Docteur, j ai mal à mon sommeil : Pour dormir naturellement
170 pages
Français

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Docteur, j'ai mal à mon sommeil : Pour dormir naturellement , livre ebook

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Description

Pourquoi dormir est-il si important pour vivre longtemps et en bonne santé ? Comment réussir à dormir ? Comment réussir à dormir presque naturellement ? Un livre qui va vous aider à retrouver le bon sommeil, le plus naturel possible. Bien dormir sans médicaments, oui, c’est possible. Suivez le guide, tout est dans ce livre ! Patrick Lemoine est psychiatre, docteur en neurosciences, ancien chercheur à Stanford et à Montréal, enseignant à Pékin en tant que professeur associé. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Le Mystère du placebo et La Santé psychique de ceux qui ont fait le monde, qui ont été de très grands succès. Mais sa spécialité de clinicien de terrain est, sans conteste, le sommeil, ses troubles et leur prise en charge. S’il a déjà publié plusieurs ouvrages sur le sujet, celui-ci occupe une place à part : « C’est le livre ultime sur la question », selon lui ! Presque un livre-somme : le fruit d’une expérience de plus de trente ans au chevet de tous ceux qui souffrent de troubles du sommeil. 

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 février 2021
Nombre de lectures 3
EAN13 9782738151544
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© O DILE J ACOB , FÉVRIER  2021 15, RUE S OUFFLOT , 75005 P ARIS
www.odilejacob.fr
ISBN : 978-2-7381-5154-4
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo .
À tous les insomniaques. Puissent ces pages les aider à retrouver le sommeil, à défaut de les endormir !
Questionnement en forme de préambule…

A priori , selon les épidémiologistes du sommeil, le meilleur inducteur de sommeil du monde, le meilleur somnifère serait… l’aspirine ! Eh oui, vous avez bien lu ! C’est d’ailleurs le plus utilisé sur la planète… en cachette des médecins le plus souvent. C’est typiquement ce que l’on appelle un remède de bonne « fame » ( fama = réputation en latin), mais pas, surtout pas de bonne femme !
Le lecteur taquin pourrait bien sûr me faire remarquer que c’est une drôle d’idée de commencer un ouvrage sur le sommeil naturel par un médicament trouvé en pharmacie ! Eh bien non ! À l’origine, en particulier en Égypte (papyrus Ebers) l’acide salicylique ou aspirine était une décoction d’écorce de saule et plus tard de spirée ; ce remède universel comme, par exemple, la digitaline, est donc à la jonction de la phytothérapie et de la pharmacologie.
Le paracétamol vient en deuxième place. Là on est nettement moins dans le naturel, mais, au moins, ce médicament-là est beaucoup moins toxique que les toxiques somnifères officiels. Comment se fait-il qu’il n’existe pratiquement aucune publication à ce sujet mis à part celles réalisées en épidémiologie du sommeil par des chercheurs comme le professeur Maurice Ohayon, sans doute le meilleur d’entre eux 1  ? Pourtant, l’utilisation de molécules antipyrétiques, autrement dit qui abaissent la température nocturne, est complètement logique puisqu’il n’est possible de dormir qu’en température décroissante et que, lorsque celle-ci monte, on se réveille !
Pour ma part, si d’aventure il m’arrive de me réveiller la nuit, chose habituelle à mon âge (n’insistez, pas je ne vous le dirai pas avec précision !), j’avale un comprimé effervescent (car plus rapidement absorbé) d’une de ces deux molécules et… ça marche ! Précisons que j’ai un bon estomac et que je tolère bien l’aspirine que l’on doit prendre avec précaution en cas de menace d’ulcère.
Pourquoi alors un silence aussi assourdissant à ce sujet ?
Quelle est l’origine de ce curieux syndrome de cécité scientifique ? En réalité, lorsqu’on propose des traitements très bon marché, tombés dans le domaine public ou bien non brevetables, car issus des plantes (par exemple, le quinquina pour l’hydroxychloquine, la digitale pour la digitaline) et la spirée (reine-des-prés) ou le saule blanc pour l’aspirine, on met le bazar ! Imaginez que vous dirigez un grand laboratoire et que vous rêvez, d’une part, de commercialiser un médicament révolutionnaire (et extrêmement lucratif) et, d’autre part, de décrocher au passage un prix Nobel, vous n’avez qu’une idée en tête : disqualifier les empêcheurs de chercher (des sous ou des honneurs) en rond.
Pour en revenir à mes moutons (à ne surtout pas compter la nuit), il s’avère que l’on est devant une situation incroyablement paradoxale : les somnifères benzodiazépiniques sont inefficaces, dangereux, causent probablement des dizaines de milliers de morts par an et continuent à être autorisés, alors que des substances comme l’aspirine ou le paracétamol, selon moi nettement plus efficaces et mieux tolérées, ne font l’objet d’aucune recherche dans le domaine du sommeil.
Je pourrais vous faire le même développement à propos des plantes du sommeil comme la valériane, la passiflore, l’eschscholtzia régulièrement méprisées, décriées par les scientifiques malgré un bon niveau de preuve (la passiflore a obtenu une autorisation européenne officielle de mise sur le marché), ainsi que pour la mélatonine qui fait l’objet d’attaques aussi féroces que concertées et répétées.
Pourquoi tant de haine ? Toutes ces substances ont-elles aussi le malheur d’être peu onéreuses, non brevetables et donc non lucratives pour la grande industrie. En plus, elles sont connues depuis la nuit des temps et ne constituent pas de véritables découvertes scientifiques au sens moderne du terme.
Je n’aurai donc pas le prix Nobel !
Est-ce qu’un jour les institutions chargées des recherche sur notre santé accepteront de mettre en place des essais de grande envergure sur les médicaments de « bonne fame » ? À quand une démarche véritablement écologique en thérapeutique ?
PREMIÈRE PARTIE
Dormir : le meilleur des remèdes
CHAPITRE 1
Qu’est-ce que le sommeil ?

Chaque fois que je donne une conférence et à condition que je sois d’humeur taquine, je m’amuse à déstabiliser mon auditoire en posant à brûle-pourpoint la question piège : « Au fait, puisque ce soir nous allons en parler d’abondance et que vous êtes venus pour cela, pouvez-vous me dire ce qu’est le sommeil ? », puis j’observe les mines perplexes, voire déconfites du public. (C’est encore plus drôle quand ce sont des médecins.) Et après un temps raisonnable au cours duquel je peux discerner les points d’interrogation se dessiner au-dessus de la tête des spectateurs, façon bande dessinée, je cite saint Augustin : « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. » Tout le monde en effet sait ce que dormir signifie ; presque personne en revanche n’est capable de dire avec précision en quoi consiste ce drôle de phénomène. Il est vrai que le sommeil, si cela se vit, cela ne se décrit pas. Et pourtant il me faut bien arriver à approcher de manière aussi scientifique que possible l’objet de ce livre.
Prenons la Rolls des dictionnaires français, autrement dit le TLF ( Trésor de la langue française ) et examinons sa définition : « État dans lequel se trouve un être vivant qui dort. » Voilà qui nous fait une belle jambe ! Cette assertion me pousse à aller dans la définition de « dormir » et je trouve : « Être dans l’état de sommeil. » Difficile de trouver un raisonnement plus circulaire.
Heureusement, plus bas, beaucoup plus bas est écrit : « Cessation périodique et immédiatement réversible de l’activité sensitivomotrice, indispensable à la restauration des fonctions organiques. » Et là, fort heureusement, il y a tout… même si c’est un peu du charabia !

Les quatre notions clés
Le sommeil, c’est donc une quasi-abolition de la communication de soi avec l’environnement, réversible puisqu’il est facile de réveiller quelqu’un (à la différence du coma) et qui permet de se reposer, se réparer et qui revient périodiquement puisqu’en principe, on ne dort pas n’importe quand, sauf si on est un chat ! Quatre notions clés donc : perte de conscience ; réversibilité ; action réparatrice ; périodicité.

Que disent l’argot et les expressions familières ?

La langue verte est parfois éclairante à propos de certains phénomènes :
– « Roupiller », « piquer un roupillon » : selon le TLF , ce mot familier a commencé par être du (vieux) français avant de devenir de l’argot ; il serait probablement issu d’une onomatopée roup évoquant un ronflement saccadé. En d’autres termes, le langage populaire insiste sur les phénomènes en général considérés comme amusants, voire folkloriques, qui accompagnent le sommeil : ronflements, paroles, gémissements…
– « Pioncer » : toujours selon le TLF , dormir très profondément et vient de « être au pieu », ce mot venant de piausse « couche », lequel dérive de l’argot piau « lit », lui-même provenant de peau, car, à l’époque, les couches étaient faites de peaux.
Citons aussi : piquer du nez, en écraser, dormir à poings fermés (ce qui se comprend chez le bébé, moins chez l’adulte), fermer l’œil (en réalité c’est plutôt la forme négative, ne pas fermer l’œil, qui est utilisée)… Ou encore : faire dodo, ronfler comme un sonneur, ou être dans les bras de Morphée, dieu du sommeil.
Rappelons que Napoléon appelait ses siestes des méridiennes qui désignent le sommeil au milieu de la journée. Et on n’oubliera pas que dormir avec quelqu’un signifie généralement la même chose que coucher avec et donc, faire l’amour avec, ce qui est pour le moins paradoxal quand on y réfléchit une minute !
D’autres expressions sont plus descriptives de la profondeur du sommeil : dormir du sommeil du juste ou des innocents, d’un sommeil de plomb, sur ses deux oreilles (ce qui est un exploit sur le plan anatomique !), comme un loir, comme une marmotte, comme une souche, une bûche, une masse, une soupe, comme un bienheureux, comme un pape, un ange, un moine, une brute, un bébé, un mort…
On le voit, les expressions populaires ne sont pas avares de synonymes pour désigner un phénomène qui, malgré, tout représente environ un tiers de notre vie.
Essayons maintenant de décrire ce qui se passe quand nous sommes dans cet état particulier.
–  Le sommeil est une perte de contact presque totale avec l’environnement : quand je dors, je ne suis pas conscient de ce qui se passe autour de moi. Ce phénomène étrange nous débranche complètement –  ou presque  – de la vraie vie, de tout ce qui fait notre environnement pour nous plonger dans notre monde intérieur. Oui, ou presque , vous avez bien lu, car tout un chacun sait que si l’on produit un bruit, même léger, ou bien si l’on touche un dormeur, ou bien si une odeur particulière envahit ses narines, le retour à la conscience peut le plus souvent ê

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