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Ces plantes qui guérissent l'habitat , livre ebook

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Description



Les phytotechnologies regroupent toute utilisation de plantes vivantes, répondant à des problématiques d'épuration de l'eau et de l'air, contrôlant l'érosion, restaurant des sites dégradés, captant les gaz à effet de serre ou réduisant la chaleur et la vélocité du vent. La phytoremédiation est une méthode de décontamination des sols, des eaux et de l'air, souillés par des polluants tels que les métaux lourds, les hydrocarbures, les pesticides... Elle est basée sur la capacité qu'ont certaines plantes à se développer en milieux contaminés, et à extraire, accumuler, stabiliser, volatiliser ou dégrader un agent polluant donné.



Le but de cet ouvrage est d'analyser les plantes et leur utilisation dans l'habitat, à travers un éventail rigoureux et appliqué. Quelle plante, pour quel usage ? Comment optimiser une construction grâce à ce que l'on appelle le génie végétal ? Cet outil bibliographique pourra être utilisé par des professionnels comme des particuliers souhaitant trouver des solutions raisonnées et raisonnables dans certaines problématiques d'aménagement.






  • Les plantes et la dépollution


  • Les plantes et la gestion de l'eau


  • Application du génie végétal pour la gestion de l'eau


  • Plantes susceptibles de dépolluer l'eau


  • Plantes capables de purifier l'air intérieur


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 02 février 2012
Nombre de lectures 96
EAN13 9782212161878
Langue Français
Poids de l'ouvrage 10 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

CES PLANTES
QUI GUÉRISSENT
L ’HABITAT
Phytoépuration et génie végétal
Sébastien Illovic et Vincent Bonnarme
Sauf mention contraire, les schémas et photos sont des auteurs sauf pp. 12 - 13 , 46 - 47 , 56 - 57 , 68 (bas gauche et droite), 98 - 99 , 101 (haut), 102 , 103 , 104 , 105 , 106 , 107 , 108 , 109 , 110 , 118 , 119 , 120 , 121 , 122 , 123 , 124 , 125, 126 , 127 , 128 : © Fotolia.com .
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2012, ISBN : 978-2-212-12713-3
SOMMAIRE
Remerciements
Avant-propos
Pourquoi ce livre ?
Chapitre 1 – Introduction…
Histoire d’une démarche ancienne
Origine des polluants
Une démarche nouvelle : le développement durable
LES PLANTES ET LA DÉPOLLUTION
Chapitre 2 – L’utilisation de plantes dépolluantes
Description et mécanisme de la plante
Méthodes de phytoremédiation
Chapitre 3 – Application des plantes dans la dépollution
Domaines d’applications
Le traitement de l’eau
Le traitement du sol
Le traitement de l’air intérieur
Bio-surveillance de la qualité de l’air
Chapitre 4 – Synthèse de la phytoremédiation
Avantages et inconvénients
Vers une recherche permanente des connaissances sur le pouvoir des plantes
LES PLANTES ET LA GESTION DE L’EAU
Chapitre 5 – La nouvelle politique des espaces verts raisonnés
La consommation en eau des particuliers
Les besoins importants des collectivités
Chapitre 6 – Le choix des plantes, vecteur d’économie d’eau
Les plantes utilisées
La mise en place des plantes
Plantes et restriction d’eau
APPLICATIONS DU GÉNIE VÉGÉTAL POUR LA GESTION DE L’EAU
Chapitre 7 – La « gestion différenciée » des espaces verts
Définition générale
La définition d’une collectivité
Chapitre 8 – Les méthodes alternatives de gestion des eaux pluviales
La bio-rétention
Les techniques de bio-rétention
Chapitre 9 – Contre l’érosion, les plantes « fixateurs » des sols
Des solutions selon les types de sol
La végétation rivulaire
Actions physiques positives de la végétation
Des solutions prévégétalisées
Les solutions de tapis anti-érosifs
Les limites
Chapitre 10 – La gestion des eaux usées
Traitement des eaux usées et filtre planté de roseaux
Le cas des collectivités
Le cas de l’assainissement individuel
Chapitre 11 – Les piscines naturelles
La piscine naturelle comme système d’épuration
Allier l’eau et le jardin
Postface – Les nouveaux horizons du génie végétal…
ALLER PLUS LOIN
Annexe 1 – Plantes susceptibles de dépolluer l’eau
Annexe 2 – Capacité des plantes à purifier l’air intérieur
Annexe 3 – Espèces végétales économes en eau
Les arbustes…
Les arbres…
Les vivaces…
Adresses et bibliographie
Adresses
Bibliographie
Index
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier plus particulièrement les entreprises citées et tout leur personnel qui ont bien voulu nous faire partager leur expérience dans cet ouvrage, notamment le cabinet Adev Environnement (Vincent Baudon, Julie Four, Charlotte Jacquet-Martin, William Mathalou (stagiaire) et la société Biozeo (Christophe Marchadier).
AVANT-PROPOS
Depuis plusieurs décennies, le développement économique a entraîné des conséquences environnementales irrémédiables avec des inégalités territoriales insoupçonnables à l’échelle mondiale. D’un côté, l’essor industriel galopant qui engendre des déséquilibres écologiques (pollutions, menaces sur les écosystèmes et la biodiversité) et de l’autre, des peuples qui se battent tous les jours pour survivre.
Avec le développement durable, nous avons pris conscience que la nature disposait d’outils permettant de rééquilibrer les milieux écologiques, naturels et urbains.
Les plantes sont un de ces outils particulièrement intéressants. Des études et des recherches nous prouvent qu’elles peuvent devenir de véritables alliés et amis dans beaucoup de situations à la maison, au bureau… ou ailleurs, dans des sites vierges.
L’utilisation des plantes doit pouvoir s’inscrire dans une démarche aussi bien privée que professionnelle. A l’échelle collective ou publique, l’espace vert n’est plus perçu simplement comme une solution facile pour combler du vide mais comme un choix délibéré, utile pour la société, qui s’inscrit dans une démarche de développement durable.
L’objet d’un ouvrage sur cette thématique est de présenter un recueil des plantes et des techniques qui apportent des solutions raisonnées et raisonnables dans certaines problématiques d’aménagement. Ce recueil d’informations n’a pas de prétention à l’exhaustivité car il se concentre sur une synthèse des études liées à l’utilisation/utilité des plantes, avec un certain nombre de retours d’expériences.
Il a l’ambition d’être un outil pour tous ceux, professionnels et particuliers, qui souhaitent pouvoir d’une part, apporter des réponses concrètes aux problèmes de pollutions mineures ou majeures et d’autre part, réfléchir à des aménagements publics qui seraient économes en entretien et en consommation d’eau.
POURQUOI CE LIVRE?
L’utilisation des plantes dans une perspective de développement durable intéresse de plus en plus les chercheurs, les professionnels et les industriels.
D’une part, grâce à leurs propriétés, les plantes peuvent agir pour épurer les différents milieux, l’air, l’eau et le sol, par des actions directes sur la pollution. En effet, certaines espèces de plantes sont potentiellement accumulatrices de polluants. De ce fait, les plantes peuvent servir pour la dépollution de sites, mais aussi pour le traitement des métaux lourds et divers polluants, l’épuration des eaux usées ou encore le traitement de la pollution de l’air.
D’autre part, elles permettent de réaliser des économies d’eau et ainsi de réduire la consommation en énergie. Comment ? En choisissant des plantes peu exigeantes en eau et résistantes au climat sec, tout en utilisant des méthodes alternatives pour limiter la consommation en eau.
Cet ouvrage se propose de répertorier les diverses espèces de plantes capables de capter certains polluants et de décrire les éléments assainis ainsi que le milieu traité. Pour chaque milieu contaminé, comme le sol, l’eau et l’air, il existe des familles de plantes permettant de les traiter.
L’autre objectif est de répertorier les différentes espèces végétales utiles pour une gestion raisonnée et économe en eau.

Cet ouvrage présentera successivement :
• Une partie consacrée à l’utilisation des plantes dépolluantes dans le cadre du développement durable, les mécanismes des plantes, les méthodes et les objectifs de la dépollution.
• Les différents traitements par les plantes concernant la pollution de l’eau, le sol et l’air. La description, les plantes utilisées, les éléments traités, les conditions d’implantation ainsi que l’efficacité de la plante sont répertoriés suivant les données disponibles.
• Une synthèse des avantages et des inconvénients , et l’état de l’avancement des recherches sur ce sujet, a été réalisée.
• Le rôle des plantes pour l’économie d’eau dans l’aménagement des espaces verts.
CHAPITRE 1
INTRODUCTION…
HISTOIRE D’UNE DÉMARCHE ANCIENNE
Depuis l’antiquité, dans le monde entier, les plantes sont utilisées par les hommes pour leurs différentes vertus, principalement médicinales et épuratoires.
L’utilisation des plantes par leurs capacités épuratoires pour le traitement de l’eau n’est pas un concept nouveau. Les Grecs et les Romains depuis l’Antiquité, ainsi que les Chinois depuis plusieurs siècles, utilisent les plantes pour traiter la pollution des eaux. Ils connaissaient l’effet dépolluant des plantes de type macrophyte (les plantes aquatiques visibles à l’œil nu).
Cependant, ce n’est qu’à partir des années 1950 que des chercheurs allemands commencent à analyser ce phénomène de façon scientifique. Ils mettent en évidence que ce ne sont pas les plantes elles-mêmes qui ont une activité dépolluante mais, plutôt, les bactéries vivant autour de leurs rhizomes (tige souterraine en forme de racines).
En France, des sociétés ont développé des systèmes de traitement des eaux par les plantes depuis les années 1990. Au 16 e siècle, André Cesalpino, un botaniste de Florence, découvre une plante poussant sur des roches naturellement riches en métaux (notamment le nickel). De 1814 à 1948, de nombreuses études sont faites par des scientifiques sur cette plante nommée Alysum Bertolinii. On découvre alors qu’elle accumule dans son organisme une forte teneur en métaux du sol où elle vit, une teneur plus importante que celle qui est dans le sol.
Par la suite, d’autres plantes ayant les mêmes propriétés d’accumulation des métaux sont découvertes.
C’est en 1970 qu’apparaît l’idée d’utiliser ces plantes aux propriétés particulières. Cette pratique a alors trouvé un regain d’intérêt notamment pour le traitement des composés organiques et des métaux lourds.

ATTENTION
Certaines plantes peuvent se développer en milieux contaminés.
Elles peuvent aussi extraire, accumuler, stabiliser, volatiliser ou dégrader un agent polluant donné.
La phytoremédiation est basée sur cette propriété et peut dans certains cas apporter une solution. Il s’agit d’ une méthode de décontamination des sols, des eaux et de l’air qui ont été souillés par des polluants comme les métaux lourds, les hydrocarbures, les pesticides … Elle est basée sur la capacité qu’ont certaines plantes à se développer en milieux contaminés, et à extraire, accumuler, stabiliser, volatiliser ou dégrader un agent polluant donné.

ALLER PLUS LOIN
L’étymologie du mot phytoremédiation provient du grec « phyton », se traduisant par « la plante » et du latin « remedium », qui se traduit par « rétablissement de l’équilibre ».
On peut donc considérer que l’efficacité des plantes vers des applications dépolluantes ne r

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