimulation lumineuse inter-mittente (SLI). Un stroboscope délivre des éclairs lumineux à fré-quence variable qui font apparaître des anomalies dans certains types d’épilepsie dite photosensible. Si le patient s’endort spontanément, il est souhaitable de le laisser dormir un moment. S’il s’agit d’un petit enfant, il faut systématiquement allonger le temps d’enregistrement pour obtenir un épisode de sommeil. Lorsque le patient est obnubilé ou comateux, des stimulations appropriées permettent de tester la réac-tivité du tracé. L’activité EEG est parfois surchargée d’artefacts d’ori-gine extracérébrale qui peuvent mimer une activité pathologique ou
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gêner la reconnaissance des activités sous-jacentes ; ils doivent être éliminés. Certaines indications impliquent des conditions d’enregistrement particulières : polysomnographie, EEG ambulatoire, EEG/vidéo, voire électrodes intracrâniennes placées de manière neurochirurgicales en cas de chirurgie de l’épilepsie.
Rythmes de l’EEG et EEG normal[1, 3]
Les rythmes de l’EEG se définissent par leur fréquence : bêta 13 Hz, alpha de 12 à 8 Hz, thêta de 7 à 4 Hz, delta4Hz, et l’EEG normal par une organisation de ces rythmes.
Tracé de veille de l’adulte
Les régions pariéto-occipitales sont le siège d’un rythme alpha dispa-raissant à l’ouverture des yeux (réaction d’arrêt) alors que sur les régions antérieures s’inscrit une activité plus rapide de petit voltage. Des variations d’amplitude, de morphologie, des figures inhabituelles (ondes lambda, thêta rythmique postérieure…), une absence de rythme alpha remplacée par des rythmes rapides peuvent être obser-vées, sans signification pathologique.
Tracé de sommeil de l’adulte
Le sommeil à ondes lentes se décompose en quatre stades : la frag-mentation, la diffusion puis la disparition de l’alpha au profit d’une activité thêta peu ample caractérisent le stade 1 (assoupissement). Sur cette activité de fond thêta, l’apparition au niveau des régions rolan-diques de fuseaux à 14 Hz, de pointes vertex, de complexescaracté-rise le stade 2 (sommeil léger). Dans les stades 3 et 4 (sommeil profond) apparaissent des ondes delta dont la proportion augmente progressivement. Le sommeil paradoxal comporte une activité rapide désynchronisée, des mouvements oculaires rapides et une atonie mus-culaire. Ces paramètres extracérébraux justifient la nécessité d’une polygraphie.
Maturation Chez le nouveau-né à terme, on distingue trois états : la veille, carac-térisée par une activité polyrythmique peu voltée où prédominent des fréquences de 4 à 6 Hz, sans grande différentiation antéropostérieure, le sommeil agité dont le tracé est voisin de celui de la veille et le som-meil calme caractérisé par un tracé alternant. Les fuseaux de sommeil apparaissent vers 6 ou 8 semaines dans le sommeil calme. Vers 3 mois apparaît une activité occipitale de 3 à 4 Hz sur laquelle s’ébauche une réaction d’arrêt ; vers 8 mois, des pointes vertex et d’amples figures lentes sinusoïdales à l’endormisse-ment qui disparaîtront vers 3 ans. À ce moment, l’enfant a un tracé assez peu différent de l’adulte avec toutefois un rythme alpha un peu plus lent intriqué d’ondes lentes. Jusqu’à l’adolescence, il garde une vive sensibilité à l’hyperpnée.
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