Les Loups de Paris - Tome II - Les Assises rouges , livre ebook

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LES LOUPS DE PARIS - TOME II - LES ASSISESROUGESJules LerminaCollection« Les classiques YouScribe »Faites comme Jules Lermina,publiez vos textes sur YouScribeYouScribe vous permet de publier vos écrits pour les partager et les vendre.C’est simple et gratuit.Suivez-nous sur : ISBN 978-2-8206-0851-2DEUXIÈME PARTIE – LES ASSISES ROUGESI – PLANS D’AVENIR– Le loch de M. le marquis ?… Nom de nom ! En v’là un tas de feignants !– Voilà ! voilà !… Pas la peine de crier, tu vas le réveiller, c’t homme !– Parbleu ! il est tout réveillé, puisqu’il demande à boire…– Et la nuit, comment ça s’est-il passé ?– Un vrai sucre… il a l’âme chevillée dans le corps…– Tant mieux ! c’est un bon zigue !Ce dialogue, émaillé de mots bizarres, était échangé entre deux personnages dont l’un, à demi caché par uneporte entr’ouverte, ne laissait passer que la tête, tandis que l’autre, debout sur la pointe des pieds, présentait unetasse dont il remuait soigneusement le contenu, au moyen d’une cuiller d’argent.Le premier – celui qui avait réclamé le loch de façon si énergique – avait retiré sa tête, et, refermant doucementla porte, était revenu, étouffant son pas, vers un lit soigneusement enveloppé de rideaux épais.– Êtes-vous là, mon ami ? demanda une voix faible.– Certainement, monsieur le marquis !… Que la foudre écrase Muflier s’il manquait à son service !– Pas si haut ! mon ami, pas si haut !… Donne-moi à boire…– Voilà l’objet…Et Muflier – car c’était lui, ...
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Date de parution

30 août 2011

Nombre de lectures

140

EAN13

9782820608512

Langue

Français

Les Loups de Paris - Tome II - Les Assises rouges
Jules Lermina
Collection « Les classiques YouScribe »
Faitescomme Jules Lermina, publiez vos textes sur YouScribe
YouScribevous permet de publier vos écrits pour les partager et les vendre. C’est simple et gratuit.
Suivez-noussur :

ISBN 978-2-8206-0851-2
DEUXIÈME PARTIE – LES ASSISES ROUGES
I – PLANS D’AVENIR
– Le loch de M. le marquis ?… Nom de nom ! En v’là un tas de feignants !
– Voilà ! voilà !… Pas la peine de crier, tu vas le réveiller, c’t homme !
– Parbleu ! il est tout réveillé, puisqu’il demande à boire…
– Et la nuit, comment ça s’est-il passé ?
– Un vrai sucre… il a l’âme chevillée dans le corps…
– Tant mieux ! c’est un bon zigue !
Ce dialogue, émaillé de mots bizarres, était échangé entre deux personnages dont l’un, à demi caché par une porte entr’ouverte, ne laissait passer que la tête, tandis que l’autre, debout sur la pointe des pieds, présentait une tasse dont il remuait soigneusement le contenu, au moyen d’une cuiller d’argent.
Le premier – celui qui avait réclamé le loch de façon si énergique – avait retiré sa tête, et, refermant doucement la porte, était revenu, étouffant son pas, vers un lit soigneusement enveloppé de rideaux épais.
– Êtes-vous là, mon ami ? demanda une voix faible.
– Certainement, monsieur le marquis !… Que la foudre écrase Muflier s’il manquait à son service !
– Pas si haut ! mon ami, pas si haut !… Donne-moi à boire…
– Voilà l’objet…
Et Muflier – car c’était lui, toujours lui, le beau, l’ineffable Muflier – tendit à Archibald de Thomerville la tasse dans laquelle, par une délicatesse toute maternelle, il avait trempé ses lèvres à la dérobée pour s’assurer que le breuvage n’était pas trop chaud.
Ah ! qu’il était vraiment beau, Muflier, les reins ceints d’un long tablier de toile blanche, qui dessinait ses formes d’Antinoüs.
Quelques jours auparavant, on avait rapporté à l’hôtel le corps inanimé d’Archibald. Armand de Bernaye avait aussitôt mis en œuvre tous les moyens que suggère la science pour rappeler à la vie les noyés. Il avait placé le corps légèrement incliné, la tête en bas. Puis il avait insufflé, lèvre à lèvre, de l’air dans les poumons. Bref, au bout d’une heure, quelques symptômes favorables s’étant manifestés, Armand avait continué ses énergiques frictions.
Or, Muflier, qui ne dormait que d’un œil à l’étage supérieur, avait entendu vaguement le bruit d’un continuel va-et-vient. Le brave Loup était naturellement curieux : et puis il était hanté par des visions de gendarmerie qui troublaient sa quiétude.
Il s’était levé sur la pointe du pied, dédaignant d’ailleurs de se vêtir. Il avait posé la main sur la serrure. La porte n’était pas fermée.
Cette confiance l’eût touché, s’il ne s’était souvenu qu’Archibald lui avait recommandé, et avec raison, de ne pas sortir, s’il ne voulait avoir maille à partir avec les protecteurs de la sécurité publique. Avant d’enfreindre la consigne, il eut un scrupule, et s’approchant du lit où Goniglu se laissait entraîner à ses rêves paradisiaques, il lui mit la main sur l’épaule :
– Hein ! fit Goniglu en tressaillant… le gendarme…
– Non, ton ami Muflier.
– Pourquoi me réveilles-tu ?
– Il y a du grabuge dans la maison… j’ai envie d’aller voir.
– Pas d’imprudence ! Tu vas te faire piger …
– J’ai confiance en la parole d’un gentilhomme.
– Hum ! nous savons ce que c’est qu’une parole… Nous en avons tant donné !
– N’insulte pas notre hôte, qui m’a l’air d’un bonhomme très-réussi… Moi, je dis qu’il lui arrive peut-être quelque chose… On ne sait pas… Il a peut-être besoin d’un coup de main… Ma foi, tant pis ! j’y vais.
– Muflier ! cria encore Goniglu.
Mais Muflier était de ces natures généreuses que la réflexion enhardit. Il descendit donc à pas de loup, et apercevant sous une porte un filet de lumière, il se pencha tout simplement pour regarder par le trou de la serrure. Or, que vit-il ?
Armand de Bernaye, qui se livrait sur le corps d’Archibald aux frictions que nous avons dites.
Muflier haussa les épaules.
– Pas de nerf ! murmura-t-il. Mais haïe donc ! va donc, marche donc !… Ah çà ! il est noyé, le marquis !… Bigre !… encore un tour de cette canaille de Biscarre !…
Et il continuait à mi-voix ses objurgations à l’adresse d’Armand.
Tout à coup ce dernier, sans se détourner, adressa quelques mots à un des laquais qui se trouvaient là et qui, se hâtant pour exécuter l’ordre reçu, ouvrit brusquement la porte.
Hélas ! cette porte ouvrait en dehors ! La tête de Muflier était juste à hauteur de la serrure…
La porte entraîna la serrure, naturellement, et la serrure, non moins naturellement, cogna en plein le nez majestueux de Muflier, qui, brusquement lancé en arrière, tomba, toujours naturellement, en arrière, les quatre fers en l’air, comme on dit.
Or, il était, n’en déplaise au lecteur,
Dans le simple appareil
D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil.
D’où l’originalité du tableau.
– Quel est cet homme ? cria Armand.
Déjà deux laquais avaient remis Muflier sur sa base.
Se drapant dans sa dignité : – Monsieur, dit Muflier, mon apparition et surtout mon costume peuvent vous paraître étranges… Qui je suis ? Un ami, un hôte de M. le marquis, et je prends la liberté de vous remercier du dévouement dont vous faites preuve en ce moment.
Il était superbe, Muflier. Armand le regardait. Tout à coup un souvenir traversa son cerveau.
– Ah ! vous êtes un des deux…
– Gentilshommes, – interrompit Muflier, qui prévoyait une épithète désagréable ; – gentilshommes auxquels M. le marquis a bien voulu offrir une courtoise hospitalité…
– C’est bien. Mais que venez-vous faire ici ?
– Mon Dieu, monsieur, si je ne craignais de vous froisser, je me permettrais de vous dire que mon concours peut vous être utile.
– En quoi, je vous prie ?
– Mon Dieu, je vous le répète, ne vous épatez pas, mais, vrai de vrai, vous frottez mal.
– En vérité…
– Vous manquez de zinc, et si vous voulez me permettre, avec ces bras-là, je ferai de la meilleure ouvrage.
Il mit à nu ses bras velus comme les pattes d’un ours.
– Vous savez comment se font ces frictions ?…
– Oh ! oui !
Le fait est que dans ces temps heureux, il était un commerce spécial que nous rappellerons au lecteur et qui pendant longtemps avait servi de ressource au doux Muflier.
L’autorité donnait une prime à qui repêchait un noyé : 15 francs pour un vivant, 25 francs pour un mort . C’est bizarre, mais c’était ainsi.
Alors Muflier se promenait tranquillement au bord de l’eau : il poussait un passant dans la Seine ou le canal, lui laissait le temps moral pour que l’asphyxie fût complète, puis se jetait lui-même à l’eau et ramenait le corps sur la berge.
Alors il le portait au poste le plus voisin : on envoyait chercher un médecin, et Muflier regardait.
Sa position était délicate : si la vie était ramenée dans ce corps inanimé, primo , il perdait 10 francs ; secundo , le noyé pouvait se plaindre de l’indélicatesse dont Muflier avait fait preuve à son égard.
Ce qui explique avec quel soin Muflier suivait les progrès du traitement, dont il étudiait toutes les phases, prêt à s’esquiver si la science triomphait de la mort.
Donc les frictions, fumigations, insufflations n’avaient pas de secret pour lui.
Il est bien entendu qu’il négligea – et pour cause – de donner à M. de Bernaye ces délicates explications.
Armand vit ces bras vigoureux, et chez lui le médecin triompha de l’hésitation de l’homme. D’ailleurs n’était-il pas là ?
– Essayez, dit-il. Seulement, n’oubliez pas que je ne vous perds pas de vue.
Muflier eut un sourire : il jeta sur les laquais un regard dédaigneux, comme pour railler leur débilité, et il s’approcha du lit.

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