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Description




" Cet instrument qui fait tic-tac et qui date de près de 400 ans est désuet sur le plan technique parce que relativement imprécis - pour indiquer l'heure, mon téléphone est plus précis que ma montre -, en revanche, et cela est remarquable, il est un "morceau d'éternité" dans un boîtier. Car même dans mille ans une montre mécanique marchera et pourra être entretenue et réparée. Les montres sont faites par des hommes qui transmettent à l'objet leur passion, leur maîtrise, leur excellence et donnent ainsi naissance à l'âme de la montre."

Jean-Claude Biver




C'est le parcours d'un entrepreneur hors norme qui est retracé dans ce livre. Jean-Claude Biver a redonné ses lettres de noblesse à l'horlogerie suisse dans les années 1980 et 1990, quand, face à l'arrivée des montres à quartz japonaises, il a successivement fait revivre Blancpain, repositionné Oméga et donné un nouvel essor à Hublot. Il dirige aujourd'hui la division montres de LVMH.



Sa réussite va de pair avec une vision très forte de l'entrepreneuriat, du management et de l'innovation, qui fait de lui un défricheur, un inventeur de nouveaux chemins. Car, a-t-il coutume de dire, réussir suppose toujours d'être "le premier, différent et unique".



Jean-Claude Biver partage ici, avec nous, son expérience de grand capitaine d'industrie.






  • "Avec la passion, tout est possible" - Trouver sa voie


  • "Tu partageras, tu respecteras et tu pardonneras" - Vivre son éthique au quotidien


  • "On doit toujours être le premier, différent et unique" - Devenir et rester leader


  • "Demain doit être meilleur qu'hier" - Réaliser l'impossible


  • "Une montre haut de gamme n'est pas faite uniquement pour donner l'heure" - Dépasser la fonction de l'objet


  • "Avec les montres je retrouvais la machine à vapeur de mon enfance" - Réussir ses premiers pas


  • "Grâce à Blancpain je pouvais fabriquer une montre qui fait tic-tac" - Multiplier sa mise par près de 3000 en dix ans


  • "Avec Hublot nous marions hier à demain" - Multiplier les Big Bangs


  • "J'aime l'adrénaline de la conquête. Je suis guérillero dans l'âme" - Réussir quand on est outsider


  • "Je suis mon intuition" - Etre à la fois iconoclaste et efficient


  • "Je fais du Biver" - Maîtriser l'art de communiquer


  • "Toujours viser 1 + 1 = 3" - Dégager des synergies


  • "Un jour j'ai expliqué à ma femme que je voulais fabriquer mon fromage" - Cultiver l'authenticité et retourner aux sources


  • "Le vin est sacré - il est la fusion entre Dieu et l'homme" - Respecter et vénérer


  • "Je collectionne les montres avec le coeur" - Partager et transmettre


  • "Mes images d'enfance m'ont lié à cette terre où je vis aujourd'hui" - Se construire


  • "Seul l'amour donne la paix et l'harmonie" - Etre un homme


  • "Avec tout ce que j'ai reçu, je ne peux pas regretter ce que je n'ai pas eu" - Rester vivant


  • "Questionnaire de Proust"


  • Les 15 règles d'or de Jean-Claude Biver


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 septembre 2015
Nombre de lectures 1
EAN13 9782212271690
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0550€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

« Cet instrument qui fait tic-tac et qui date de près de 400 ans est désuet sur le plan technique parce que relativement imprécis – pour indiquer l’heure, mon téléphone est plus précis que ma montre –, en revanche, et cela est remarquable, il est un “morceau d’éternité” dans un boîtier. Car même dans mille ans une montre mécanique marchera et pourra être entretenue et réparée. Les montres sont faites par des hommes qui transmettent à l’objet leur passion, leur maîtrise, leur excellence et donnent ainsi naissance à l’âme de la montre. »
Jean-Claude Biver
C’est le parcours d'un entrepreneur hors norme qui est retracé dans ce livre. Jean-Claude Biver a redonné ses lettres de noblesse à l'horlogerie suisse dans les années 1980 et 1990, quand, face à l'arrivée des montres à quartz japonaises, il a successivement fait revivre Blancpain, repositionné Omega et donné un nouvel essor à Hublot. Il dirige aujourd’hui la division montres de LVMH.
Sa réussite va de pair avec une vision très forte de l'entrepreneuriat, du management et de l’innovation, qui fait de lui un défricheur, un inventeur de nouveaux chemins. Car, a-t-il coutume de dire, réussir suppose toujours d’être « le premier, différent et unique ».
Jean-Claude Biver partage ici, avec nous, son expérience de grand capitaine d’industrie.
Gérard Lelarge , conférencier et conseil en management et ressources humaines, conçoit et anime des séminaires intra et inter-entreprises, spécialement pour cadres et dirigeants. Il enseigne à l’université au niveau master ainsi que dans différentes écoles d’enseignement supérieur. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages et de nombreux articles, il dirige GL FORMATION ( www.glformation.com ).
JEAN-CLAUDE BIVER
L’homme qui a sauvé la montre mécanique
Entretiens avec Gérard Lelarge
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploita tion du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2015 ISBN : 978-2-212-56218-7
Sommaire

Avant-propos. La rencontre d’un homme
Chapitre 1. « Avec la passion, tout est possible »
Trouver sa voie
Chapitre 2. « Tu partageras, tu respecteras et tu pardonneras »
Vivre son éthique au quotidien
Chapitre 3. « On doit toujours être le premier, différent et unique »
Devenir et rester leader
Chapitre 4. « Demain doit être meilleur qu’hier »
Réaliser l’impossible
Chapitre 5. « Une montre haut de gamme n’est pas faite uniquement pour donner l’heure »
Dépasser la fonction de l’objet
Chapitre 6. « Avec les montres je retrouvais la machine à vapeur de mon enfance »
Réussir ses premiers pas
Chapitre 7. « Grâce à Blancpain je pouvais fabriquer une montre qui fait tic-tac »
Multiplier sa mise par près de 3 000 en dix ans
Chapitre 8. « Avec Hublot, nous marions hier à demain »
Multiplier les big bangs
Chapitre 9. « J’aime l’adrénaline de la conquête. Je suis guérillero dans l’âme »
Réussir quand on est un outsider
Chapitre 10. « Je suis mon intuition »
Être à la fois iconoclaste et efficient
Chapitre 11. « Je fais du Biver »
Maîtriser l’art de communiquer
Chapitre 12. « Toujours viser 1 + 1 = 3 »
Dégager des synergies
Chapitre 13. « Un jour, j’ai expliqué à ma femme que je voulais fabriquer mon fromage »
Cultiver l’authentique et retourner aux sources
Chapitre 14. « Le vin est sacré. Il est la fusion entre Dieu et l’homme »
Respecter et vénérer
Chapitre 15. « Je collectionne les montres avec le cœur »
Partager et transmettre
Chapitre 16. « Mes images d’enfance m’ont lié à cette terre où je vis aujourd’hui »
Se construire
Chapitre 17. « Seul l’amour donne la paix et l’harmonie »
Être un homme
Chapitre 18. « Avec tout ce que j’ai reçu, je ne peux pas regretter ce que je n’ai pas eu »
Rester vivant
Chapitre 19. « Questionnaire de Proust »
Chapitre 20. Les 15 règles d’or de Jean-Claude Biver
Épilogue. La connaissance d’un homme
Avant-propos
La rencontre d’un homme
À l’occasion de l’invitation de Jean-Claude Biver par le Wine Business Club, je découvre le président et CEO d’Hublot – et futur président du pôle horloger de LVMH – qui explique le mariage de l’or et du caoutchouc. Un maître horloger qui ne se contente pas de valoriser l’image de l’industrie de luxe suisse mais qui fabrique aussi du fromage, non pas pour le vendre, mais pour le distribuer notamment après ses conférences à New York, à Tokyo, à Pékin, à Lausanne... Un grand patron qui, dans un grand éclat de rire, explique qu’il a acheté avec son ami Jacques Piguet en 1981 la société Blancpain pour 22 000 francs suisses (environ 21 000 euros) et qu’il l’a revendue 60 millions dix ans plus tard. Un amateur de vins qui collectionne les grands crus, dont tous les millésimes de Château d’Yquem depuis 1811. Un sexagénaire au sourire inoxydable, rayonnant d’être à la fois père et grand-père. Un dirigeant dont les principes de management semblent particulièrement performants si l’on se réfère aux chiffres d’affaires et à la rentabilité des sociétés dont il a été responsable. Un dirigeant qui est à l’origine de la résurrection de Blancpain en 1982, du redéploiement d’Omega à partir de 1993 et de la mise sur orbite de Hublot en 2004.
À la fin de sa courte intervention, je joue des coudes pour échanger avec lui quelques mots et lui donner ma carte. JCB me tend la sienne, sa carte personnelle ! Je lui écris pour détailler mon projet : rédiger sa biographie. Quelques jours plus tard, je reçois un carton écrit de sa main, d’une magnifique écriture penchée, à gros traits noirs, élégants, déterminés. Puis un e-mail envoyé à 5 heures 23 (!) : un rendez-vous est fixé dans un grand hôtel parisien à 11 heures 15. À 11 heures, son assistante m’envoie un SMS : « Monsieur Biver est sincèrement désolé ; il aura un quart d’heure de retard. » Combien de grands patrons sont capables d’un tel sens du respect vis-à-vis d’un interlocuteur lambda ?
Jean-Claude Biver sort de sa sacoche les deux pages détaillant mon projet. Il valide l’ensemble. J’évoque alors le « questionnaire de Proust » auquel il pourrait répondre plus tard. « Pourquoi plus tard ? Faisons-le maintenant. » D’évidence le projet l’enthousiasme. Ainsi débute un travail en commun qui s’étale sur plusieurs mois lors de rencontres à Paris et près de Genève, à Nyon où est implantée la manufacture Hublot.
J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à ces rencontres et à l’écriture de ce livre. Et j’ai la fierté de penser que JCB a lui aussi aimé ces échanges qui lui ont permis, avec la passion et l’enthousiasme qui le caractérisent, de décrire son parcours singulier.
Excellente lecture à la découverte – ou la redécouverte – d’un acteur incontournable et original du métier de l’horlogerie de luxe et du monde des affaires.
Gérard Lelarge
Chapitre 1
« Avec la passion, tout est possible »
Trouver sa voie
Passer de la machine à vapeur à la montre suisse
Gérard Lelarge : On peut notamment vous définir comme un homme de passion et de conviction. D’abord un homme de passion. En 1975, vous trouvez votre voie : l’horlogerie. Comment naît ce qui deviendra votre principale passion ?
Jean-Claude Biver : De façon très simple : un jour je découvre le mécanisme de la montre de mon ami Jacques Piguet et je retrouve un jouet de mon enfance, un jouet que j’adorais : une machine à vapeur. Jacques me dit : « Tu as l’air d’être passionné, tu devrais travailler dans l’horlogerie. » Il avait raison : il y a en effet des similitudes entre la machine à vapeur et l’horlogerie ; elles possèdent toutes les deux des mécanismes, des roues, des pivots, des axes, des moteurs. Passer de la machine à vapeur à la montre n’est rien d’autre que de passer d’un jouet d’enfant à un jouet d’adulte. Quand on est enfant, on ne s’ennuie pas avec un jouet ; on ne devrait donc pas non plus s’ennuyer avec un jouet d’adulte. La montre est devenue mon jouet d’adulte et l’horlogerie ma passion.
J’explique souvent aux jeunes : la passion ne vous est pas toujours donnée à la naissance ; vous devez la chercher. Et quand vous l’aurez trouvée, votre métier ne sera pas seulement votre gagne-pain, mais votre passion. Vous trouverez alors votre voie et vous pourrez laisser une trace professionnelle.
Laisser une trace est pour vous essentiel.
Oui, plus exactement chacun doit laisser deux traces : une trace professionnelle et une trace d’amour. Celles-ci sont essentielles car elles donnent une raison de vivre. Je veux laisser ces deux traces le jour de mon départ, dans le cercle de ma famille, dans celui de mes amis et dans mon cercle professionnel.
Votre passion est d’innover, de créer. Vous avez réussi à faire de votre passion un métier ; ce qui est un « PLUS » très appréciable.
Faire de sa passion un métier est effectivement un privilège énorme. Pour moi il n’y a pas le travail pendant la semaine et la passion le week-end. Mon travail est ma passion. Donc pour moi, c’est week-end tous les jours.
Mister Five-Ten
On surnomme souvent Carlos Ghosn « Mister Seven-Eleven » parce que présent au bureau de 7 heures le matin à 11 heures le soir. Concrètement comment se structure une « journée type » de Jean-Claude Biver ?
Je me lève entre 4 et 5 heures, parfois plus tôt... Je consulte d’abord mes e-mails : chaque nuit, entre 22 heures, moment où je quitte mon ordinateur, et 4 ou 5 heures, environ cent e-mails sont arrivés. J’y réponds immédiatement. Ma journée commence. À 8 heures je pars pour la manufacture à Nyon et j’arrive à mon bureau à 8 heures et demie. Pour reprendre l’exemple que vous citez à propos de Carlos Ghosn, je suis pour ma part plutôt « Mister Five-Ten ». (Grand éclat de rire.)
Je peux travailler quinze ou vingt heures par jour et trois cent soixante jours par an ; je n’ai jamais l’impr

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