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Formation professionnelle et développement industriel dans le district de Porrentruy aux 19e et 20e siècles , livre ebook

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Description

Cet ouvrage nous offre une passionnante découverte de l'histoire de la formation professionnelle en Ajoie. Des premières écoles d'horlogerie du 19e siècle à l'actuel Centre Professionnel de Porrentruy (CPP), il passe en revue la mise sur pied des diverses filières d'apprentissage, en lien avec les besoins des entreprises régionales. Il montre comment les divers métiers enseignés à Porrentruy y ont été organisés et souligne le rôle important de l’État et des industriels ajoulots dans ce processus. La seconde partie de l'ouvrage comprend l'édition d'un texte manuscrit laissé par François Faivre, maître d'horlogerie à l'Hospice du château de Porrentruy au milieu du 19e siècle. Dans ce témoignage attachant et captivant, il explique la nécessité du développement de l'industrie horlogère dans le district de Porrentruy et relève la place primordiale qui devrait être accordée à l'apprentissage.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2005
Nombre de lectures 3
EAN13 9782940489787
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0120€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Du même auteur
D U MÊME AUTEUR :
L’hôpital bourgeois de Porrentruy (1760-1870). Gestion du patrimoine, médicalisation des soins et assistance aux pauvres . Porrentruy, Cercle d’études historiques de la Société jurassienne d’Emulation, 2000, 211 p.
Bâtir, gérer, soigner. Histoire des établissements hospitaliers de Suisse romande . Bibliothèque d’histoire de la médecine, Genève, Georg, 2003, 367 p.
Atelier H (éd.), Ego-histoires. Ecrire l’histoire en Suisse romande , Préface de Pierre Nora de l’Académie française. Neuchâtel, Editions Alphil, 2003,
458 p. (en collaboration avec Alain Cortat, Gilles Forster, Clément Jeanguenat et Stéphanie Lachat).
Titre
P IERRE- Y VES D ONZÉ




FORMATION PROFESSIONNELLE ET DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL DANS LE DISTRICT DE PORRENTRUY AUX XIX e ET XX e SIÈCLES


C ENT ANS DU C ENTRE P ROFESSIONNEL DE P ORRENTRUY (1904-2004)


N OTES DE F RANÇOIS F AIVRE SUR L’INTRODUCTION DE L’INDUSTRIE HORLOGÈRE DANS LE DISTRICT DE P ORRENTRUY (1869-1874)





EDITIONS ALPHIL
Copyright













© Editions Alphil, 2005 Case postale 5 2002 Neuchâtel 2 Suisse
www.alphil.ch
EAN Epub : 978-2-940489-78-7
Conception graphique : Teddy Nusbaumer, graphiste, Delémont
Responsable d’édition : Alain Cortat
R EMERCIEMENTS
En premier lieu, je tiens à adresser mes plus vifs remerciements à Jean Theurillat, directeur du Centre Professionnel de Porrentruy (CPP), qui a accueilli avec enthousiasme l’idée de cet ouvrage et m’a permis d’explorer les archives de son établissement avec une entière liberté de travail.
J’aimerais aussi exprimer toute ma gratitude envers Laurent Barotte, pendulier à Porrentruy et maître d’horlogerie au CPP, pour avoir amicalement mis à ma disposition un certain nombre de documents privés. Merci aussi à Line Plumey et Philippe Theurillat, pour la relecture du manuscrit et l’aide pour les photos.
Enfin, j’adresse un grand merci à Pierre Lamard, professeur à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard, pour la rédaction de la préface, ainsi qu’à Laurent Tissot, professeur à l’Université de Neuchâtel, et Alain Cortat, directeur des Editions Alphil, pour leur soutien amical.
P RÉFACE
L’histoire de l’enseignement technique et professionnel n’est plus ce « chantier déserté » dénoncé il y a une dizaine d’années par Pierre Caspard. Elle constitue aujourd’hui un domaine de recherche en pleine émergence, eu égard au renouvellement des approches et à la pluralité des travaux publiés depuis, tant par les historiens que les sociologues. L’ouvrage de Pierre-Yves Donzé participe de cette renaissance stimulante et fait œuvre originale en cherchant à dépasser les simples aspects institutionnels pour intégrer pleinement ses constats dans la réalité sociale et économique du district de Porrentruy. La richesse du contenu, avec pour trame l’histoire, parfois difficile, des établissements de formation professionnelle, ouvre plusieurs voies d’analyse. Celles-ci touchent à la fois à des paramètres techniques et organisationnels (la mécanisation de la production, le pari des microtechniques…), à des phénomènes de société (stabilité du tissu social, renouvellement des élites…), à des aspects d’ordre culturel (prégnance de la religion), voire politique (rôle des grands partis …) mais renvoyant au bout du compte à la question lancinante et essentielle de l’efficacité du tissu économique sur le long terme. Le Centre Professionnel de Porrentruy a de la chance. La direction a su, dans la perspective de célébrer son centenaire, trouver son historien et se démarquer quelque peu des pratiques en usage. La démarche entreprise dépasse largement l’objectif de la traditionnelle plaquette hagiographique et commémorative, pour donner du contexte et du sens à une tradition formative, en appui sur une recherche de qualité.
Dans une première partie, en ayant accès à des sources locales, l’auteur donne corps à une « histoire par en bas » pour citer Antoine Prost, se préoccupant des interactions entre système éducatif et système productif. Il rend compte des conditions matérielles de création des établissements, s’intéresse aux personnalités impliquées et à leur levier d’action. Il met en exergue les facteurs de proximité qui ont contribué à la réussite et à la pérennité des formations développées donnant naissance aux filières techniques supérieures d’aujourd’hui, en direction d’un espace physique plus large. Mais, si l’analyse éclaire les dynamiques, les pesanteurs et les inerties du territoire de l’Ajoie, elle offre l’opportunité de témoigner également des grands débats qui transcendent à la fois le monde de l’enseignement technique et professionnel en général, et celui de l’industrie dont plus particulièrement le monde de l’horlogerie. Les polémiques entre formation pratique et connaissances théoriques restent récurrentes soulignant en arrière-fond la question de la capacité au changement technique, d’un patronat qui affiche ses spécificités au regard de celui des autres cantons suisses. De même la lutte sourde entre une vision traditionnelle des activités, pour ne pas dire conservatrice, et une stratégie d’action emmenée par des industriels en quête de compétences et de modernité, reflète parfaitement les clivages sociaux et culturels de début de siècle. Enfin, apparaît en filigrane toutes les étapes de construction d’un système d’enseignement technique, conséquence de rapports dialectiques sur plus d’un siècle entre des pratiques, des orientations locales, et une politique, à l’échelle fédérale, plus globale et régulatrice quant aux contenus pédagogiques et aux articulations institutionnelles.
Dans une seconde partie l’auteur redonne la parole, ou plutôt l’écrit, à un acteur dynamique du monde de l’horlogerie, François Faivre. Ce témoignage nous ramène à la naissance de l’industrie horlogère dans cette partie du Jura, rappelant son assujettissement envers des centres de production plus prestigieux et nous entraîne au cœur de cette longue quête tendue vers l’excellence technique, soulignant de manière régulière la fragilité de la réussite industrielle. L’exercice est réussi, plongeant le lecteur dans l’épaisseur de la société horlogère nourrie de solidarités et de tensions, dans un contexte technico-économique élargi, rappelant la réalité d’une activité manufacturière bien présente des deux côtés de la frontière jurassienne, dont le fief des Japy à Beaucourt ! Mais au-delà de ce retour en histoire, le manuscrit, que Pierre Yves Donzé a su dépoussiérer et a eu l’intelligence de faire publier, invite plus que jamais l’historien à se pencher sur de tels documents, rares, tirant l’entrepreneur de son anonymat, lui redonnant une capacité créatrice et organisationnelle, que certaines analyses ont eu tendance à ignorer (nous pensons ici à une vision anglo-saxonne de la question).
En somme, Pierre Yves Donzé sur deux registres différents nous invite à un voyage dans le temps à la rencontre d’un passé proche. Son ouvrage est un hommage sans complaisance aux dynamiques locales, dont les valeurs partagées méritent bien un éclairage de l’histoire, en ces temps difficiles de recomposition des espaces territoriaux.
Pierre Lamard Laboratoire RECITS Université de Technologie de Belfort Montbéliard
A VANT-PROPOS
La formation professionnelle est aujourd’hui largement reconnue comme étant un élément indispensable au développement et à la croissance économiques. Pourtant, si le lien entre formation et économie apparaît désormais comme une évidence, tel ne fut pas toujours le cas. Aussi les festivités du centenaire du Centre Professionnel de Porrentruy sont-elles apparues comme une excellente occasion de mettre en évidence l’histoire de ces liens entre formation professionnelle et besoins économiques, dans le cas du district de Porrentruy.
Durant le XIX e siècle, l’industrialisation nécessite certes une main-d’œuvre en nombre croissant, mais dont le savoir-faire n’est pas la principale qualité recherchée. Les diverses écoles professionnelles – horlogères ou non – fondées dans la seconde partie du XIX e siècle sont ainsi souvent dues à l’initiative d’une élite sociale opposée à l’industrialisation, ainsi qu’au monde des artisans et de petits patrons indépendants, désireux de revaloriser les métiers traditionnels pour contrer la tendance à la concentration industrielle et la prolétarisation des ouvriers. Ce n’est que dans un second temps, souvent au cours de l’entre-deux-guerres, que les indus- triels interviennent dans les écoles professionnelles, lorsque leurs besoins en main-d’œuvre se font plus spécifiques et que des connaissances techniques approfondies s’avèrent nécessaires pour leurs ouvriers. La formation professionnelle devient alors une ressource nécessaire au bon fonctionnement des entreprises et leurs dirigeants s’engagent en faveur des écoles professionnelles. La proximité actuelle entre ces établissements et le monde économique est ainsi née de nouveaux besoins de ce dernier en matière de main-d’œuvre. L’évolution de l’Ecole d’horlogerie et de l’Ecole professionnelle de Porrentruy correspond tout à fait à ce schéma et fait l’objet de la première partie de cet ouvrage, qui montre comment les élites industrielles locales sont intervenues dans ces établissements, afin d’en faire des instruments à leur service, et quels ont été les soutiens ainsi que les freins à ce processus.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, il a paru intéressant de publier les notes de François Faivre sur l’introduction de l’industrie horlogère dans le district de Porrentruy, rédigées au début des années 1870 et conservées au Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds. Ancien maître d’horlogerie et fabricant établi à Porrentruy, Faivre relate dans quelles conditions s’est développée l’industrie horlogère en Ajoie et quelle fut la place de l’apprentissage dans ce processus. Dès les années 1840, la formation d’apprentis occupe en effet une place déterminante dans le pr

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