Emily Nagoski révolutionne notre compréhension de la sexualité dans les relations à long terme et dévoile les véritables clés d’une connexion intime épanouie : se faire confiance mutuellement, accorder de l’importance à la sexualité et rester fidèle à soi-même.
À l’aide de témoignages poignants, Nagoski guide le lecteur vers une redéfinition du plaisir libérée des impératifs sociaux. Exit le désir toujours spontané : son approche vise plutôt à créer des contextes favorables à l’émergence du plaisir, tout en embrassant la diversité des genres et des expressions érotiques.
Un guide essentiel pour quiconque cherche à cultiver une intimité profonde, satisfaisante et durable.
Voici donc mon raccourci super-secret/pas-du-tout-secret-parce-que-c’était-le-titre-du-chapitre-2-alors-s’il-vous-plaît-dites-le-à-votre-entourage pour accéder à la joie. Si vous vous détachez de tous les mensonges culturels, vous pouvez les remplacer par une simple instruction en quelques mots : Mettez. Le. Plaisir. Au. Centre. Faites table rase. Partez du principe que tout ce qu’on vous a appris sur la sexualité pendant les deux premières décennies de votre vie est faux, et recommencez à zéro en considérant le plaisir comme votre seule « unité de mesure » du bien-être sexuel.
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Le jour de votre naissance – ou peut- être même avant – un adulte a regardé vos organes génitaux et a décrété : « C’est un garçon ! » ou « C’est une fille ! » ou « C’est un enfant intersexe ! » Cette déclaration s’accompagne d’un « manuel » culturel – un ensemble de règles et de réglementations sur la conduite à tenir dans ce corps, les types de jouets avec lesquels vous devez jouer, les types de personnes que vous devez aimer, les types de sentiments que vous avez le droit d’exprimer et ceux pour lesquels vous serez puni, et bien d’autres obligations relatives au statut de « garçon » ou de « fille ». Chez les bébés intersexes, la famille ou les professionnels de santé choisissent souvent un manuel au mieux de leurs suppositions. Il s’agit là de la binarité de genre (ou binarisme de genre) dont nous entendons tant parler : les deux rôles sociaux que nous attribuons aux personnes en fonction de leur corps.
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J’ai demandé : « Et quand tu as l’impression que rien de ce que tu fais n’est bien, que tu es un problème à résoudre, est-ce que ça active ton accélérateur ou est-ce que ça appuie sur tes freins ? »
« Les freins ! Les freins ! a-t-elle rétorqué. Parce que ce n’est même pas qu’il veut que je fasse l’amour avec lui, c’est qu’il veut que j’aie envie de faire l’amour avec lui, et comment suis-je censée avoir envie de faire l’amour avec une personne qui pense qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez moi si je n’ai pas envie de faire l’amour avec lui ? » C’était la déclaration la plus explicite imaginable du paradoxe inhérent à une relation sexuelle entre un gagnant et une donneuse. Pourtant, alors même qu’ils le décrivaient si clairement, ils ne le voyaient pas.
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Si vous faites partie des gens pour qui le sexe est très, très important – et peut- être que le simple fait de lire que « le sexe n’est important que dans certains cas pour certaines personnes » vous fait un peu peur –, n’ayez crainte : vous êtes normal ! Toutefois, vous ne mourrez pas, ne souffrirez pas et ne tomberez pas malade si vous n’accomplissez pas cette activité ridicule, souvent délicieuse, parfois pas du tout agréable, mais occasionnellement extrêmement importante que nous, les êtres humains, sommes susceptibles d’accomplir. Pour d’autres personnes, « Pourquoi avoir des rapports sexuels ? » est une question qu’elles se posent intérieurement depuis des années. Vous serez peut-être soulagé ou même rassuré de lire que le sexe n’a pas besoin d’être très important. Et vous êtes normal !