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Monographie de la panthère et la mygale , livre ebook

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Description

À travers la vie de la panthère et la mygale de Fomopéa, l’auteur retrace les étapes qui jalonnent l’histoire de l'Ouest-Cameroun. Il évoque la lente pénétration des Ndobo et les trajectoires migratoires Mboum et Tchamba de la Haute Bénoué dans les grassfields. De part ses sources orales, il met en relief l’invasion Baaré-Tchamba dans le Manengouba et le phénomène d’infiltration Mbo-Sambo dans le Haut-Nkam et la Ménoua. En s’appuyant sur les archives américaines, il fait revivre la colonisation allemande à Dschang, les dégâts du mouvement de libération national du Kamerun de Martin Singap et les séquelles de la lutte anticoloniale qui en fut la conséquence (le maquis) de 1959 à 1971.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 29 juillet 2016
Nombre de lectures 3
EAN13 9782334116855
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-334-11683-1

© Edilivre, 2016
Dédicace
À plus de 70 000 âmes des régions Bamiléké et Bassa, et notamment celles du département de la Ménoua, qui nous ont quittées pendant la lutte d’indépendance politique et de libération économique du Cameroun de 1955 à 1971.
Préface du Professeur Jean-Louis Dongmo
Lorsque Bell Fanon OUELEGA, un jeune Camerounais résidant aux États-Unis d’Amérique, m’a contacté il y a quelques mois à travers des amis communs pour que je préface un livre qu’il venait d’écrire sur Fomopéa au sud de Dschang, je lui ai fait dire que son travail attirait mon attention par le seul fait de son existence, le territoire étudié faisant partie d’une région sur laquelle je mène ou dirige des recherches de géographie depuis 1968, mais que ma réponse dépendait des qualités que je trouverais dans ce travail. En réaction à ce message, il m’a envoyé par Internet son manuscrit dont j’ai aussitôt fait une première lecture à caractère exploratoire qui m’a facilement convaincu d’accepter d’écrire la présente préface.

S’inspirant probablement du titre du livre célèbre de Louis Perrois et Jean – Paul Notué « Rois et sculpteurs de l’Ouest Cameroun : La panthère et la mygale » , Bell Fanon OUELEGA a intitulé le sien « Monographie de la panthère et la mygale. L’invasion Baaré-Tchamba et la lutte anticolonialiste de l’ALNK dans l’Ouest-Cameroun » . Ce double titre met l’accent sur les deux éléments considérés comme les plus importants de l’histoire contemporaine du territoire étudié : d’abord les deux acteurs locaux qui ont fait bénéficier Fomopéa des attributs de la modernité et du progrès apportés par la colonisation, ensuite l’événement d’origine extérieure qui a détruit non seulement presque tous les signes de cette nouveauté mais aussi beaucoup de vies humaines.

Le roi TAWAMBA Gobert et sa mygale KOUAKAM Laurent sont les deux acteurs en question. Le premier incarne la force et la puissance, le second l’intelligence et la sagesse. Leur collaboration et leur complémentarité ont permis à Fomopéa d’atteindre son apogée à l’époque contemporaine, notamment grâce à l’introduction de la scolarisation et de la culture du café ainsi qu’à la construction d’une route reliant Fomopéa à la ville de Dschang et partant au reste du Cameroun et au monde.

L’événement d’origine extérieure en question c’est la rébellion qui, sous l’inspiration et l’animation de l’organisation politique dénommée Union des Populations du Cameroun (U.P.C) a saccagé et ensanglanté le pays bassa et le pays bamiléké ainsi que le département du Moungo voisin au moment de l’accession du Cameroun à l’indépendance. La contribution du livre de Bell Fanon OUELEGA à la connaissance de cet événement est d’autant plus importante que le Quartier Général de SINGAP Martin le principal chef de cette guerre en pays bamiléké se trouvait sur le territoire de Fomopéa.

En plus des éléments mis en exergue par le titre du livre, l’auteur a traité beaucoup d’autres faits intéressants. Parmi ceux-ci on peut relever ; l’origine bali de l’actuelle dynastie régnante et l’infiltration démographique des Bamiléké par les Mbo’o, un bel exemple de la complexité ethnique qui caractérise la région et qui est susceptible de faciliter l’unité nationale recherchée aujourd’hui. On peut aussi relever la résistance du roi DIFFIE à la colonisation allemande jusqu’à la mort pour s’être opposé au recrutement forcé sur son territoire de la main-d’œuvre pour les plantations allemandes des environs du Mont Cameroun.

Ce livre, le premier sur Fomopéa, n’est pas une brochure comme il en existe sur la plupart des chefferies bamiléké, écrites par des lycéens à l’occasion des congrès annuels de leurs associations ou par des instituteurs cherchant à sauver de l’oubli les données précieuses véhiculées par la tradition orale de leur entité d’appartenance. Il n’est pas non plus une œuvre de spécialiste de type mémoire ou thèse, l’auteur n’étant formé dans aucune des sciences humaines et sociales qui traitent habituellement ce genre de sujet. Il se situe entre les deux, Bell Fanon OUELEGA ayant reçu de sa formation universitaire en mathématique un « esprit de géométrie » et une méthode scientifique générale qui lui permettent de traiter avec une certaine efficacité cette matière étrangère à sa spécialité. Il a mis à profit ses origines familiales pour accéder aux sources pertinentes de la tradition orale ainsi qu’aux sources écrites de l’administration locale. Il a également mis à profit son séjour aux États-Unis pour accéder aux sources écrites américaines habituellement ignorées au Cameroun.

Toutes ces qualités rendent la lecture de ce livre précieuse à la fois pour les ressortissants de Fomopéa à la recherche de leurs racines, pour le grand public désireux de mieux connaître le pays bamiléké et le Cameroun, pour les chercheurs en sciences humaines qui en traitant avec leurs méthodes particulières les données ici rassemblées par la méthode scientifique générale peuvent leur faire livrer davantage leurs secrets.


Jean – Louis DONGMO
Professeur émérite des Université
Doyen Honoraire de la Faculté des Arts, Lettres et
Sciences Humaines de Yaoundé et de celle de
Ngaoundéré
Recteur Honoraire de l’Université de Dschang
Avant-propos et remerciements
Cette contribution à l’histoire du Cameroun à travers l’expérience de Fomopéa (mon village d’origine) n’aurait pas été possible sans mon père (Jean de Dieu Ouelega), mon grand-père (M. Laurent Kouakam-KouaMeigang-Menkam Tchiago I) et mon arrière-grand-mère (Ma’a Mèigang), elle aussi déjà décédée.
En effet, ce travail est l’exploitation des informations purement familiales qui m’ont été léguées par mes prédécesseurs. Bien qu’il n’ait pas eu une éducation scolaire proprement dite, grand-père comprenait déjà l’importance capitale de l’information et de la communication. Il était toujours à la quête de cette information et ne cessait de rechercher le dialogue qui, pour lui, était l’élément fondamental d’une véritable vie en société pour un progrès commun. Tellement attentionné et généreux, il partageait non seulement avec ses enfants mais aussi avec toute personne ayant un besoin. Parfois, il préservait jalousement les informations d’ordre administratif, tels que le document de ralliement du village Fomopéa de septembre 1960 et le bilan des destructions de sa concession de novembre 1959. La plupart du temps, il faisait écrire ses informations par des personnes fiables. Ces mêmes personnes envoyaient souvent des courriers en son nom à l’administration camerounaise et à ses enfants. C’est grâce à ce sens de la recherche documentaire qu’il me sera possible de relater les faits tels que l’organisation et les activités des « rebelles » de Fomopéa, les étapes et erreurs de la lutte de libération à Fomopéa et les arrestations des « rebelles » après le ralliement de 1960 et tant d’autres comme si j’avais moi-même vécu ces événements.
Sur le plan personnel, grand-père était très proche de sa mère (Ma’a Mèigang). Elle a vécu longtemps (1877-1945). De retour à Fomopéa avant l’arrivée des Allemands (1905), elle racontera à ses enfants sa vie à Badoum-Doundé (Dans Fontsa Toula), le sacrifice suprême du chef Dieffié de Fomopéa, dont elle sera un témoin oculaire. Elle leur racontera l’histoire de sa famille installée à Fomopéa depuis 3 générations (1800). Elle fera la connaissance des sept premiers garçons de mon grand-père (La mygale de Fomopéa). Elle sera le témoin de son ascension sociale à Fomopéa (1930-1945). Elle fera la connaissance de sa première petite-fille, son homonyme Ma’a Odette Méigang, puis elle rendra l’âme vers 1945. Grand-père héritera d’elle, d’où le nom KouaMèigang de sa concession qui, en fait, signifie Kouakam de Méigang. L’expérience de Ma’a Méigang sera la base de l’historique de Fomopéa que j’ai tenté de reproduire dans ce travail. Sur sa lignée paternelle, grand-père a fidèlement conservé la tradition orale sur son père (Mo’o Djeumou de Doundé) et son grand-père (Mo’o Kemtsong de Melong) qu’il n’aura connu que lors de sa tendre enfance. Il racontera à ses enfants leurs activités, leur village de naissance au sud du plateau Bamiléké, le nombre approximatif des épouses qu’ils possédaient, les noms de ses épouses et de quelques enfants, leur âge approximatif à leur mort. Cette tradition orale sera plus tard documentée par mon père, Jean de Dieu Ouelega, décédé le 10 novembre 2012. De son vivant, on discutait régulièrement de ces sujets à essence historique, culturelle et traditionnelle, édifiantes et passionnantes à la fois.
Pour ce travail, j’ai confronté la documentation orale avec les travaux d’éminents chercheurs, tels que le regretté Eldridge Mohammadou et le professeur Jean-Louis Dongmo. Ceci m’a permis de refléter sur mes hypothèses de travail comme l’année du départ de Mo’o Kemtsong du pays mbo’o (Melong) pour s’infiltrer dans le plateau Bamiléké.
Après sa retraite, lorsqu’il s’est installé à Fomopéa en 2002, mon père passera une grande partie de son temps à organiser les informations familiales et documents de son père (La mygale de Fomopéa). Ayant reçu une formation d’anesthésiste en Algérie dans les années 1960, il faisait partie des quelques Fomopéa qui savaient lire et écrire. Il avait déjà reçu des lettres en provenance du Cameroun pendant la période « trouble ». Il ajoutera à cette base de données familiale beaucoup d’autres informations qu’il a recueillies sur le terrain à Fomopéa et dans les villages environnants. Étant à Fomopéa, il développera des bonnes relations avec les anciens « rebelles » qui lui livreront d’autres secrets. Il rencontrera

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