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Description

Face à la complexité du monde du travail, la société doit pouvoir compter sur une discipline scientifique qui en étudie les différents aspects et qui forme des personnes aptes à comprendre et à solutionner les problèmes qui en découlent. Le champ des relations industrielles occupe cette fonction depuis près d’un siècle en Amérique du Nord. À l’occasion de son 75e anniversaire, l’École de Relations industrielles de l’Université de Montréal a demandé à ses professeurs et professeures de joindre leurs voix pour produire un ouvrage qui mettrait en évidence le riche savoir et l’excellence de la recherche de cette discipline. En acceptant l’invitation, ces spécialistes répondent ici, avec enthousiasme et rigueur, à des questions d’actualité concernant le monde du travail, notamment celles-ci :
La gestion des ressources humaines est-elle « humaine » ?
Quel rôle joue l’éthique dans ce domaine ?
Comment améliorer l’image du syndicalisme auprès des jeunes ?
Existe-t-il des différences de valeurs entre les générations dans une même organisation ?
Les programmes d’accès à l’égalité au Québec fonctionnent-ils vraiment ?
Les entreprises transnationales ont-elles une responsabilité sociale ?
Que sait-on de la santé et de la sécurité des jeunes au travail ?
Pourquoi avons-nous besoin de recherches comparatives transnationales en relations industrielles ?
Comment devenir un négociateur compétent ?
Les relations industrielles en questions

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 janvier 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782760642409
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,1050€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Les relations industrielles en questions
École de relations industrielles de l’Université de Montréal
Les Presses de l’Université de Montréal

Mise en pages: Chantal Poisson Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Titre: Les relations industrielles en questions. École de relations industrielles de l’Université de Montréal / sous la direction de Patrice Jalette. Noms: Jalette, Patrice, 1966- éditeur intellectuel. Description: Comprend des références bibliographiques. Identifiants: Canadiana (livre imprimé) 20200076817 Canadiana (livre numérique) 20200076825 ISBN 9782760642386 ISBN 9782760642393 (PDF) ISBN 9782760642409 (EPUB) Vedettes-matière: RVM: Relations industrielles. Classification: LCC HD6971.R45 2020 CDD 331—dc23 Dépôt légal: 4 e trimestre 2020 Bibliothèque et Archives nationales du Québec © Les Presses de l’Université de Montréal, 2020< www.pum.umontreal.ca Les Presses de l’Université de Montréal remercient de son soutien financier la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC).




Présentation
Le travail est au cœur de nos vies pour le meilleur ou pour le pire. Il peut être source de revenu, d’épanouissement, de socialisation, de dignité, voire de satisfaction ou même de bonheur. Il peut être cependant source des pires exploitations, aussi, des inégalités les plus ignobles, d’atteintes à l’intégrité physique et de mal-être psychique se déclinant de différentes façons. Le travail évolue sous l’impulsion des changements technologiques, économiques, sociaux, démographiques, sanitaires, environnementaux et identitaires. Notre société semble souvent démunie devant cette évolution, inapte à bien cerner les problèmes qui en découlent et encore plus à les résoudre. Pensons simplement à la précarité de l’emploi, à la conciliation travail-vie personnelle, à l’égalité en emploi, à la protection du revenu contre les risques sociaux, aux accidents de travail et aux maladies professionnelles, aux conflits de travail, à l’exercice des droits fondamentaux de la personne, à l’attraction et à la rétention de la main-d’œuvre, à la diversité des identités au travail ou à la discrimination. Face à la diversité et à la complexité de ces situations vécues dans les milieux de travail, la nécessité pour la société de compter sur une discipline scientifique qui étudie les différents problèmes liés au travail et qui forme des personnes aptes à les solutionner est manifeste. Le champ des relations industrielles occupe cette fonction depuis environ un siècle en Amérique du Nord en s’intéressant au passé, au présent et surtout au futur du travail et de l’emploi.
Au cours des ans, le champ a su évoluer et s’adapter à une réalité mouvante. Mais par quoi passe cette capacité des relations industrielles à rendre compte de la complexité du monde du travail, capacité qui rend si pertinentes les études effectuées dans le domaine? Pour évoluer et s’adapter à son objet d’étude, le champ des relations industrielles offre un espace de liberté aux chercheurs: s’il s’articule avec les grandes idées des sciences sociales et les grands principes de la démarche scientifique, il n’y a pas, en relations industrielles, de dogmes théoriques, disciplinaires, idéologiques ou méthodologiques auxquels tous doivent se plier sous peine d’excommunication. Pourtant, en dépit des différences qui pourraient les diviser, le point commun entre les chercheurs issus de diverses disciplines qui travaillent en relations industrielles est l’intérêt qu’ils partagent pour les problèmes du travail et leur volonté de les aborder dans toute leur entièreté et complexité. À eux, il revient d’étudier librement le travail et l’emploi dans une perspective globale, multidisciplinaire, solidement ancrée dans la réalité des milieux de travail et ouverte à la diversité des idées, des intérêts, des parties prenantes, des niveaux d’analyse, des méthodologies et des points de vue de même qu’à la pensée critique.
L’École de relations industrielles de l’Université de Montréal fête en 2020 le 75 e anniversaire de sa fondation. Que de chemin parcouru depuis 1945 et la fin de Seconde Guerre mondiale! De la section des relations industrielles qu’elle était au départ, l’École d’aujourd’hui propose la poursuite d’études spécialisées au baccalauréat, au deuxième cycle et au doctorat. Bon an mal an, elle accueille environ 1000 étudiants et étudiantes dans l’un ou l’autre de ses programmes. Cette année du 75 e anniversaire aura été marquée par la pandémie mondiale de la COVID-19 et la crise sanitaire. Les célébrations ont dû être remises, mais le projet de livre s’est néanmoins poursuivi, et sa publication est un legs concret.
Les auteurs des chapitres composant ce livre sont professeurs à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal. Chacun, chacune a choisi une question dans son champ de spécialité et y a répondu à la lumière de ses travaux de recherche. Ce projet, inspiré par nos collègues de science politique qui ont publié deux ouvrages sur le même modèle, a permis de rassembler des contributions non seulement individuelles, mais aussi collectives témoignant de certaines collaborations de recherches établies à l’École. Le résultat est un ouvrage en 23 chapitres donnant des clés à un vaste public pour comprendre un éventail de questions actuelles en relations industrielles.
L’ouvrage est subdivisé de manière à bien mettre en valeur les multiples et riches expertises présentes à l’École. La première partie regroupe des chapitres traitant de la discipline des relations industrielles. Le premier chapitre (Jalette) passe en revue les grands attraits du champ pour les personnes songeant à étudier dans le domaine et à y faire carrière. Le deuxième chapitre (Hilgert) mobilise une perspective historique pour montrer l’évolution éthique du champ, laquelle lui a permis de s’affranchir des biais et des préjugés discriminatoires au cours des décennies. Le troisième chapitre (Ozkan) explique ce que le développement des recherches transnationales comparatives a apporté au champ, qui par le passé a souvent adopté une perspective limitée au territoire national. Le quatrième chapitre (Jalette) montre en quoi la mondialisation et la démondialisation sont venues bouleverser le champ, et en quoi ses acteurs contribuent à ces processus et tendances.
La deuxième partie porte sur des enjeux contemporains en gestion des ressources humaines. Le cinquième chapitre (Haines) s’interroge sur le caractère humain ou inhumain de la gestion actuelle des personnes dans les organisations. Quant au sixième chapitre (Rousseau), il montre comment le travail d’équipe dans les organisations s’est transformé en raison de la diversification des membres, de l’utilisation des technologies de communication numériques et de l’intégration des robots. Le septième chapitre (Saba) remet les pendules à l’heure dans le débat autour des différences de valeurs entre les générations de travailleurs qui se côtoient actuellement dans les milieux de travail, en montrant que l’attention doit porter sur la prise en compte des besoins individuels et la cohérence des conditions de travail.
La troisième partie porte sur les relations du travail et le syndicalisme qui ont longtemps constitué le cœur des relations industrielles. Le huitième chapitre (Murray) apporte une réponse étoffée à une question fondamentale et peut-être candide: pourquoi la représentation collective? Le neuvième chapitre (Dufour-Poirier et Laroche) pose la question de la revitalisation des syndicats, et de l’implication des jeunes dans la vie syndicale. Le dixième chapitre (Barré) met en lumière les nouvelles formes d’action collective et l’enjeu de la précarité par une étude innovante des professions artistiques. Le onzième (Laroche) se concentre sur l’artisan des relations de travail, le négociateur de conventions collectives, et s’interroge sur les compétences ainsi que la formation nécessaires à l’exercice de ce métier. Enfin, le douzième chapitre (Jalette et Laroche) constate l’augmentation croissante de la durée des conventions collectives au Québec, en recense les facteurs explicatifs et montre la nécessité, après plus de vingt-cinq ans de déréglementation à ce chapitre, de mieux encadrer cet enjeu stratégique pour l’exercice du droit de négocier collectivement les conditions de travail.
Les chapitres de la quatrième partie mettent en évidence des enjeux fondamentaux pour les politiques gouvernementales en matière de travail et d’emploi: la participation, l’égalité et l’intégration de groupes particuliers sur le marché du travail et dans l’entreprise. Le treizième chapitre (Chicha) montre résolument en quoi la politique québécoise en matière d’accès à l’égalité et les programmes en découlant sont menacés par la gestion de la diversité, et propose un nouveau modèle d’analyse de ces politiques. Le quatorzième chapitre (Laroche et Genin) expose sans détour la situation des femmes québécoises et pose les jalons du chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre l’égalité professionnelle. Le quinzième chapitre (Cousineau) s’interroge sur la capacité des politiques fiscales d’influencer le comportement des travailleurs, par l’exemple de la politique du crédit d’impôt qui vise les travailleurs expérimentés en favorisant leur maintien ou leur retour sur le marché du travail.
La cinquième partie a pour thème la santé, la sécurité et le mieux-être au travail, qui sont depuis longtemps une grande préoccupation dans les milieux de travail et qui soulèvent aujourd’hui de nouveaux enjeux. Le seizième chapitre (Marchand) ouvre le bal avec un bilan exhaustif des facteurs susceptibles d’influencer la santé mentale en milieu de travail qui montre toute la complexité de cet enjeu. Le dix-septième chapitre (Dufour-Poirier) s’interroge sur le rôle des syndicats dans la ges

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