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Influence & persuasion - Les bienfaits de l'intelligence émotionnelle dans la vie professionnelle , livre ebook

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Description

Dans la même collection : Happiness Pleine conscience Résilience Empathie Leadership authentique Confiance en soi Intuition Quand la réponse se trouve du côté de la science I l est un défi fondamental qui se pose à tout dirigeant d’entreprise : faire avancer les choses par l’intermédiaire des autres. Une gageure douloureusement familière pour les managers qui doivent, chaque jour, trouver un moyen de motiver et de mener des salariés naturellement individualistes. Jouer la carte du « Parce que c’est moi le chef » n’est plus possible. Dès lors, comment faire ? La réponse se trouve du côté de la science. Depuis les années 1950, les spécialistes du comportement ont mené des expériences qui ont mis en lumière la façon dont certaines interactions conduisent les individus à obtempérer, à se soumettre ou à changer. Les études montrent que les ressorts de la persuasion font appel à un nombre limité de pulsions et de besoins humains profondément ancrés, et ce de manière prévisible. En d’autres termes, la persuasion est régie par un certain nombre de principes de base qui peuvent être enseignés, appris et appliqués. Et, lorsqu’ils les maîtrisent, les dirigeants sont susceptibles de parvenir à des accords et d’obtenir consensus et concessions avec une rigueur toute scientifique.

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Publié par
Date de parution 09 septembre 2021
Nombre de lectures 7
EAN13 9782810431366
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Dans la même collection :
Happiness
Pleine conscience
Résilience
Empathie
Leadership authentique
Confiance en soi
Intuition
Quand la réponse se trouve du côté de la science

I l est un défi fondamental qui se pose à tout dirigeant d’entreprise : faire avancer les choses par l’intermédiaire des autres. Une gageure douloureusement familière pour les managers qui doivent, chaque jour, trouver un moyen de motiver et de mener des salariés naturellement individualistes. Jouer la carte du « Parce que c’est moi le chef » n’est plus possible. Dès lors, comment faire ? La réponse se trouve du côté de la science.
Depuis les années 1950, les spécialistes du comportement ont mené des expériences qui ont mis en lumière la façon dont certaines interactions conduisent les individus à obtempérer, à se soumettre ou à changer. Les études montrent que les ressorts de la persuasion font appel à un nombre limité de pulsions et de besoins humains profondément ancrés, et ce de manière prévisible. En d’autres termes, la persuasion est régie par un certain nombre de principes de base qui peuvent être enseignés, appris et appliqués. Et, lorsqu’ils les maîtrisent, les dirigeants sont susceptibles de parvenir à des accords et d’obtenir consensus et concessions avec une rigueur toute scientifique.
D’après Robert Cialdini, professeur en psychologie et en marketing à l’université d’État d’Arizona et président du cabinet de conseil Influence at Work , il existe six principes fondamentaux de la persuasion : les gens apprécient ceux qui les apprécient (principe de l’appréciation) ; ils suivent l’exemple de ceux qui leur ressemblent (principe de la preuve sociale) ; ils rendent la pareille (principe de réciprocité), etc. En prendre conscience, c’est déjà, d’une certaine façon, se donner les moyens de gagner en influence et en persuasion. Car si ces aptitudes semblent, pour beaucoup d’entre nous, relever de l’inné, il n’y a là aucune fatalité, rappelle Nick Morgan, conférencier et auteur à succès. Pour lui – chaque spécialiste ayant sa propre théorie –, la réussite tient plus de la maîtrise de ce qu’il appelle les « quatre facettes de l’influence » que de prédispositions dont certains seraient dotés depuis leur plus tendre enfance… Être influent ne se résume pas à monopoliser la parole, dit-il. Cela relève davantage de la capacité à prendre une situation en main et à comprendre les rôles que jouent le pouvoir lié à une position hiérarchique, l’émotion, l’expertise et les signes non verbaux. Or, reconnaissons-le, il n’y a rien d’inné là-dedans : il s’agit plutôt d’intelligence situationnelle, d’ouverture et d’empathie.
Autre découverte qui vous surprendra, à coup sûr, à la lecture de ce livre : la force de persuasion d’un simple Post-it. Imaginez que vous deviez absolument convaincre quelqu’un de faire quelque chose – de terminer une tâche, par exemple. Pour obtenir gain de cause, votre meilleur allié pourrait être ce petit bout de papier de couleur, d’après un ensemble d’expériences menées par Randy Garner, de l’université d’État Sam Houston de Huntsville, au Texas. Pourquoi ? Parce qu’ajouter une touche personnelle (en écrivant une note manuscrite sur un Post-it) et donner à quelqu’un l’impression que vous êtes en train de lui demander une faveur (à lui et à personne d’autre) peuvent, combinés, donner des résultats impressionnants.
Tout ceci n’est qu’un tour d’horizon partiel de ce que vous trouverez dans ce recueil, qui réunit les travaux d’experts et de chercheurs de renom, les retours d’expérience de spécialistes qui accompagnent régulièrement des managers et des dirigeants. Chacun, à sa façon, vous donnera des clés pour gagner en confiance et en impact et, donc, en influence et en persuasion. Dans un monde qui se vit de plus en plus à distance, c’est loin d’être négligeable.
Caroline Montaigne , journaliste à Harvard Business Review France et responsable du site hbrfrance.fr

N ous avons tous rencontré des individus laconiques, mais qui réussissent à imposer leur point de vue ; des individus qui savent utiliser les silences pour dominer un échange. Être influent ne se résume donc pas à monopoliser la parole ; cela relève davantage de la capacité à prendre une situation en main et à comprendre les rôles que jouent le pouvoir lié à une position hiérarchique (ou pouvoir positionnel), l’émotion, l’expertise et les signes non verbaux. Pour réussir en tant que dirigeant, il est essentiel de maîtriser ces quatre facettes de l’influence.
Prenez le  pouvoir positionnel . Si vous détenez ce type de pouvoir, votre influence s’imposera assez naturellement. Ceux qui ont du pouvoir sur les autres ont tendance à parler davantage, à interrompre autrui et à guider les conversations, en orientant notamment les sujets.
Si, dans une situation donnée, vous ne détenez pas de pouvoir positionnel, attendez-vous à être moins en mesure de prendre la parole, d’interrompre autrui et de choisir les sujets de conversation. De fait, exercer la prérogative de discuter davantage de ce qui leur tient à cœur permet à ceux qui détiennent le pouvoir de l’asseoir plus encore.
Alors, que faire pour remettre en cause ce type d’autorité ? Peut-être que vous détenez un produit, une idée ou une entreprise à vendre et que vous avez l’oreille d’un acheteur potentiel. Dans ce cas, comment prendre le contrôle ?
La deuxième facette de l’influence est  l’émotion  ; s’en servir est un des moyens qui permet de contrer le pouvoir positionnel et, de façon générale, de dominer la conversation. Lorsque la partie adverse a le pouvoir et vous l’émotion, vous êtes presque à jeu égal. D’ailleurs, quand elle est soutenue et que l’orateur est bien préparé, la passion peut prendre le pas sur l’autorité. Nous avons tous déjà été témoins de ce qui se passe lorsqu’un jeune amateur désarme et séduit les juges, tout en écrasant les autres concurrents lors d’un concours de talents. La pureté et le pouvoir de l’émotion suffisent à imposer le silence aux juges – et à les séduire – malgré l’autorité qu’ils exercent. De fait, un discours enflammé, un plaidoyer en faveur de la clémence, une adresse à des jurés qui va leur mettre les larmes aux yeux et faire gagner le procès – tout cela fait partie des moments forts des films hollywoodiens.
La passion est souvent liée à  l’expertise , qui constitue la troisième facette de l’influence. Vous pouvez effectivement dominer la conversation, et vaincre le pouvoir positionnel, si vous faites preuve à la fois de passion et d’expertise. La voix de l’expert dissident se perd parfois dans la clameur de ceux qui veulent être entendus. Ce qui fait que, sans la passion, l’expertise n’est pas toujours efficace, sauf à être patient et à réussir à s’imposer en ayant le dernier mot au cours d’un débat.
La dernière facette de l’influence est la plus subtile des quatre. De fait, elle parvient rarement à prendre le dessus sur l’autorité liée à la position que l’on occupe ou sur la passion. Cependant, il arrive qu’elle prévale. De quoi s’agit-il ? De la maîtrise du ballet des interactions humaines.
Nous avons beau avoir très peu conscience de cet aspect de l’influence, nous nous en servons tous, de façon plus ou moins experte. Très tôt dans notre vie, nous apprenons que la conversation est un pas de deux, un jeu auquel deux individus (ou plus) participent et qui implique non seulement la parole, mais également la respiration, les clignements d’yeux, les mouvements de tête, le contact visuel, la gestuelle et toute une série de signaux non verbaux et subtils qui contribuent à la communication entre individus.
En effet, sans ces  signaux non verbaux , toute conversation devient beaucoup moins efficace. C’est la raison pour laquelle les échanges téléphoniques ne sont jamais aussi satisfaisants que les rencontres en face à face. C’est aussi pour ça que les conférences téléphoniques sont souvent brouillées par quantité d’interruptions, d’erreurs d’interprétation et de conversations croisées. Nous sommes alors privés des signaux non verbaux auxquels nous sommes habitués et qui nous permettent de savoir si notre interlocuteur est disposé à nous laisser mener la conversation, et vice-versa.
Est-il possible d’exercer de l’influence en n’utilisant que cette quatrième facette ? Il m’est arrivé de la voir à l’œuvre dans certaines situations, mais les trois autres aspects prennent en général le dessus. Néanmoins, j’ai eu l’occasion une fois de voir un dirigeant senior dominer sans effort une assemblée d’individus qui étaient à l’évidence ses pairs, un groupe de chercheurs du monde entier, réunis pour discuter du futur des technologies de l’information. En quelques minutes, tous dans la pièce s’en étaient remis à son jugement alors qu’il n’avait aucune autorité sur eux et qu’il n’était pas particulièrement passionné par son sujet. Sa maîtrise des signaux conversationnels subtils étant excellente, il a eu tôt fait d’imposer son tempo à toute l’assemblée. C’était beau à voir ; il a fait preuve d’une totale maîtrise des jeux conversationnels.
Avoir de l’influence consiste donc à être capable d’évaluer à quel point les participants sont investis dans un sujet donné, et la plupart d’entre nous possèdent inconsciemment cette aptitude. Mais pour vous en servir avec succès, vous devez au moins maîtriser l’une des quatre facettes développées plus haut et, si possible, plusieurs.

NICK MORGAN est auteur, conférencier, coach et président-fondateur de Public Words, un cabinet de conseil en communication. Ce texte est tiré d’un de ses livres : Power Cues: The Subtle Science of Leading Groups, Persuading Others and Maximizing Your Personal Impact (Harvard Business Review Press, 2014).

Q uelques chanceux l’ont. La majorité d’entre nous en est dépourvue. Une poignée de « doués de naissance » savent dès le début comment captiver leur audience, faire pencher les indécis du bon côté de la balance et rallier l’opposition à leur camp. Regarder ces maîtres de la persuasion exercer

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