Arrêt cardiaque
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Description

Indépendamment de la cause et du mécanisme, l’arrêt cardiaque est habituellement défini par l’interruption, en général brutale, de toute activité mécanique efficace du cœur. En l’absence d’une reprise rapide d’une activité circulatoire efficace, des lésions cellulaires irréversibles apparaissent habituellement en quelques minutes dans les tissus les plus sensibles à l’hypoxie, tout particulièrement au niveau myocardique et cérébral. La prise en charge de l’arrêt cardiaque est parfaitement codifiée, et elle fait l’objet de recommandations périodiquement réévaluées par des instances scientifiques nationales et internationales [18], [19]. Seules les considérations communes à la prise en charge de l’arrêt cardiaque de l’adulte seront exposées dans ce chapitre, à l’exclusion des situations particulières en raison de l’étiologie (noyade, traumatisme, intoxications…) ou du terrain (femme enceinte, enfant…).

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Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 4
Langue Français

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Extrait

PARTIE S07P02
1
Chapitre S07P02C01 Arrêt cardiaque
Défaillance circulatoire aiguë
GUILLAUMEGÉRI, PIERRECARLI ETALAINCAR IOU
0010
1
Indépendamment de la cause et du mécanisme, l’arrêt cardiaque est habituellement défini par l’interruption, en général brutale, de toute activité mécanique efficace du cœur. En l’absence d’une reprise rapide d’une activité circulatoire efficace, des lésions cellulaires irréversibles apparaissent habituellement en quelques minutes dans les tissus les plus sensibles à l’hypoxie, tout particulièrement au niveau myocar dique et cérébral. La prise en charge de l’arrêt cardiaque est parfaite ment codifiée, et elle fait l’objet de recommandations périodiquement réévaluées par des instances scientifiques nationales et internationales [18, 19]. Seules les considérations communes à la prise en charge de l’arrêt cardiaque de l’adulte seront exposées dans ce chapitre, à l’exclu sion des situations particulières en raison de l’étiologie (noyade, trau matisme, intoxications…) ou du terrain (femme enceinte, enfant…).
Données épidémiologiques
En l’absence de registre national français des arrêts cardiaques, seule l’analyse des données issues de registres régionaux permet d’évaluer le nombre annuel de morts subites, qui atteindrait environ 40 000 cas par an, soit environ 10 % de la totalité des décès [3]. Le taux annuel d’inci dence brut des arrêts cardiaques extrahospitaliers s’élèverait ainsi à 55 pour 100 000, un chiffre assez proche de celui observé dans la plupart des autres pays industrialisés. L’âge moyen des victimes (masculines deux fois sur trois) est d’environ 65 ans, et les trois quarts des arrêts cardiaques surviennent au domicile de la victime. Grâce aux efforts entrepris par les secours, la survie immédiate (appréciée sur la récupération d’une activité cardiaque spontanée [RACS]) est d’environ 35 % des cas, mais la survie à un mois reste quant à elle très faible, de l’ordre de 5 à 10 %, essentiel lement en raison des dégâts cérébraux causés initialement. La présence de témoins, un rythme initial à type de fibrillation ventriculaire et la réa lisation immédiate des gestes de survie constituent les principaux fac teurs pronostiques favorables. Le pronostic (vital et fonctionnel) est en effet étroitement dépendant de la rapidité de prise en charge et du délai qui aura été nécessaire pour rétablir une circulation spontanée efficace. Pour augmenter le taux de survie, une amélioration de la prise en charge portant sur le rôle des témoins et la rapidité d’intervention est donc abso
lument nécessaire. Cette survie obtenue grâce à la réanimation initiale se fait parfois au prix d’éventuelles séquelles dont la forme la plus sévère est représentée par les états végétatifs chroniques postanoxiques, consé quence de l’anoxoischémie cérébrale initiale.
Principales causes d’arrêt cardiaque
Sur le plan étiologique, les mécanismes pouvant être à l’origine d’une mort subite sont multiples, mais sont essentiellement d’origine primitive ment cardiaque (Tableau S07P02C01I) [8]. Parmi ces causes, il faut distinguer le concept de mort subite de l’adulte, d’origine essentiellement cardiaque et qui se manifeste principalement par une fibrillation ventricu laire. La majorité de ces morts subites surviennent chez des patients atteints d’une maladie cardiovasculaire préexistante, qu’elle soit connue ou incon nue, parfois totalement silencieuse. Elle peut survenir très brutalement, « à
Tableau S07P02C01I cardiaques.
Mécanismes et principales causes des arrêts
Cardiaque Ischémique Syndrome coronaire aigu Cardiopathie ischémique Structurelle Cardiomyopathie dilatée non ischémique Cardiomyopathie hypertrophique Cardiomyopathie restrictive Cardiopathie valvulaire Cardiomyopathie congénitale Dysplasie arythmogène du ventricule droit Myocardite Cardiomyopathie de stress Non structurelle Syndromes arythmiques congénitaux QT long acquis Trouble ionique / métabolique majeur Électrocution Traumatisme thoracique (commotio cordis) Extracardiaque Respiratoire Pneumopathie aiguë, œdème pulmonaire, pneumothorax, etc. Neurologique Hémorragie méningée, accident vasculaire cérébral, etc. Autre Embolie pulmonaire, hémorragie, hypovolémie, intoxication aiguë, troubles métaboliques, tamponnade, etc. Bilan négatif Mort subite inexpliquée
S07P02C01
1
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