Tout sur Adobe Reader X et Acrobat X Pro , livre ebook

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2012

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Tout le monde connaît Acrobat, ce logiciel d'Adobe qui permet de visualiser, créer et gérer des fichiers PDF, mais qui le maîtrise vraiment ? Couvrant la version X, cet ouvrage de référence détaille tout ce qu'il est possible de faire avec la version gratuite Adobe Reader et la version Acrobat Pro : lire et imprimer, intégrer des commentaires, partager un fichier en ligne, utiliser un formulaire, protéger un document...



S'adressant à tous les utilisateurs du PDF, amateurs comme professionnels, il leur fera découvrir les formidables possibilités, souvent méconnues, d'Acrobat et les orientera vers la version adaptée à leurs besoins.






  • Les acrobaties du couteau suisse


  • Un nouvel espace de travail


  • Adobe Reader X


  • Créer un fichier PDF


  • Porte-document et combinaisons de page


  • Modifications dans le fichier PDF


  • Travail collaboratif et commentaires


  • Formulaires et interactivité


  • Signatures numériques


  • Protections du fichier PDF


  • Exportation et impression


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Publié par

Date de parution

09 février 2012

Nombre de lectures

59

EAN13

9782212028058

Langue

Français

T H I E R R Y B U A N I C
ÉDITIONS EYROLLES 61, boulevard Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
À Jean-Claude, qui m’a transmis l’amour des livres. T. B.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris. © Groupe Eyrolles, 2012, ISBN : 978-2-212-13376-9
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR
 
T. B UANIC . – Tout sur le prépresse avec Acrobat X Pro.
N°13375, 2012, 112 pages.
K. J OHANSSON , P. L UNDBERG , R. R YBERG . – La chaîne graphique (2 e édition).
N°12345, 2009, 452 pages.
C. B RETON -S CHREINER . – L’essentiel de la PAO. Mise en pages, logiciels, polices, images.
N°12513, 2009, 206 pages.
D. D ABNER . – Maquette et mise en pages.
N°11795, 2006, 128 pages.
P. P RÉVÔT , F. R OCHER . – Techniques d’impression.
N°11797, 2006, 96 pages.
P. P RÉVÔT . – L’informatique de la chaîne graphique.
N°12023, 2007, 112 pages.
J. P ETERS . – Fabrication du document imprimé.
N°11509, 2006, 280 pages.
P. L ABBE . – InDesign CS5.5 et CS5. Pour PC et Mac.
N°13395, 2012, 592 pages.
V. A UDOUIN . – Cahier d’exercices InDesign – Débutants et initiés.
N°12737, 2011, 112 pages + CD-Rom.
P. L ABBE . – Illustrator CS5. Pour PC et Mac.
N°12875, 2011, 472 pages.
É. S AINTE -C ROIX . – Cahier d’exercices Illustrator CS5 – Spécial débutants.
N°12997, 2011, 132 pages + CD-Rom.
W. H ILL . – Le langage de la typographie – Connaître et choisir ses polices de caractères.
N°11659, 2006, 192 pages.
K. C HENG . – Design typographique.
N°11745, 2006, 232 pages.
C. D E J ONG , A. W. P URVIS . – Créations typographiques.
N°11937, 2007, 400 pages.
P. E VANS . – PLV – Publicité – Packaging.
N°12017, 264 pages.
Sommaire

Les acrobaties du couteau suisse
• Une version X pour ses 18 ans
• Petite histoire du PDF
• L’avenir n’est pas sans nuages
Un nouvel espace de travail
• Simplifier…
• Les barres d’outils
• Les volets du navigateur et les volets de tâches
• L’affichage
Adobe Reader X
• Pourquoi Adobe Reader ?
• Recherche avancée
• Commentaires et partage
• Remplissage de champs de formulaires
• Sécurité et mode protégé
• Activation de fonctions supplémentaires
Créer un fichier PDF
• Quel PDF ?
• Depuis les logiciels de création du document
• Directement dans Acrobat
• Depuis une feuille de papier
• Depuis Internet
Porte-documents et combinaisons de pages
• Le porte-documents, un dossier PDF
• Combinaison de fichiers
• Réorganisation des pages
• En-têtes et pieds de page
• Recadrage des pages
Modifications dans le fichier PDF
• Signets
• Articles
• Optimisation

• Texte
• Images
• Vue initiale
• Multimédia et 3D
Travail collaboratif et commentaires
• Commentaires
• Partage de fichiers
• Collaboration sur un document
• Révision organisée
Formulaires et interactivité
• Création et modification de champs
• Diffusion de formulaires
• Récupération des données
• PDF interactifs
Signatures numériques
• Signer numériquement
• L’identification numérique (ID)
• Comment signer un document ?
Protections du fichier PDF
• Protection d’Acrobat ou de Reader
• Stratégies de protection du contenu
• Protection par mot de passe
• Protection par certificat
• Protection par enveloppe
• PDF certifié
Exportation et impression
• Exportation vers d’autres formats
• Contrôle en amont du document
• Impression du PDF
• Adobe PDF Print Engine
• Modifications pour l’impression
Index
Les acrobaties du couteau suisse
• Une version X pour ses 18 ans
• Petite histoire du PDF
• L’avenir n’est pas sans nuages
Une version X pour ses 18 ans
La première version d’Acrobat a été présentée en 1993. Adobe diffuse sa dixième version, baptisée X, en 2011. En 1993, Acrobat Reader, devenu depuis Adobe Reader, coûtait 50 $, Acrobat Exchange 195 $ et Acrobat Distiller 695 $. Aujourd’hui, Reader est gratuit et Acrobat Pro (qui contient Exchange, Distiller et bien plus encore) coûte aux États-Unis 449 $ … ce qui représente environ 300 $, en dollars de 1993. De plus, les entreprises bénéficient de tarifs dégressifs et Acrobat Pro est maintenant intégré à la Creative Suite, pour la chaîne graphique. Autant dire qu’Acrobat est à la portée de toutes les bourses, au moins professionnelles. Pour les autres, Reader, gratuit, permet de réaliser de plus en plus d’opérations… Pour ne pas parler des choses qui fâchent, nous oublierons le coût de la traversée de l’Atlantique, que les fichiers téléchargés semblent faire en 1 re classe DeLuxe Premium.
Dans le même temps, Acrobat et le PDF sont devenus d’une banalité intégrale. Lors des premières présentations du PDF, nous avons été nombreux à… ne pas y comprendre grand-chose et à ne pas imaginer toutes les possibilités que la géniale idée de John Warnock ouvrait (voir page 9). D’ailleurs, Acrobat version 1 a été, on peut le dire maintenant, un échec auquel Acrobat n’aurait sans doute pas survécu sans l’obstination de John Warnock. En 1994, la version 2 est lancée avec un Acrobat qui regroupe Exchange et Distiller, repositionné en prix, et surtout… un Reader gratuit largement diffusé (sur CD-Rom à l’époque – vous savez, ces disques brillants que vos vieux parents utilisent comme épouvantails dans les arbres fruitiers). Aujourd’hui, pratiquement tous les échanges de fichiers « classiques » utilisent le format PDF. Il est difficile de trouver quelqu’un impliqué, même de loin, dans le numérique (donc presque tout le monde…) qui n’utilise pas de fichiers .pdf. Adobe Reader est le logiciel le plus téléchargé dans le monde. On retrouve Acrobat et le PDF dans les navigateurs, dans Microsoft Office, dans toute la bureautique, dans l’archivage des données, dans l’ingénierie (notamment pour la lecture des fichiers 3D), dans la PAO et le prépresse, où il a enterré le PostScript, sur Internet, où les documents à télécharger sont diffusés en PDF, etc. Les lecteurs de PDF pour les smartphones et les tablettes numériques sont parmi les applications les plus téléchargées… Si de nouveaux formats, basés sur XML et HTML 5, apparaissent avec les nouveaux modes de lecture, le PDF interactif (notamment réalisé à partir d’InDesign CS5.5) répond à de nombreux besoins et j’avoue être consterné mais – peu charitablement, je l’avoue – amusé quand je vois des présentations importantes sur des thèmes créatifs, réalisées dans PowerPoint, se planter lamentablement à cause d’un problème de système, de version, de police, que sais-je…
Bref, le PDF est le format le plus utilisé pour la diffusion de documents. Pour beaucoup d’utilisateurs, un double-clic sur l’icône au logo caractéristique inspiré par le ruban de Möbius est la seule opération qu’ils réalisent. Si on veut aller plus loin et comprendre mieux les possibilités du format PDF, on tombe malheureusement trop souvent sur des conseils « experts » pour le moins troublants : « Un PDF, c’est une image… Ce qui est bien, avec le PDF, c’est que personne ne peut modifier ton fichier… Le PDF, c’est verrouillé… Avec Reader, on peut fabriquer des PDF… Il ne faut pas ouvrir les PDF sous peine d’attraper des virus… Il y a des PDF pour Mac et des PDF pour PC… On peut récupérer les polices d’un PDF par copier-coller… Avec un mot de passe sur ton PDF, il est inviolable… Le PDF, c’est pour l’écran, c’est très léger, on ne peut pas l’imprimer professionnellement… Le PDF, c’est que du JPEG… » Depuis 18 ans, on m’a dit tout cela (et bien pire !). Alors, tentons d’y voir un peu plus clair dans cette boîte à idées, dans ce couteau suisse qu’est le format PDF. À quoi sert Adobe Reader X ? Quelles sont les possibilités réelles d’Acrobat X ?
Il existe une version d’Acrobat nommée Acrobat Standard, uniquement sous Windows, qui comporte la plupart des fonctions d’Acrobat Pro, sauf principalement : LiveCycle Designer pour les formulaires, les porte-documents, les fonctionnalités d’impression professionnelle (Outils > Impression) et Catalog pour l’indexation. Nous parlerons donc dans cet ouvrage indistinctement d’Acrobat et nous préciserons « Acrobat Pro » pour ces fonctionnalités supplémentaires.

Petite histoire du PDF
En décembre 1982, John Warnock et Charles (« Chuck ») Geschke, mathématiciens et informaticiens de haut niveau, quittent le PARC, centre de recherches de Xerox à Palo Alto (là où de nombreux éléments de ce qui allait devenir la micro-informatique ont été créés, notamment l’interface graphique des ordinateurs), pour fonder Adobe Systems (du nom de la petite rivière qui passe près de la maison de Warnock). Leur but : participer à l’émergence de la PAO en créant le lien entre les micro-ordinateurs et les imprimantes à travers un langage de description de pages, indépendant des matériels et des logiciels, apte à décrire le texte comme les images. Résultat, en mars 1983 : le langage PostScript , fondé sur une description vectorielle des courbes. C’est la gestion vectorielle des caractères (elle aussi indépendante des matériels) qui a été la clé de voûte du succès du PostScript.
Depuis le début, il ne s’agit donc pas de créer des objets ou des pages ex nihilo, mais de convertir des documents existants, créés dans tous les logiciels du marché, pour pouvoir les imprimer (PostScript) et les lire (PDF) indépendamment des logiciels et plates-formes où ils ont été créés.
Le PostScript au départ
Pour décrire des éléments sur des pages, par exemple du texte composé de caractères, on peut décrire point par point la courbe de la lettre, mais on obtient une description très lourde, composée de milliers de données. De plus, la quantité de données devra être d’autant plus importante que l’on souhaite une précision plus grande du dessin (résolution). C’est ce que l’on constate avec une image en pixels. Chaque utilisation de qualité différente nécessite un f

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