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Description

Ancien commandant de la DGSI, Angelina Rossi a créé son agence d’enquêtes privées à Rambouillet.


Anastasiya Markov a fui l’URSS en 1955 et s’est réfugiée en France, où elle devient employée de maison en extra. Un soir de janvier 1960, elle part travailler en laissant sa fille chez la voisine... mais elle ne revient jamais !


Sollicitée par la petite-fille d’Anastasiya, Angelina accepte d’enquêter sur cette étrange disparition. Très vite, des pistes la conduisent au château de Rambouillet...


Que s’est-il passé ce jour-là ? Qu’est-il arrivé à Anastasiya ?


Pour résoudre ce mystérieux cold case, Angelina Rossi devra explorer certaines heures bien sombres du passé...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 mars 2022
Nombre de lectures 70
EAN13 9782374539379
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation
Ancien commandant de la DGSI, Angelina Rossi a créé son agence d’enquêtes privées à Rambouillet.
Anastasiya Markov a fui l’URSS en 1955 et s’est réfugiée en France, où elle devient employée de maison en extra. Un soir de janvier 1960, elle part travailler en laissant sa fille chez la voisine… mais elle ne revient jamais !
Sollicitée par la petite-fille d’Anastasiya, Angelina accepte d’enquêter sur cette étrange disparition.
Très vite, des pistes la conduisent au château de Rambouillet…
Que s’est-il passé ce jour-là ? Qu’est-il arrivé à Anastasiya ?
Pour résoudre ce mystérieux cold case, Angelina Rossi devra explorer certaines heures bien sombres du passé…
 
Gilles Milo-Vacéri a une vie bien remplie. Après des études de droit, il vit pendant quelques années de multiples aventures au sein de l’armée puis entame une série de voyages sur plusieurs continents afin de découvrir d’autres cultures. C’est un auteur protéiforme, explorant sans cesse de nouveaux territoires. Le polar ou le thriller, le roman d’aventures inscrit dans l’Histoire ancienne ou plus contemporaine, les récits teintés de fantastique, se sont imposés à lui en libérant complètement sa plume de toutes contraintes et révélant un imaginaire sans limites. Au-delà d’une trame souvent véridique, le suspense et les intrigues s’imposent dans ses romans, apportant une griffe particulière à ses publications. Un pied dans la réalité, l’autre dans un univers étrange où tout peut devenir possible, Gilles Milo-Vacéri surprend ses lecteurs avec des textes au réalisme angoissant. Il aime conserver un lien étroit et permanent avec son lectorat, lors de rencontres dédicaces ou grâce à sa présence sur les réseaux sociaux et son blog officiel qu’il anime très activement.
 
Blog officiel - Facebook - Twitter
COÏNCIDENCE MORTELLE
Enquêtes Parallèles - II
Gilles Milo-Vacéri
38 rue du polar
In memoriam ,
À Stéphanie Monfermé,
épouse, mère et fonctionnaire de Police,
assassinée lâchement, le vendredi 23 avril 2021,
au cours d’une attaque terroriste à Rambouillet.
Requiescat in pace.
 
À sa famille, ses collègues et tous ses proches.
 
À la ville de Rambouillet,
 
À Géraldine, Catherine et Fabrice,
mes amis qui me sont si chers,
ainsi qu’à tous les Rambolitains.
 
À Caroline, ma femme
Avertissement
Ce roman est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant existé et cités dans le texte, ne serait que pure coïncidence. En effet, certains détails historiques, bien réels, sont donnés pour appuyer la crédibilité de l’ensemble et ce serait une erreur d’y voir une quelconque révélation.
Prologue
Samedi 9 janvier 1960
Rambouillet - Centre-ville
 
Une vague de froid subite avait paralysé tout le pays, et Rambouillet ne faisait pas exception.
Une Peugeot 403 roulait au pas tandis que les essuie-glaces peinaient à évacuer les gros flocons propulsés par un vent violent, qui soufflait en bourrasques. Son chauffeur se battait avec le volant, car il lui était impossible de voir les plaques de verglas traîtresses sous l’épaisse couche de neige. Après une énième embardée, heureusement au ralenti et sans conséquence, il tourna dans une rue et le bruit du moteur s’éloigna.
Il n’était que 18 h 30 et la nuit hivernale, baignée des halos évanescents des lampadaires, se parait d’un costume féerique, arborant un manteau immaculé et de nombreuses stalactites de givre, disséminés ici et là. La rue était déserte, et il suffisait de lever les yeux pour découvrir les lumières derrière les fenêtres protégées par les volets. Les Rambolitains s’étaient calfeutrés chez eux, fuyant ce froid polaire. Dans un silence lourd et étrange, on n’entendait que le blizzard qui balayait tout sur son passage et parfois, très loin, quelques aboiements.
Une porte cochère s’ouvrit et une silhouette épaisse mit le pied dehors. D’elle, on apercevait à peine le haut du visage, le reste disparaissant sous un bonnet de laine et une écharpe, enroulée autour du cou et devant la bouche. Ses paupières mi-closes masquaient un regard bleu turquoise, tandis que des mèches d’un blond doré, échappées de sa coiffe, gênaient sa vision, déjà agressée par le vent. Le manteau, chaud et confortable, effaçait son corps gracile, la couvrant jusqu’aux chevilles. Des bottes de fourrure complétaient son armure hivernale, ainsi que des gants de cuir, insuffisants à la protéger des engelures.
Elle fit quelques pas hésitants sur le trottoir et s’apprêta à sacrifier au rituel du soir, comme à chaque fois qu’elle devait laisser sa fille de sept ans chez la voisine. Elle traversa prudemment et arrivée en face, se tourna pour regarder la fenêtre du premier étage. Dans le rectangle de lumière, elle reconnut tout de suite la petite ombre dont elle devinait difficilement les traits en contre-jour. Katerina était juchée sur un tabouret et, le bras tendu, elle faisait un signe d’au revoir. À son tour, sa mère fit de grands gestes des deux mains, tout en sautillant sur place. Lorsqu’elle était soumise à une forte émotion, la jeune femme s’exprimait dans sa langue natale.
— Daragaya 1 … Katyonak 2 … murmura-t-elle.
Elle baissa alors son cache-nez, affrontant la morsure de froid pour lui envoyer des baisers. Là-haut, la petite fille l’imita en faisant le même geste.
— Ya lyublyu tibya fsyei douchoy 3 …
Puis sa voisine apparut, écarta gentiment Katerina en lui ébouriffant les cheveux et ferma rapidement les volets. La jeune femme resta figée sur place quelques secondes puis elle rajusta son écharpe et commença à marcher pour ne pas geler sur pied. Laisser sa fille toute la nuit lui déchirait le cœur, mais elle n’avait guère le choix. Il fallait travailler pour manger et payer le loyer.
La route serait longue jusqu’à son lieu de travail. Pour tromper sa tristesse et oublier les frissons glacés qui parcouraient tout son corps, elle s’amusa à reconnaître les voitures garées. Elles n’étaient pas encore complètement recouvertes et elle pensa que ce serait bien d’avoir la sienne. Ce n’était qu’une question de moyens. Ou de temps.
— La 203 de madame Duchemin… le coupé Facel Vega de David… celle-ci, j’en sais rien…
Plus elle s’éloignait, moins elle pouvait les identifier. Peu à peu, elle s’enferma dans le silence. On ne voyait plus que les bouffées de vapeur qui transperçaient l’écharpe au rythme de sa marche.
— Quel temps pourri ! On se croirait à Moscou, Pizdiets 4  ! jura-t-elle, en évitant de justesse une glissade
Bientôt couverte de givre et de neige, elle devint un fantôme blanc et se perdit dans les brumes, happée par l’hiver et engloutie par les ténèbres. Les traces profondes de ses pas furent couvertes par de nouveaux flocons et s’effacèrent, comme si elles n’avaient jamais existé.
 
*
Dimanche 10 janvier 1960
Rambouillet - Centre-ville
 
Un jour gris s’était levé, encombré de nuages chargés de neige et seul le vent s’était calmé. Le camion du laitier assura tout de même sa tournée quotidienne. Le bruit était familier, presque rassurant, car il s’arrêtait régulièrement pour déposer ses bouteilles pleines et ramasser les vides. En ce dimanche matin, il n’y avait personne sur les trottoirs brillants de verglas. Ce serait un jour bien triste, sans enfants pour jouer dehors ni conversations au bar du coin, car l’hiver célébrait sa victoire.
Au premier étage de l’immeuble, on pouvait apercevoir un petit visage collé à la vitre et de chaque côté, ses petites mains aux doigts écartés, posées à plat. Avec une angoisse bien perceptible, Katerina fixait la rue de ses yeux du même bleu que ceux de sa mère. Ses traits enfantins, déjà durcis par les épreuves du passé, étaient encore plus graves que d’habitude.
Soudain, elle eut un sanglot silencieux et une première larme coula sur sa joue. Puis une seconde. Enfin, ce furent deux ruisseaux ininterrompus qui noyèrent ses joues d’un chagrin que personne ne pourrait jamais apaiser. Ses lèvres ne dessinaient qu’un mot unique qu’elle répétait maintenant comme une prière interminable.
— Mamoulechka 5 …
La neige retomba, unique témoin du drame qui se jouait. Katerina ne bougea pas et attendit. Longtemps. Très longtemps.
Puis elle comprit que sa mère ne reviendrait jamais.
Elle n’avait que sept ans.
Chapitre I
Vendredi 17 septembre 2021
Rambouillet - Zone du Bel Air - Rue G. Eiffel - Agence AREP
 
Comme à son habitude, Angelina Rossi arriva la première. Elle désactiva l’alarme puis ouvrit les locaux de son agence d’enquêtes privées. Les derniers travaux étaient achevés depuis deux mois et elle examina son nouvel environnement avec un regard satisfait. L’AREP présentait bien et se montrait digne de la clientèle haut de gamme qu’elle y recevait maintenant. Sa dernière grosse affaire, en janvier 2020, lui avait permis quelques aménagements qui devenaient urgents. Avec cet agrandissement, l’embauche de deux personnes supplémentaires avait été impérative. Par chance, tout s’était bien passé et les lourds investissements qu’elle avait entrepris ne pesaient pas tant que ça sur sa trésorerie.
La météo pluvieuse l’avait obligée à prendre son imper et un parapluie. Elle se dévêtit dans son bureau pendant qu’elle lisait les transmissions de la nouvelle secrétaire, posées sur le sous-main. Rien de bien important ni d’urgent. Elle allait pouvoir souffler un peu. Les billets de message téléphonique étaient bien organisés par date et heure d’appel, cela la fit sourire. Elle avait vraiment mis la main sur une perle. Hélène Maertens, 52 ans, était veuve et originaire du Nord. Cette femme avait vécu un drame familial et pour s’en sortir, elle s’était jetée à corps perdu dans son travail. Efficace, rigoureuse, très méthodique, parlant couramment cinq langues, son passé de secrétaire de direction d’une grande multinationale avait joué en sa faveur. Quoique charmante, elle ne prêtait aucune attention à son apparence physique et portait trop souvent des vêtements sombres et stricts. Son visage, agréable et avenant, était desservi

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