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Halte à la toute-puissance des banques ! : Pour un système monétaire durable , livre ebook

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Description

Pour la première fois, avec cet ouvrage, le monopole monétaire des banques et les déséquilibres qu’il engendre sont analysés et dénoncés : amplification des effets cycliques et de l’instabilité financière, concentration de la richesse, dévaluation du capital social, pensée économique réflexe et mimétique privilégiant le court terme, etc. À contre-courant des idées dominantes et pour contrer les effets ravageurs du système monétaire actuel, une voie profondément originale est ici proposée : briser le monopole des banques et généraliser un instrument déjà existant mais encore trop peu utilisé – les monnaies complémentaires –, ce qui permettrait enfin de rétribuer et d’encourager la solidarité, de favoriser la protection de l’environnement ainsi que la santé de tous. Un appel salubre et opportun au débat et à la réflexion ! Bernard Lietaer, professeur de finance internationale et spécialiste des questions monétaires, a été l’un des architectes de l’ECU, le mécanisme de convergence à l’origine de la monnaie européenne. Christian Arnsperger est professeur d’économie à l’Université catholique de Louvain. Sally Goerner est diplômée en ingénierie, physique des systèmes et psychologie. Ses travaux portent sur l’intégration de la complexité aux sciences humaines. Stefan Brunnhuber est vice-président de l’Institut européen de médecine et professeur invité de nombreuses universités. Le Chapitre européen du Club de Rome est un think tank international, affilié au Club de Rome. Sa vocation est de lancer des passerelles entre les institutions de l’Union européenne et le Club de Rome. Il entend servir de forum de réflexion sur le développement durable en Europe et à l’échelle planétaire. Système monétaire - Monnaies complémentaires - Ecosystème - croissance durable 

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 novembre 2012
Nombre de lectures 2
EAN13 9782738178015
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

©  O DILE J ACOB, OCTOBRE 2012
15, RUE S OUFFLOT, 75005 P ARIS
www.odilejacob.fr
ISBN  : 978-2-7381-7801-5
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo
 Le club de Rome-chapitre européen   Président honoraire, Son Altesse royale le prince Philippe de Belgique  Dire la vérité sur la monnaie
Remarques introductives au rapport adressé  à Finance Watch et à la World Business Academy

On nous ment sur la monnaie. Pourtant, la monnaie est au cœur de l’économie. Et l’économie mène le monde. D’elle dépend le bien-être des hommes, du berceau au tombeau. D’elle dépendent aussi l’exploitation des ressources naturelles de la planète et la qualité de l’environnement. Aujourd’hui, il est généralement admis que nous avons enfreint les limites de ce que peut supporter l’écosystème planétaire. Tout laisse penser que le chemin que nous suivons n’est pas durable.
Les pouvoirs publics, les médias et la plupart de nos dirigeants cherchent, par tous les moyens, à convaincre l’opinion d’adhérer à la pensée dominante. Le progrès de la société dépendrait de notre foi dans le paradigme en vigueur. Un seul credo prévaut : tout doit pouvoir s’exprimer en termes monétaires. Hors des structures financières et des usages bancaires tels qu’ils existent, hors du monopole monétaire, cet instrument de pouvoir décisif, point de salut. Les systèmes fermés sont préférés aux systèmes ouverts. La complexité est soigneusement évitée. Bref, on aborde la question de la durabilité en revendiquant la myopie…
Et pourtant, bien des réflexions et bien des expériences, un peu partout dans le monde, osent franchir ces limites étroites. À l’occasion de conférences ou de publications et, de plus en plus, sur le Web, des voix autorisées désignent les angles morts du paradigme actuel et nous invitent à agir sans plus attendre. Mais ces messages ne sont pas relayés par les grands médias. Ils sont ignorés par la plupart des responsables politiques. Ils n’atteignent pas le grand public. Et pourtant, l’opinion demande une réorientation radicale, au sein de l’Union européenne plus qu’ailleurs encore.
Le Chapitre européen du Club de Rome, dont le siège est à Bruxelles, a pour vocation de lancer des passerelles entre les institutions de l’Union européenne, les citoyens de l’Europe et le Club de Rome international, un groupe de réflexion à l’échelle mondiale, actif depuis plus de quarante ans. Le Chapitre européen est un lieu de réflexion sur le développement durable en Europe. Pour ces prochaines années, il s’est fixé un objectif stratégique : travailler sur les questions de la monnaie et de la gouvernance. À ce titre, il entend initier et encourager les recherches innovantes sur des concepts susceptibles de renouveler la réflexion dans ces domaines.
Nous avons confié à l’un d’entre nous, Bernard Lietaer, la mission de rédiger un rapport sur la monnaie et la durabilité qui puisse servir de contribution au débat de société plus général sur les orientations de l’Union européenne pour le développement, dans le contexte international de l’heure, débat qui devra impliquer les pouvoirs publics et les décideurs du secteur privé, les médias et le grand public. Avec ses coauteurs, Christian Arnsperger, Stefan Brunnhuber et Sally Goerner, Bernard Lietaer a mené à bien la rédaction du présent rapport, avalisé par le Chapitre européen du Club de Rome.
Même si son objet est, par définition, universel, le Chapitre européen du Club de Rome a jugé pertinent d’adresser d’abord ce rapport à un organisme européen légitime, reconnu et indépendant. Notre choix s’est arrêté sur Finance Watch, une association d’intérêt public, constituée récemment à l’initiative de députés du Parlement européen. Elle a vocation à orienter les activités de la finance dans le sens du bien public, à relayer la voix de la société civile dans les projets de réforme de la réglementation financière et à représenter les intérêts du public devant les législateurs concurremment aux lobbies du secteur de la finance.
Il nous a paru judicieux de mener, en parallèle, ce dialogue avec le monde économique. World Business Academy, think tank indépendant et réseau de décideurs économiques, a bien voulu être le second destinataire de ce rapport. Nous en sommes ravis. World Business Academy a pour mission d’inciter et d’aider le monde de l’entreprise à assumer ses responsabilités vis-à-vis de la société dans son ensemble et à réfléchir à son rôle à l’aune des questions sociales, environnementales et sociales. Elle se donne pour objectif de modifier les priorités des chefs d’entreprise, d’une conscience autocentrée à une volonté d’exemplarité, et plus généralement d’inciter chacun à trouver une cohérence entre son mode de consommation et ses valeurs.
Le Club de Rome se reconnaît dans de tels objectifs.
*
Au moment où ces lignes sont rédigées, nous assistons au démantèlement de l’État dans ses fonctions de garant du bien public. Dans les pays de l’Union européenne, tout ou presque est à vendre. Des programmes d’austérité sont imposés à tous les niveaux. L’agitation sociale ne cessera de croître si de nouvelles structures de gouvernance ne se substituent pas aux modèles obsolètes.
L’Union européenne est face à un grand défi. Nous osons espérer que la parution de ce rapport inclinera les responsables et les leaders d’opinion à changer d’orientation et à s’engager dans de nouvelles approches sur les questions monétaires. Une prise de conscience morale est désormais indispensable à tous les niveaux.
Le Chapitre européen du Club de Rome remercie l’Académie mondiale de l’art et des sciences, représentée par Ivo Slaus, son président, Gary Jacobs, président de son conseil d’administration et P-DG, ainsi que Felix Unger, président de l’Académie européenne des sciences et des arts pour le soutien qu’ils apportent à ce rapport en cosignant ces brèves remarques préliminaires.
 
Mark Dubrulle,
membre du Club de Rome
président du Chapitre européen du Club de Rome
 
Felix Unger,
président de l’Académie européenne des sciences et des arts
 
Ivo Slaus,
président de l’Académie mondiale de l’art et de la science
Message du secrétaire général  du Club de Rome  L’argent est-il le mal ?

L’argent, entend-on parfois, serait à la racine de tous nos maux. Il fait tourner le monde mais n’achète pas l’amour. La vérité est que l’argent est devenu un élément central de nos existences. Il est l’aune de notre croissance économique, de nos statuts sociaux et de nos modes de consommation. Deux milliards de Terriens ne possèdent pas l’argent nécessaire à leur simple survie ; en revanche, 1 % de la population mondiale possède plus d’argent qu’elle ne pourra jamais en dépenser et l’affiche avec une ostentation qui accable beaucoup d’entre nous.
Comment en est-on arrivé là ? Comment un simple outil, inventé pour servir un objectif louable – faciliter les échanges de biens entre ses usagers – a-t-il si mal tourné ? Comment s’est creusé cet abîme entre la finance et l’économie, entre les marchés financiers et l’économie réelle qu’ils étaient censés servir ? Les conséquences de cette autonomisation des marchés financiers se font toujours plus sentir. Au cours des quarante dernières années, le monde a été ébranlé par plus de 400 crises financières ; elles ont déstabilisé des pays, appauvri des populations et saccagé les ressources naturelles de la planète. De simples moyens, l’argent et les marchés financiers, sont devenus leurs propres fins.
Bernard Lietaer et ses coauteurs ont décidé de conduire une enquête ambitieuse – et qui tombe à point nommé – sur le rôle de l’argent et ses conséquences pour la durabilité. Ils nous embarquent dans un périple fascinant qui replace l’argent à sa véritable place dans la perspective d’un avenir durable. Ils décrivent l’émergence d’une société de la spéculation dans laquelle l’argent circule à l’échelle d’un casino planétaire, tandis que 2 % seulement des 4 000 milliards de dollars échangés quotidiennement sur le marché des changes sont injectés dans l’économie réelle. Imaginons ce qui se passerait si la situation était inversée, si 98 % de ces sommes étaient investis dans l’économie réelle. Quel serait l’effet sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté ? Sur le développement durable ?
Ce livre présente des arguments forts qui méritent d’être écoutés, assimilés et de servir de guide pour l’action. Le chapitre qui expose les effets de la monnaie sur la durabilité établit comment les crises mondiales auxquelles nous faisons face sont liées entre elles. La crise financière est l’un des éléments d’un puzzle multidimensionnel. Toutefois, ce livre ne se limite pas à poser le diagnostic des maux et des souffrances engendrés par notre système monétaire ; il indique aussi des voies inédites, des formules novatrices et des solutions possibles pour réformer la finance. Cet appel à une approche différente et à des stratégies innovantes est nécessaire aujourd’hui.
Le Club de Rome félicite les auteurs. Leur livre expose nombre des thèmes sur lesquels travaille le Club de Rome depuis des années. Qu’une réforme radicale de notre système financier soit indispensable ne fait aucun doute. Les excès dont il fait l’objet sont gros de périls. En l’absence d’un marché financier au fonctionnement bien réglé, il sera impossible de progresser dans la voie de la protection de

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