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PREMIER DE L’ÉCOLE, PREMIER DE LA VIE , livre ebook

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Description

Premier de l'ecole, premier de la vie est un récit autobiographique tiré de sources réelle et imaginaire centré sur l'éducation. L'ouvrage est à la fois critique et proactif : il explique les conditions essentielles pour un apprentissage de qualité permettant de reussir à l'écôle et dans la vie. L'auteur depeint le parcours bouleversant du fils d'un instituteur né avec une obsession qui est celui d'achever ses études et devenir journaliste. Soutenu uniquement par son père, ce dernier subira un accident de la route qui mettra ainsi un terme à son soutien. Malgré tout, il garde la patience et le courage grâce aux conseils de sa mère dans le but d'atteindre son objectif initial.La corruption, le manque de moyens, la misère, les grèves permanentes, les mafias au tour des examens, les harcèlements sexuels, l'irresponsabilité des parents d'élèves, l'incompétence de certains maîtres constituent des obstacles potentiels pour sa réussite.Victime de tous ces maux comme plusieurs autres enfants déshérités, il propose des pistes de solutions pour les futures générations à travers la notion de << quatre pieds de la marmites éducatives » qu'il explique dans ce présent ouvrage.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2024
Nombre de lectures 5
EAN13 9782492294600
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

PREMIER DE L’ÉCOLE, PREMIER DE LA VIE
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Amadou Oury SOUARE PREMIER DE L’ÉCOLE, PREMIER DE LA VIE
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Les Editions Plumes Inspirées Tous droits réservés Siège social : Dixinn, Camayenne, Conakry, Rép.de Guinée E-mail :les1spirees@gmail.comSite web: lesplumesinspirees.com Tel: (224) 621 997 437 ISBN :978-2-492294-60-0
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Chapitre I
L’école primaire  L’Ecole Nationale de Mafia (ENM) est une école publique à l’image du système éducatif. Un système qui met tout le monde dans une même boîte, apprenants, enseignants, autorités éducatives et parents d’élèves. Tous caractérisés par la paresse, la corruption et l’affairisme.  Conséquences, cette école produit un enseignement en déclin, des formations obsolètes, des diplômés inaptes.  Se jetant dans les souvenirs lointains de mon enfance à Maouba, je me remémore de ce bourg lointain entouré de gros arbres qui m’ont vu naître. Issue d'une famille aisée, mon père se nomait Talla et ma mère Fatoumata. Mon père s’était installé dans ce bourg, pour servir son pays. Il occupait un poste d’enseignant à l’école du village en tant que fonctionnaire d'État.  Trois ans après ma naissance, mon père m’a envoyé chez un maître coranique. Et six ans après il m’a inscrit dans une école Française. Quelques années après, mon
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père fut muté à Néré, un village qui s’ettendait sur une grande superficie.  À son arrivée dans ce milieu, il fut contraint de prendre ses responsabilités chose qui va lui conduire à son adhesion dans un camps. Au début, mon père se sentait comme un étranger qui, arrivé dans un milieu exotique, était contraint de s’intégrer. Et ce fut son cas. Ses connaissances et ses relations ne cessaient d’aller grandissantes dans ce village et ses environants. Il était directeur de l’école où il enseignait. Peu à peu, il commença à gagner de prestige, du respect et de la considération par tout.  Son fils que j’étais, se débrouillait pas mal pour avoir de nouvelles connaissances avec lesquelles jouer. En quelques jours, j’avais déjà eu beaucoup d'amis avec lesquels je jouais.  Voyant son fils grandir, Talla envisageait à chaque fois de me circoncire. Mais j’avais trop peur de cela plus que toute autre chose qui existe sur terre. Peut-être à cause de la douleur mais surtout les ragots et commérages que les gens développaient au tour de ce sujet. Surtout les femmes. Chacune racontait ce qu'elle avait entendu. Elles parlaient autant qu’elles pouvais.  Un soir comme d’ habitude, elles s'étaient regroupées pour piller le riz, le manioc, le sorgho… Moi et mon ami Abdoulaye, s’approchâmes à côté d'elles en jouant. Mais toute notre attention était figée sur elles. Chacune d'elle parlait en claquant les mains tout en pillant. Elles
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chantaient sans s’écouter. Celle qui avait les nouvelles les plus intéressantes avaient toujours le pouvoir de faire triompher sa voix. Celle-là, on l'écoutait attentivement et arrêtait meme parfois de piler. Quand elle finit ses commentaires, les questions, les contradictions commencèrent. Quelques minutes plus tard, la plus bavarde d’entre elles, dit avec une voix si bruyante que tout le monde se tu.
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Savez-vous que la grande cérémonie approche? Quelle cérémonie ? demandèrent ses amies.
 Aussitôt, nous arrêtâmes notre causerie car on redoutait déjà qu’elle fasse allusion à ce qui nous faisait autant peur qu’est notre circoncision. Moi et mon ami avait les yeux fixés sur cette fille qui avait débuté sa petite histoire de cérémonie. On attendait la suite de ses propos pour être rassurer. Mais les mots qui suivirent fut : je veux dire la cérémonie de circoncision de nos jeunes garçons ».  Mon ami et moi, nous nous regardâmes à nouveau, la peur dans le ventre.  Nous qui avions à un moment l'esprit ailleurs, ouvrâmes bien les yeux et tirâmes les oreilles comme la corne d'une guitare.  Elle continua: -Mais j’ai peur. -Pourquoi ? Repliquèrent les autres filles.
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-Selon les vieilles bouches, lorsqu’un jeune fuit au cours de la cérémonie, il se transformerait en un « Chimpanzé ».  A cause de la stupeur, mon ami Abdoulaye me serra contre lui très fort.  Ce meme jour, nous étions pressés de raconter cela aux autres amis. Ce qui occasionna une dispute entre nous deux. Car chacun voulait être celui qui va transmettre aux autres, cette nouvelle qui nous angoissait autant. Cependant, nous n’avions pas eu la chance ce soir de se réunir ensemble entre copains. Mais chacun avait la possibilité de diffuser la nouvelle à ceux qu’il rencontrait. Comme on dit que rien ne demeure, tout futur arrive et passe en devenant le passé et la vie continue.  Le lendemain, au petit matin, nous fûmes amener dans les lieux de circoncision. C’était dans l’enceinte de l'école ou enseignait Talla. On nous a inscrit sur une liste comme si c'était à la rentrée scolaire et ont nous amena loin, dans un endroit solitaire. On nous appela un a un. Chaque circoncis était ordonné de s’assoir sur un banc qu’on avait placé dans une cabane qui ressemblait à une aubette. C'est ce qui fut pour tout le groupe, et tout se passa dans les meilleures conditions. À l’accoutumée, la tradition voulait que la cérémonie soit clôturer par un coup de fusil dans l’air. C’est ce qui fut fait. Élever désormais au rang des braves guerriers, nous étions considérés par la société comme de vrais hommes. Une
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