La bulle du hockey professionnel abrite depuis longtemps des hommes aux comportements misogynes, homophobes et racistes. Des athlètes, des entraîneurs et des officiels commettent en quasi-impunité des gestes répréhensibles, voire criminels. La glace est mince expose l’ampleur des comportements problématiques au sein du hockey professionnel. On apprend d’où ils viennent, ce qui les perpétue. On découvre un univers où les joueurs sont encouragés, dès leur plus jeune âge, à traiter les femmes comme des objets et à agir violemment à leur encontre. Heureusement, ces durs constats s’accompagnent de solutions concrètes, destinées à transformer pour le mieux le sport national du Canada.
Des études longitudinales récentes montrent que les garçons qui s’adonnent à des sports de contact comme le hockey à l’école intermédiaire (la middle school aux États-Unis et au Canada anglais, qui correspond environ aux première et deuxième secondaires) sont plus susceptibles de commettre des agressions sexuelles sur des femmes une fois arrivés à l’école secondaire (troisième et cinquième secondaires). Ce sont des chercheurs affiliés aux Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et à l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill qui ont fait cette observation, et ils suggèrent fortement que les joueurs de hockey à l’école intermédiaire qui sont à haut risque de commettre des agressions sexuelles au secondaire se trouvent possiblement sous l’influence marquée de leurs entraîneurs et d’autres figures qu’ils respectent et admirent dans ce sport.
Qu’est-ce que ces personnes enseignent aux jeunes garçons?