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Description

Un couple – lui, vénal, coureur de jupons et son épouse dotée d’une bonne fortune mais un tantinet idiote –, va se retrouver kidnappé dans un entrepôt. Une voix inconnue leur ordonnera de châtier des êtres vils ayant commis des actes odieux.
Pièce par pièce, vous découvrirez un coupable, son histoire et son exécution, dans un savant mélange de sexe et de violence.
Comme l’indique le logo sur la couverture, ce livre est réservé à un public majeur et averti.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 mai 2023
Nombre de lectures 2
EAN13 9782925229094
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Titre
 
 
Christal Card
 
 
 
SAWSEX
 
 
 
Couverture réalisée par © Insight design real
Avis de non-responsabilité
 
 
 
 
Les événements relatés dans cet ouvrage sont de la fiction et toute ressemblance avec des personnages ou des évènements ayant réellement existé est fortuite.
Les sujets traités dans cet ouvrage sont sensibles, et ne sont pas appropriés pour tous les lecteurs. Nous recommandons la lecture de cet ouvrage à un public avertis de 18 ans et plus uniquement.
Les éditions Dreams Workshop General Partnership ainsi que l’auteure ne peuvent être tenus responsables des préjudices causés par la lecture de cet ouvrage.
Merci, et bonne lecture!
Prologue
Turpitudes juvéniles
 
 
 
 
 
Peut-on réussir sa vie quand, à dix ans, on a tué ses grands-parents paternels ?
 
Dédé et Ginette Benichou deviennent parents sur le tard. L’alcoolisme de la mère, conjugué au peu d’entrain que le père démontre pour le sexe, ne simplifie pas les choses. Comment peut-il en être autrement ? Bouffie par l’abus de vin et de pastis, la Ginette se montre plus facile à rouler qu’à porter. Rien chez elle n’attise le désir et André, son mari fuit tout contact physique avec elle. Une rosacée prononcée parsème son visage, ses yeux globuleux injectés de sang semblent sur le point d’imploser. Ses lèvres bleutées recouvrent une dentition noirâtre. Son haleine de chacal irait jusqu’à rebuter le clochard du coin.
Malheureusement, quand sa femme se trouve saoule, elle le frappe s’il refuse de copuler. Sans mauvais jeu de mots, plus elle se montre bourrée, plus elle souhaite se faire fourrer.
La Ginette ne connaît pas la douche, elle se lave le cul devant l’évier d’un coup de gant de toilette rapide. Ce manque d’hygiène provoque des mycoses à répétition, allant jusqu’au kyste vaginal. Elle semble la seule à ne pas se rendre compte qu’elle pue de la moule.
Avec dégoût, Dédé grimpe sur ce tas de saindoux en se contentant d’un rapport expéditif. Ses seins monstrueux pendent tellement qu’ils recouvrent une bonne partie de son ventre bosselé par une succession de bourrelets. Il cherche pendant des secondes interminables l’accès à sa chatte enfouie dans une jungle emmêlée.
Il lui arrive de simuler pour abréger ses souffrances. Moins de temps sa queue séjournera dans ce trou répugnant et moins il risquera d’attraper une saloperie.
Le pire moment se produit quand la pochtronne lui fourre sa langue visqueuse et avide dans la bouche. Il se retient, au prix d’un effort surhumain, de ne pas lui vomir dans la gueule.
Inapte au travail, elle est parvenue à obtenir une pension pour handicapé qu’elle dilapide pour assouvir son addiction. Pour boucler ses fins de mois, elle a accepté la proposition de l’épicier, un veuf de soixante-quinze ans, de venir à l’heure de la fermeture lui prodiguer une gâterie en échange d’une bouteille de vin bas de gamme. Son apparence physique ne semble pas l’incommoder outre mesure. C’est toujours mieux que d’empaler une chèvre dans le champ de son voisin, activité qu’il s’octroie souvent après le visionnage d’un film porno.
Le vieil homme profite d’elle, deux à trois fois par semaine. Privé de sexe depuis huit ans, il regagne de la vigueur depuis que la grosse Benichou lui pompe la queue. Il réussit à se vider les bourses en fermant les yeux, afin d’occulter de sa vision le boudin qui lui prodigue cette caresse buccale.
Ginette se retrouve enceinte à quarante ans et hésite quelque temps avant de le garder. C’est sa peur de l’hôpital qui motive son choix de renoncer à l’avortement et non le désir de devenir mère. Elle hait les gosses depuis sa plus tendre enfance. Aucun instinct maternel ne coule dans ses veines. Égoïste au possible, elle ne s’imagine pas partager son existence avec un morveux braillard dans les pattes. Préparer des biberons, changer des couches puantes, s’obliger à stopper sa sieste afin de le récupérer à l’heure de la sortie de l’école l’emmerdent d’avance.
Autant dire que le petit Antoine n’est pas le bienvenu quand il pointe le bout de son nez. Au moment où la sage-femme le pose, souriante, sur le ventre de Ginette, celle-ci tourne la tête avec dégoût à la surprise générale. « Les ennuis commencent », dit-elle sans la moindre gêne.
Élevé sans amour par des parents qui profitent des moindres vacances pour l’expédier chez Eugène, le père de Dédé, et Albertine, son épouse, enfant turbulent et instable, il passe ses journées à s’exercer à toutes sortes de conneries. Sa façon à lui, en manque certain d’affection, d’attirer l’attention d’une mère absente.
L’été de ses dix ans, il se retrouve, une fois de plus, à la campagne. Avec son vélo, il sillonne les alentours. Son divertissement favori consiste à épier les amoureux qui se donnent du plaisir dans les champs et les petits bois environnants au lieu d’admirer la faune sauvage, de s’émerveiller du chant des oiseaux en grand nombre, comme la plupart des gosses de son âge, d’offrir à sa grand-mère un bouquet de fleurs dénichées au fil de sa promenade, de pêcher, de jouer à Tarzan, de faire des ricochets sur l’eau de la rivière avec les cailloux recouvrant la berge. Non ! Lui, ce qu’il veut, c’est mater des femmes en maillot de bain ou à poil. Il s’autorise à chercher, des heures durant, un endroit isolé où un couple copule. Ce qui l’excite : admirer la fille sucer le sexe de son compagnon. Il se languit de grandir afin d’expérimenter à son tour les plaisirs de la chair.
Un jour, pendant que deux tourtereaux se baignent nus dans un étang, il vole la culotte de la naïade, un string noir en dentelle. Les effluves intimes éveillent en lui ses premiers émois ainsi que le début de ses séances de masturbation effrénées.
Eugène se déplace en fauteuil roulant depuis un AVC. Son épouse supporte mal ce fardeau et la garde de son petit-fils. C’est un peu trop pour une femme de soixante-seize ans, surtout à cause de son caractère de cochon. Il est toujours en train de se plaindre : du temps, de la chaleur, du déjeuner, du matelas qui sent le moisi, « comme ses grands-parents », se plaît-il à les insulter. Il se lève tous les matins bougon, hargneux, de mauvaise humeur. Il s’invente des démangeaisons douteuses causées soi-disant par des bestioles qui logeraient dans les draps.
Malgré tout, chaque après-midi, Antoine se charge de pousser le vieux jusqu’au lac où il désire pêcher. Il ne comprend pas pourquoi son grand-père aime passer des heures à tenter de rapporter quelques rares poissons pleins d’arêtes. Une activité bien ennuyeuse à ses yeux.
Depuis un mois, pratiquement tous les jours, il conduit l’homme âgé à son emplacement habituel pour tâter le goujon. Il râle, car il souhaite mater les baigneuses à quelques encablures de là : les corps dénudés aux poitrines fermes, aux culs galbés qui ravissent ses prunelles autant que son entrejambe. Il se masturbe, cependant son membre ne déverse pas encore de semence. Son ami Gino, lui, y parvient à douze ans.
Ses vacances deviennent ennuyeuses et il se voit mal continuer, durant trois autres semaines, à accompagner son grand-père. Pris d’un accès de folie ce jour-là, il attend que l’ancêtre soit assoupi, la bouche légèrement entrouverte, pour desserrer le frein du fauteuil, en affichant un sourire machiavélique.
Il n’hésite pas une seule seconde avant de le pousser fortement. L’attelage et son passager basculent dans l’eau froide du lac en provoquant des geysers. Le vieux se réveille subitement. Il panique, bat des bras désespérément. Le liquide déjà au niveau de la taille, il tente vainement de détacher la sangle qui le cloue au siège. Ses mains rendues noueuses par l’arthrose et son affolement le condamnent. Il gonfle une ultime fois ses poumons goudronnés dans l’espoir vain qu’on vienne le sauver, avant l’inévitable. Il jette encore un regard implorant à son petit-fils avant de disparaître dans les abîmes noirâtres. Des bulles, les dernières traces d’oxygène contenu dans la poitrine de son grand-père, remontent à la surface.
Le jeune Antoine savoure la minute qui s’écoule avant que l’ensemble ne soit englouti vers les profondeurs avec un ravissement non feint. Il patiente un bon quart d’heure, afin d’avoir la certitude que son aïeul est mort, puis il se met à courir vers la maison pour avertir sa grand-mère. Il s’étonne de sa capacité à jouer si bien la comédie. La vieille, affolée, le suit, en clopinant, jusqu’au lieu du drame. Déjà en larmes, elle crie désespérément le nom de son mari.
— Va chercher les secours ! Fonce prévenir les pompiers ! ordonne-t-elle.
Antoine s’amuse en observant toute la détresse du monde sur le visage de sa mamie. Il se penche vers le plan d’eau, puis s’exclame :
— Je vois quelque chose qui bouge !
Albertine se courbe en grimaçant - ses lombaires cimentées l’empêchent de se mouvoir aisément - pour regarder l’endroit que son petit-fils désigne. C’est une grave erreur. À deux mains, Antoine la pousse dans le dos. Elle s’écrase à la surface dans un plat remarquable, puis tente désespérément de nager. Ses gestes désordonnés brassent beaucoup d’eau, sans parvenir à la ramener sur la terre ferme.
— Aide-moi ! Antoine ! Qu’as-tu fait ? Fais-moi sortir de là ! Je vais mourir de froid.
Sans se soucier des cris désespérés de sa grand-mère, le jeune garçon admire le spectacle. Épuisée, la vieille femme pousse des gémissements, boit la tasse, crachote, tousse, amenuisant un peu plus ses forces. Dans un dernier sursaut, elle appelle une nouvelle fois son petit-fils.
« Crève, salope ! » est l’épitaphe d’Albertine avant de disparaître de la surface de l’eau. Seules ses mains restent un moment à battre dans le vide, puis s’enfoncent telle une nageuse acrobatique.
Il pédale jusqu’au centre du bourg pour alerter les pompiers en badinant, se retenant au prix d’un effort surhumain de siffloter. Il explique que sa grand-mère apporte chaque après-midi une collation et un quart de rouge à son mari au bord la rivière,

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