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Napoléon Ier en Amérique , livre ebook

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Description

1815. Royan. C’est un homme qui fait ses adieux à la France qui embarque à bord du Pike, accompagné seulement de quelques hommes de confiance. Sa destination: l’Amérique, où il se veut simple citoyen, cultiver une existence sereine au cours de laquelle il serait question de découvertes, de jardinage, de loisirs, de lectures. Une vie qu’il veut encore poursuivre incognito, car celui qui se fait appeler Duroc en a présent fini avec son passé, avec ses faits d’armes, avec la gloire et la renommée. Non, décidément, il serait bien difficile de reconnaître derrière cet homme qui prétend être un général de l’armée suisse l’empereur Napoléon Ier lui-même… L’imagerie associe à un Napoléon revenu de l’exercice du pouvoir aigreur et froideur; avec cette variation sur les dernières années de vie de l’empereur, grâce à un tour de passe-passe astucieux, J.-M. Courtois touche néanmoins à une autre facette du grand homme et souligne le possible apaisement d’un être qui se serait installé aux États-Unis. Quasiment bucolique, ce nouveau cadre, situé à mille lieues des vicissitudes européennes et françaises, voit ainsi éclore un homme au caractère humaniste, généreux et sage.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 mai 2012
Nombre de lectures 75
EAN13 9782748384147
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0038€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

er Napoléon I en Amérique
Jean-Marie Courtois er Napoléon I en Amérique
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0116952.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
Chapitre premier. Le départ Il était alors 10 heures du soir, le 12 juillet 1815. er À minuit précis, l’empereur Napoléon I , alias le géné-ral Louis Duroc, en compagnie des colonels Latour, Valfort et Vignal, quitta l’île d’Aix dans un canot en direc-tion de Rochefort. De là, une voiture les emmena à Royan, sous la conduite du colonel Vignal qui avait déjà fait le voyage avec le général Lallemand. La nuit était claire, le ciel rempli d’étoiles et l’on parcourut sans encombre les douze lieues qui séparaient Rochefort de Royan. Durant tout le trajet, personne ne parla. Chacun était conscient de la gravité de l’heure. L’empereur, revêtu de l’uniforme de général de l’armée suisse, semblait absorbé par des réflexions profondes. Arrivé à Royan où on les attendait, le groupe monta dans un canot qui, aussitôt, prit le large. À mesure que, dans le petit matin, le canot s’éloignait du rivage, on distinguait, à quelques encablures, deux bricks de douze canons battant pavillon américain. C’était lePike et leLudlow, deux corsaires de Baltimore qui at-tendaient les quatre passagers, selon les accords passés avec le général Lallemand. Avant de monter à bord du Pike, l’empereur fit donner un napoléon d’or à chacun des huit rameurs qui l’avaient transporté jusqu’au brick. « Adieu, mes amis, leur dit-il. Soyez heureux. » Arrivé sur le pont du navire, l’empereur fut reçu en ces termes : « Général Duroc,grand merci pour l’honneur que vous nous faites de monter à bord duPike. Soyez le bienvenu et
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souhaitons-nous bon voyage et bon vent. » C’était le capi-taine Jacques Laflamme qui l’accueillait sur son navire, entouré de quelques membres de l’équipage. Aussitôt lePike leva l’ancre et mit à la voile pour la haute mer, suivi duLudlow. Ces deux navires, qui étaient de grands marcheurs, naviguaient de conserve. Le vent était faible et la mer calme. Après une demi-heure de mar-che, on vit apparaître à bâbord deux frégates anglaises puissamment armées, lePactoluset leHebrus. Ces fréga-tes avaient pour mission de bloquer l’estuaire de la Gironde. Cependant, à la vue du pavillon américain et comme les deux corsaires étaient déjà assez loin, la croi-sière anglaise ne les inquiéta pas et les laissa passer. Sortis de l’estuaire de la Gironde, les deux corsaires mi-rent le cap sur l’ouest et s’éloignèrent à grande vitesse. À bord duPike, le capitaine Laflamme présenta ses officiers au général Duroc. Ceux-ci ainsi que les hommes d’équipage étaient de rudes marins rompus aux choses de la mer. Tous avaient traversé plusieurs fois l’Atlantique et bourlingué dans la mer des Antilles, aux Caraïbes et tout le long de la côte américaine. Bon nombre d’entre eux, y compris le capitaine Laflamme, parlaient français, car ils étaient originaires de Gaspésie, située au Canada où l’on parle français. On installa le mieux possible les quatre voyageurs dans leur cabine, c’est-à-dire dans la salle des cartes reconvertie en chambre à coucher et divisée en deux parties par des rideaux, l’une destinée au général Duroc, l’autre à ses compagnons. Puis les voyageurs visitèrent toutes les parties du navire. À cette occasion, l’empereur fit preuve d’une grande curiosité d’esprit. Il posait mille questions et voulait tout voir, tout savoir, tout comprendre. On lui expliqua que c’était dans la vitesse que résidait la force principale d’un brick, ce qui lui permettait de fuir un adversaire menaçant ou de surprendre une proie ennemie. À mesure que le navire avançait, la pointe du Verdon s’estompait dans le lointain et, peu à peu, on perdit la terre
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