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Itinéraire d'un entrepreneur à succès , livre ebook

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Description

Il s’appelle Patrice X. Thiry. Il a 48 ans.
En 2000, il a fondé sa start-up : ProwebCE.
En 2017, il l’a cédée à Edenred pour 300 M€.
Voici son histoire et celle de ses équipes.

Informations

Publié par
Date de parution 20 janvier 2021
Nombre de lectures 41
EAN13 9782381582351
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Patrice Thiry
Itinéraire d’un entrepreneur à succès
ISBN 978-2-38158-235-1
© 2020, Storylab é ditions
Photo de couverture : © Sylvain Renard


Préambule
Chers lecteurs,
Ce livre, j’aimerais qu’il permette de projeter une formidable aventure d’entrepreneur, la mienne, sur l’écran noir des nuits blanches de ceux qui rêvent de créer leur entreprise. Je voudrais que cet ouvrage leur donne l’envie et le courage, des pistes et des conseils, qu’il leur fasse gagner du temps aussi, grâce au bénéfice de mon expérience, pour réaliser leurs ambitions.
J’espère aussi que cette lecture les inspirera, les fera réfléchir, avant d’agir.
C’est le 10 décembre 2019, à Miami, après quatre magnifiques journées passées, avec ma femme Agnès et de très bons amis brésiliens, à visiter les nombreuses galeries du célèbre Art Basel Show, que m’est venue l’inspiration d’écrire ce livre.
Au cours de mes presque dix-sept années de start/scale upper , je n’ai jamais dédié autant de temps à un événement sur l’art, ou à un autre d’ailleurs. Tout était dédié à ma société. Tout au plus, j’y aurais passé quelques heures, le regard fixé sur mon téléphone, à gérer mes courriels. Durant ces dix-sept années je n’ai eu de cesse que de faire fructifier ma start-up. J’étais accro.
Mais à la fin de ces quatre jours en Floride, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai commencé à ressentir une liberté et une ouverture que je n’avais pas connues depuis des années. Comme si je m’autorisais à penser à autre chose qu’à ma société.
Je me sentais prêt à expérimenter des territoires nouveaux, et à véritablement faire autre chose.
Et c’est donc précisément là que j’ai commencé à écrire.
Dans mon for intérieur, après toutes ces folles années de travail et de croissance acharnés, je ressentais le besoin de m’expliquer pourquoi et comment j’avais réalisé ce projet fou, dont j’étais (et suis encore) si fier. Je voulais aussi mettre un peu de clarté dans le parcours de ces 48 premières années de ma vie. Quand on vit les choses, on ne les regarde pas, et j’avais besoin d’un arrêt sur images.
Je sentais que, lentement, je quittais le rôle de fondateur et de « big boss » de ma société pour me diriger vers d’autres horizons, que j’espérais tout aussi passionnants. Mais avant de réaliser cette transition, et alors que j’étais encore dans cette partie de mon histoire, il était primordial que je la transcrive afin de ne jamais l’oublier. Cette histoire avait été tellement magique, tellement dure parfois, mais surtout tellement gratifiante, que je souhaitais qu’elle soit gravée, à jamais.
Or rien n’est plus éternel qu’un livre. Il me fallait donc écrire.
Puisque nous allons nous dire les choses sans fard, je vous confie que le fait de coucher cette partie de ma vie sur le papier a aussi été, probablement, un moyen de tourner la page et de faire le deuil de cette première tranche de mon existence, mais de le faire joliment, par l’inscription dans le marbre de l’écrit de cette expérience forte et intense que l’on appelle « le succès dans les affaires ».
Écrire cette histoire, enfin, était une manière de transmettre un témoignage d’immense reconnaissance à ma famille, mes amis et mes associés, mes clients et mes partenaires. Des centaines de personnes ont contribué à cette extraordinaire aventure, et j’espère que la voir immortalisée sur du papier leur fera plaisir.
Seulement, après ce premier élan plein de vigueur à Miami, mes occupations quotidiennes ont vite repris le dessus. Certes, j’avais tout de suite écrit trois ou quatre pages en moins d’une heure, mais dès l’entame de la seconde heure, je fus pris d’hésitation, et de toutes sortes de bonnes raisons qui ne visaient qu’à masquer ce que je me refusais à appeler la flemme.
À l’inverse de tout ce qui avait, jusque-là, fait mon ADN, j’ai à ce moment très rapidement douté de ma capacité à me concentrer suffisamment longtemps pour m’embarquer dans l’écriture d’un livre. Cette soudaine liberté de mon temps, phénomène assez nouveau pour moi, était plaisante, mais ce nouveau dessein d’écriture me faisait prendre conscience qu’il m’était, au fond, inconcevable de rester inactif, de jouir simplement de mes acquis et des plaisirs de la vie, et que le fait de mener un projet était, pour moi, le moteur essentiel d’une existence riche en émotions dont je ne voulais pas me passer.
Heureusement, dès mon retour en France en janvier 2020, j’ai commencé à reprendre notre merveilleux TGV national. Bizarrement, le train a toujours été l’endroit où j’arrive à me concentrer plus de trente minutes. Les différents allers-retours en TGV nécessités par mes activités m’ont permis d’avoir un « temps concentré » et m’ont aidé à me refocaliser sur l’écriture. Et puis, signe du destin en quelque sorte, le démarrage du confinement, le lundi 16 mars 2020, m’a définitivement mis en situation de non-retour, et m’a permis de rester concentré sur l’écriture de ce livre. J’ai toujours été un homme de « challenges », toujours prêt à finir tous mes projets le plus rapidement possible… mais je dois dire que l’écriture de 350 pages me semblait assez inatteignable en moins d’un an ! Grâce au confinement, j’ai pu terminer ce livre en six mois. J’espère qu’il vous plaira, et vous motivera.
Je m’appelle Patrice Thiry. J’ai 48 ans.
En 2000, j’ai fondé ProwebCE, une société offrant des solutions pour comités d’entreprise.
En 2017, je l’ai cédée à Edenred pour 300 millions d’euros.
Voici mon histoire.


La création et le développement


La souffrance du démarrage
Vous avez, j’imagine, déjà lu beaucoup d’ouvrages et de témoignages sur la création d’entreprise. Je pense qu’il y a plusieurs points communs dans tous les processus ayant amené certaines à la réussite. Les connaître et bien les comprendre peut augmenter significativement les chances de réussir le démarrage de sa start-up, pour avoir ensuite la joie de vivre l’hyper croissance et le passage en mode scale-up , grâce auxquels l’entrepreneur aura le plaisir de voir son bébé grandir et devenir adulte. Tous les parents connaissent la joie extrême de voir un enfant se développer, mais seuls celles et ceux qui sont entrepreneurs ont également la chance de voir une entreprise faire de même : une double joie en quelque sorte ! Mais avant cette joie, si elle arrive un jour, le lot des souffrances est important et, comme le disait Churchill : « il y aura du sang, de la sueur et des larmes ».
Il faut que les choses soient claires pour vous : créer une entreprise est beaucoup plus dur qu’on ne l’imagine en se lançant. Mes amis américains me disaient régulièrement la phrase suivante : « Souvent la différence entre l’échec et le succès est liée à la capacité à ne pas abandonner et à savoir faire l’effort de plus ». Cette phrase est aussi puissante que vraie. J’ai dû me la répéter tellement de fois afin de ne pas craquer dans les moments difficiles liés au démarrage de mon entreprise.
À de très nombreuses reprises, durant les trois premières années de création de ProwebCE, j’ai failli abandonner. Cette période a été si difficile. J’y ai dépensé toutes mes économies, j’ai été pourchassé par des huissiers de justice qui venaient régulièrement me rendre visite au bureau, et même chez moi.
C’est dans ces moments que l’on teste sa capacité de résilience, et surtout que l’on apprend que cette dernière peut se développer. Durant les premières visites d’huissiers, je me retrouvais en situation de stress et même de colère. Mais, assez rapidement, je me suis détendu. J’ai compris que ces personnes faisaient simplement leur métier, et que la plupart étaient souvent compréhensifs et patients. Au fil de leurs visites, je les accueillais donc de plus en plus chaleureusement, en leur offrant même le café ! Grâce à cette attitude, j’ai appris qu’une procédure pouvait être nettement et durablement ralentie si le débiteur faisait à chaque visite un petit pas, et même un tout petit pas en réglant une infime portion de sa dette. C’est ainsi que j’ai réussi à faire traîner ces procédures durant près de trois années !
Avec ce type de problèmes viennent d’autres réjouissances. J’ai par exemple été interdit bancaire à de très nombreuses reprises. Mais là encore, ce type d’événement est très formateur : il permet d’apprendre très vite à se connaître et à dépasser ses limites ! En clair, lorsqu’on est fondateur d’une entreprise, et donc patron de sa très petite

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