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Les moissons perdues , livre ebook

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Description

Juillet 1914. Dans une ambiance assombrie par la guerre qui se profile, Julien de Saint quitte Saint-Cyr avec le grade de lieutenant. En attendant son affectation, il rentre à Coulmiers, petit village proche d’Orléans et y retrouve son père, Henri, agriculteur, son grand-père, André et son frère cadet, Louis, souffrant d’un retard mental.
Les retrouvailles avec Alexandre, son meilleur ami, ainsi qu’avec Eugénie et Camille, ses amies d’enfance, seront entachées de plusieurs drames qui pousseront Julien à mener une enquête parallèle.
Quand la guerre éclate, Julien n’a pas le temps d’épouser Camille. Il est envoyé à Marseille au sein d’un régiment de la Légion Étrangère afin de rejoindre plus tard le front de l’Est. L’horreur des combats, le quotidien dans les tranchées, la mort qui s’invite à chaque instant, rien n’épargnera le jeune homme.
Lors d’un assaut il est grièvement blessé et reste sur le champ de bataille. Soigné par les Allemands, il se retrouve sur un domaine agricole en Haute Bavière où il devra se plier aux ordres de la belle Liese et de son frère officier, Friedrich von Baumgartner.
Julien de Saint sera la proie d’un destin tragique contre lequel il ne cessera de lutter et ne s’avouera jamais vaincu.
Cette magnifique saga nous emporte dans des histoires d’amour, d’héroïsme, de trahison, ainsi qu’au sein d’une sombre enquête. C’est aussi un roman qui célèbre la terre, et l’attachement que lui vouent les hommes qui s’y enracinent.

Informations

Publié par
Date de parution 12 décembre 2016
Nombre de lectures 64
EAN13 9782374532318
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation
Juillet 1914. Dans une ambiance assombrie par la guerre qui se profile, Julien de Saint quitte Saint-Cyr avec le grade de lieutenant. En attendant son affectation, il rentre à Coulmiers, petit village proche d’Orléans et y retrouve son père, Henri, agriculteur, son grand-père, André et son frère cadet, Louis, souffrant d’un retard mental.
Les retrouvailles avec Alexandre, son meilleur ami, ainsi qu’avec Eugénie et Camille, ses amies d’enfance, seront entachées de plusieurs drames qui pousseront Julien à mener une enquête parallèle.
Quand la guerre éclate, Julien n’a pas le temps d’épouser Camille. Il est envoyé à Marseille au sein d’un régiment de la Légion Étrangère afin de rejoindre plus tard le front de l’Est. L’horreur des combats, le quotidien dans les tranchées, la mort qui s’invite à chaque instant, rien n’épargnera le jeune homme.
Lors d’un assaut il est grièvement blessé et reste sur le champ de bataille. Soigné par les Allemands, il se retrouve sur un domaine agricole en Haute Bavière où il devra se plier aux ordres de la belle Liese et de son frère officier, Friedrich von Baumgartner.
Julien de Saint sera la proie d’un destin tragique contre lequel il ne cessera de lutter et ne s’avouera jamais vaincu.
Cette magnifique saga nous emporte dans des histoires d’amour, d’héroïsme, de trahison, ainsi qu’au sein d’une sombre enquête. C’est aussi un roman qui célèbre la terre, et l’attachement que lui vouent les hommes qui s’y enracinent.

Gilles Milo-Vacéri, romancier nouvelliste


Gilles Milo-Vacéri a eu une vie bien remplie. Après des études de droit, il vit pendant quelques années de multiples aventures au sein de l’armée puis entame une série de voyages sur plusieurs continents afin de découvrir d’autres cultures. C’est un auteur protéiforme, explorant sans cesse de nouveaux territoires. Le polar ou le thriller, le roman d’aventures inscrit dans l’Histoire ancienne ou plus contemporaine, les récits teintés de fantastique, se sont imposés à lui en libérant complètement sa plume de toutes contraintes et révélant un imaginaire sans limites. Au-delà d’une trame souvent véridique, le suspense et les intrigues s’imposent dans ses romans, apportant une griffe particulière à ses publications. Un pied dans la réalité la plus sordide, l’autre dans un univers étrange où tout peut devenir possible, Gilles Milo-Vacéri surprend ses lecteurs avec des textes au réalisme angoissant. Il aime conserver un lien étroit et permanent avec son lectorat, comme lors des dédicaces au Salon du livre de Paris, lors de rencontres en province ou grâce à sa présence sur les réseaux sociaux et son blog officiel qu’il anime très activement.

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Les moissons perdues
Gilles Milo-Vacéri
Les Éditions du 38
Sur le seuil de ma vie, Tu as allumé le ciel bleu, Dans ma nuit, Tu as inventé le soleil, Et grâce à toi, Je vis notre été. À toi, Caroline, Et seulement pour toi.
Prologue
École militaire de Saint-Cyr
5 juillet 1914

Aspirant Julien de Saint, à vos ordres, mon colonel !
Julien se tenait dans un garde-à-vous impeccable, digne de son instruction militaire. Un nœud d’angoisse dans l’estomac le maintenait dans une certaine réserve, d’autant que le directeur de cette école militaire si prestigieuse, le colonel Émile Authier-Perrot, était connu pour sa froideur et son inflexibilité.
Repos et asseyez-vous, de Saint.
Sa voix n’avait pas le ton de la remontrance et son regard sombre demeurait sans émotion particulière. Donc, tout allait bien, songea Julien, un peu rassuré. Après son succès aux épreuves de combat et de commandement, il était arrivé premier sur sept cent quatre-vingts élèves à l’écrit. Il venait de passer l’oral et cette convocation, au lendemain des épreuves, le mettait mal à l’aise. Quelle faute avait-il pu commettre pour justifier une entrevue avec le directeur de l’école ?
L’officier supérieur manipulait distraitement un dossier posé devant lui et un coup d’œil discret lui apprit que c’était le sien, déjà bien épais, à voir toutes les feuilles qui dépassaient. Raide comme un piquet, le jeune aspirant de vingt-trois ans attendait patiemment que le directeur lui adresse la parole. Son shako 1 posé délicatement sur les genoux, il déglutissait avec un peu de difficulté. Julien avait croisé le colonel à de multiples reprises, lors des prises d’armes ou des revues officielles, mais jamais en tête-à-tête et encore moins dans son bureau. À croire ses camarades de promotion, on en sortait rarement indemne !
Authier-Perrot soupira et s’alluma une cigarette, ses yeux noirs plantés dans le regard bleu clair de son aspirant.
Vous ne le savez pas encore, de Saint, mais toutes les épreuves orales de juillet, août et septembre sont annulées.
Une ride barra aussitôt le front du jeune homme. L’officier devant lui poursuivit après avoir exhalé une longue bouffée.
Je vois que ça vous étonne. Normal…
Le colonel croisa les mains devant lui, après avoir déposé sa cigarette dans un cendrier cabossé, découpé dans une vieille douille d’obus en cuivre.
Vous n’avez été qu’une vingtaine d’élèves à passer l’oral et comme d’habitude, vous avez brillamment remporté l’épreuve ! Que dis-je ? Même vos instructeurs ne tarissent pas d’éloges sur votre compte. Je viens de lire les rapports et vos résultats, c’est vraiment impressionnant. Bref, lieutenant de Saint, vous êtes promis à une très belle carrière dans l’armée et je suis très fier de vous.
Imperceptiblement, Julien se détendit et respira plus facilement. Il attendait maintenant la suite. Le colonel se leva, oubliant son mégot qui se consumait tout seul dans le cendrier et se dirigea vers la grande fenêtre où il se planta dans une attitude martiale, les mains dans le dos.
Vous n’ignorez pas les derniers événements et vous savez qu’on parle d’une guerre très prochainement ?
Heu… Oui, mon colonel. J’en ai vaguement entendu parler, effectivement, et les nouvelles sont inquiétantes.
Authier-Perrot ne se tourna pas vers lui, hocha la tête et poursuivit.
Depuis le 28 juin, jour de l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, je peux vous dire que notre ministère de la Guerre est au branle-bas de combat ! Il faut nous préparer au pire et je viens de recevoir l’ordre de renvoyer tous mes étudiants. Je suis…
Sa voix baissa d’un ton et Julien y décela de la colère.
Je suis tout simplement consterné. Ils repartent tous pour devenir soldats et se préparer au combat comme le dernier des troufions ! C’est tout simplement lamentable et je n’ai pas pu m’y opposer. Mais voilà…
Le colonel fit demi-tour et revint s’asseoir.
Eu égard à vos résultats qui dépassent l’excellence, je me suis battu pour vous obtenir une affectation d’officier, mon cher de Saint. À compter de ce cinq juillet, vous êtes officiellement lieutenant et j’attends encore votre ordre de mission. Par conséquent, je vous renvoie dans votre foyer où vous y attendrez les ordres tranquillement. L’école va fermer, de toute façon, et je ne peux vous garder ici.
Merci, mon colonel !
Oh, ne me remerciez pas, mon petit. Je ne vous fais pas un cadeau si j’en crois mon instinct. Il se prépare des choses pas très jolies et des heures bien sombres pour notre pays.
Il soupira et ouvrit son dossier avant de continuer.
Une chose demeure certaine, lieutenant de Saint, je suis trop vieux pour reprendre mon sabre et aller me battre, mais si j’avais pu, sachez que je vous aurais conservé sous mes ordres et j’aurais été très fier de servir avec un homme de votre valeur à mes côtés.
C’était certainement le plus beau compliment que pouvait lui faire ce vieux briscard, pensa Julien qui, cette fois, s’autorisa un vrai sourire. Le colonel passa quelques feuillets et le fixa droit dans les yeux.
Vous venez d’un milieu modeste, n’est-ce pas ?
Oui, mon colonel. Comme beaucoup de gens, mon père et mon grand-père sont des paysans.
L’officier eut un large sourire et acquiesça d’un vigoureux hochement de tête.
Rien de tel que les gens de la terre pour avoir du bon sens. Soyez fier de vos origines, mon garçon. Mon père aussi était un agriculteur et voyez, cela ne m’a pas empêché de collectionner les galons !
Il lissa sa moustache avec plaisir, geste que ne pouvait partager Julien qui affichait un visage vierge de tous poils. Ni barbe, ni moustache et encore moins de favoris pour donner à ses traits un aspect aussi masculin et viril que celui de ses collègues. Pourtant, le port de la moustache était obligatoire au sein de l’armée et il avait dû demander une dérogation.
Si l’on y ajoutait ses cheveux blonds et ses yeux bleu clair, il paraissait cinq ans de moins que son âge,

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