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Description

A l’heure des crises financières, de la crise des revenus agricoles, des burn out professionnels et de la délocalisation des emplois, les entreprises coopératives restent encore discrètes sur leur mode d’organisation. Pourtant, porter à la connaissance du grand public l’ancrage territorial, la prise de décision démocratique et l’appartenance à des membres plutôt qu’à des actionnaires semble apporter des réponses aux préoccupations actuelles des consommateurs et des employés. Cet ouvrage considère donc la question de la valorisation de la gouvernance des coopératives et mutuelles sur le marché de l’emploi et sur celui des biens et des services.


C’est avec une approche de recherche visant à estimer de façon systématique et scientifique l’impact des actions de valorisation de la gouvernance coopérative que les différents chapitres de cet ouvrage sont organisés. Partant d’un état des lieux sur le sens donné à la gouvernance coopérative dans le monde et en France en particulier, les auteurs proposent d’identifier l’influence de la mention de la gouvernance coopérative de l’entreprise sur ses produits et services ou dans ses communications. Ensuite, des recherches portant plus précisément sur les membres des coopératives considérés comme une ressource permettant d’accroître leurs performances sur le marché sont présentées. Ainsi, les motivations des membres à s’engager dans la vie de ces entreprises puis la façon de les mobiliser au travers de l’innovation participative sont examinées.


Tous les résultats présentés donnent lieu à un regard croisé entre chercheurs et managers afin de montrer l’actualité des thèmes traités. Les différents secteurs du mouvement coopératif sont étudiés au fil des sujets de recherche (coopératives agricoles, coopératives d’habitat, coopératives bancaires...).

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 26
EAN13 9782376873044
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0150€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Collection « Questions de société » dirigée par Olivier MEIER
Management des coopératives
Une différence créatrice de valeur(s)
Coordonné par Sonia CAPELLI, Chloé GUILLOT-SOULEZ et William SABADIE

136 boulevard du Maréchal Leclerc
14000 CAEN


© 2020. EMS Editions
Tous droits réservés.
www.editions-ems.fr
ISBN : 978-2-37687-304-4
(Versions numériques)


Sommaire
Préface
Avant-propos
Chapitre 1. Les leviers du capital de marque des coopératives
1. La perception des coopératives par les clients
1.1. Les coopératives : des entreprises de principes
1.2. L’achat coopératif : un acte citoyen ?
1.3. Le capital de marque coopératif
2. Une étude internationale de la perception des principes des coopératives
2.1. L’engagement en faveur du territoire et la démocratie au cœur de la différence coopérative au niveau international
2.2. L’ouverture de la coopérative : un principe à double tranchant
2.3. L’orientation membres : un retour à l’intérêt des clients
2.4. La répartition des bénéfices : quand il n’est plus question d’image
3. Le glissement d’un système de solidarité entre membres vers une organisation socialement responsable
4. Comment valoriser les principes coopératifs ?
Réaction de Jean-Louis Bancel, Crédit Coopératif – L’identité coopérative : un concept vivant et source d’action
Chapitre 2. La représentation sociale des coopératives en France
1. La coopérative, un objet de représentation sociale
1.1. La coopérative : un objet polymorphe
1.2. Le groupe social considéré : les consommateurs français
1.3. L’enjeu social : la construction identitaire des consommateurs français à travers la consommation de produits issus de coopératives
1.4. L’absence de système orthodoxe au sujet des coopératives
2. La représentation sociale des consommateurs français au sujet des coopératives
2.1. Deux dimensions centrales : le collectif et la proximité
2.2. Une dimension périphérique : l’agriculture
3. Comment bénéficier de la représentation sociale des coopératives ?
Réactions de Jean de Balathier et Pascal Goux, La Coopération Agricole Auvergne Rhône-Alpes – La perception des coopératives agricoles et leur réalité
Chapitre 3. La gouvernance coopérative contribue-t-elle à améliorer la perception de la RSE par les clients ?
1. Les coopératives : un modèle d’organisation hybride
1.1. Les coopératives : des entreprises socialement responsables ?
1.2. Les coopératives : des entreprises performantes ?
2. Une étude menée à l’aide de mesures implicites
3. Des résultats mitigés pour les coopératives
3.1. La RSE plus positive pour les banques coopératives
3.2. La performance plus positive pour les banques capitalistiques
4. Quelle stratégie adopter ?
Réaction d’Adrien Couret, Groupe Macif – Une entreprise au service des communs
Chapitre 4. Les coopératives doivent-elles éduquer les consommateurs au modèle coopératif ?
1. Les coopératives, des entreprises sous tensions
2. Le regard des consommateurs sur les tensions au sein des coopératives
2.1. Les tensions perçues par les consommateurs avant information sur le modèle
2.2. Les tensions perçues par les consommateurs après information sur le modèle
3. Comment gérer les tensions perçues par les consommateurs ?
3.1. Faire comprendre l’organisation démocratique
3.2. Capitaliser sur le flou des connaissances des consommateurs
Réaction de Caroline Naett, Coop FR – Les coopératives ont une carte à jouer pour montrer leurs atouts
Chapitre 5. Les banques coopératives ont-elles intérêt à afficher leur responsabilité sociale ?
1. Afficher des arguments RSE quand on est une coopérative
1.1. Faire connaître les « bonnes actions » de l’entreprise
1.2. Parler de gouvernance pour soutenir la RSE
2. Une recherche menée dans le secteur bancaire
2.1. Un secteur bancaire en quête d’une meilleure image
2.2. Deux études pour évaluer l’efficacité des publicités RSE des banques
3. Des résultats en faveur de la gouvernance coopérative
3.1. La gouvernance coopérative améliore l’attitude quel que soit l’argument publicitaire
3.2. Gouvernance coopérative et RSE : la bonne association pour améliorer l’intention d’achat
4. Quelles stratégies de communication adopter ?
4.1. Les entreprises coopératives devraient afficher leur gouvernance
4.2. Les entreprises non-coopératives devraient questionner leur stratégie de RSE
Réaction d’André Joffre, Fédération Nationale des Banques Populaires – Crédibiliser l’action socialement responsable de la banque coopérative
Chapitre 6. L’influence de la mention coopérative sur l’intention d’achat : une histoire de catégorisation
1. La catégorisation des produits agroalimentaires issus de coopératives
1.1. Comment appréhender la catégorisation des produits issus de coopératives ?
1.2. Les éléments qui permettent la catégorisation
1.3. Les facteurs d’ambiguïté qui rendent la catégorisation difficile
2. L’influence de la catégorisation sur l’évaluation et l’intention d’achat des produits agroalimentaires coopératifs
2.1. Faire varier le niveau d’élaboration perçu d’un produit
2.2. La mention coopérative bénéficie aux produits peu élaborés
3. Quelle stratégie produit pour bénéficier du statut coopératif ?
3.1. Un produit artisanal ancré dans la tradition agricole
3.2. Un produit artisanal fabriqué en proximité
3.3. Un produit artisanal fabriqué par un collectif
Réaction de Guillaume Baglin, Limagrain – Faire évoluer les produits pour bénéficier de l’avantage coopératif
Chapitre 7. Les incidences de la communication du statut coopératif et de labels employeurs sur l’attractivité des organisations
1. L’état des connaissances sur la labellisation employeur
1.1. Labellisation et multi-labellisation en marketing et en GRH
1.2. L’influence des labels employeurs sur l’attractivité organisationnelle selon le mode de gouvernance
2. Résultats
2.1. Label Great Place to Work vs aucun label employeur
2.2. Label Great Place to Work vs label Écologique
2.3. Label Great Place to Work seul vs deux labels
3. Implications et recommandations
Constat 1 : Les coopératives bénéficient d’un avantage pour attirer les candidats
Constat 2 : Les coopératives bénéficient d’un avantage sur les entreprises cotées lorsqu’elles communiquent un label Écologique
Constat 3 : La communication du label Great Place to Work est efficace pour renforcer l’attractivité de l’entreprise en tant qu’employeur
Conclusion
Réaction de Salwa Salek, Desjardins – La voix des collaborateurs pour attirer les talents
Chapitre 8. Le sentiment de propriété psychologique collective au sein d’une coopérative d’habitants
1. La propriété psychologique : de « c’est à moi » à « c’est à nous »
2. Résultats
2.1. La propriété psychologique collective existe-t-elle dans la coopérative d’habitat ?
2.2. Comment la propriété psychologique collective s’exprime-t-elle dans les stratégies d’appropriation des espaces ?
3. Les enjeux de la propriété psychologique collective
3.1. Levier 1 : Mettre la propriété au cœur de l’usage du bien
3.2. Levier 2 : Favoriser un collectif pérenne
3.3. Levier 3 : Trouver un équilibre entre propriété psychologique individuelle et collective
Réaction de Pete Kirkham, Habicoop – Comment sortir du modèle français de la propriété individuelle de l’habitat ?
Chapitre 9. Travailler pour une banque coopérative : un autre sens au travail ?
1. Le modèle coopératif comme source de différenciation
2. Image de marque employeur et modèle coopératif
3. Implications pour les coopératives
3.1. Un intérêt à valoriser le statut
3.2. Des points de vigilances à prendre en compte
Conclusion
Réaction de France Villette, Fédération Nationale du Crédit Agricole – Concilier les modèles coopératifs et capitalistiques
Chapitre 10. Le sociétariat : une source d’engagement des clients
1. L’engagement des clients
1.1. La Customer Lifetime Value
1.2. Le bouche-à-oreille
1.3. Les prises de parole des clients : suggestions et réclamations
2. Le sociétariat permet-il d’engager les clients ?
2.1. Sociétariat et engageme

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