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Les Chroniques du faucon gris - Tome 2 , livre ebook

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Description

Fils de la bourgeoisie de Shaalymar, Kayliegh Lynn rêve d’aventures et de gloire. Alors, quand un mystérieux marchand d’art lui propose de récupérer une arme rare qu’on lui a dérobée, le jeune homme embrasse la carrière de voleur sans hésiter. Fin bretteur doté d’une chance prodigieuse, il enchaîne les hauts-faits avec maestria. Sa réputation grandit rapidement et Kayliegh Lynn devient le Faucon Gris de Shaalymar, un voleur terriblement efficace et craint de tous.

Les Chroniques du faucon gris relate les aventures épiques de Kayliegh Lynn dans la plus pure tradition des romans d'Heroic Fantasy avec son lot d'intrigues, de magie, de dieux et d'affrontements meurtriers où la vie d'un homme ne pèse pas lourd, sauf s'il bénéficie de l'appui de puissances supérieures.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 juillet 2015
Nombre de lectures 0
EAN13 9782332971715
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composér Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-332-97169-2

© Edilivre, 2015
Remerciements
À Karine, ma femme
Aux enfants qui sont ma source d’inspiration quotidienne.
À tous mes amis qui ont cru en ce projet, pour leurs encouragements et leur soutien.
Livre troisième Rédemption
Prologue Il est dit que…
On le disait venir de l’Est mystérieux, par-delà l’Océan Oriental, du cœur même des Royaumes Interdits d’Orient, d’où son culte noir à la gloire de Maar’Kan, le Dieu des Sombres Desseins, étendait chaque jour un peu plus son influence néfaste. Il se nommait Dark’Ken le Noir, mais ceux qui le côtoyaient le surnommaient le Possédé ou l’Impitoyable. Le Prêtre-Assassin de Maar’Kan était à ce point dévoré par l’ambition et l’avidité qu’on le disait habité par le Dieu des Sombres Desseins en personne. Sa religion prônait le meurtre et la destruction et ses opposants étaient assassinés sans autre forme de procès. Ceux qui n’embrassaient pas le Dieu Noir de toute leur âme et avec la plus grande ferveur étaient torturés sur les autels consacrés, puis sacrifiés en son nom lors d’atroces rituels. Ils furent des milliers à disparaître de la sorte et ce qui n’aurait pu rester qu’une secte balayée par les Seigneurs des Royaumes d’Orient se fit culte, puis religion et enfin croisade. Une légion de fanatiques forte de dix milles hommes déferla sur les Royaumes Interdits d’Orient, menée par le Possédé aux rêves de splendeur soufflés par Maar’Kan, déterminé à corrompre les hommes et à asservir le monde, véritable raz-de-marée engloutissant tout sur son passage, fléau incontrôlable, pillant villes et villages, brisant les forts et endoctrinant les faibles. Les Seigneurs des Royaumes Interdits furent les premiers à tomber. Tout d’abord, le Prince de Kithaï qui réalisa bien trop tard que la menace qui pesait sur son royaume n’était pas une simple guérilla menée par un fanatique et que Dark’Ken décapita lui-même avant de planter sa tête sur une pique à l’entrée de la ville. Le serviteur de Maar’Kan voulait que tous sachent que quiconque n’embrasserait pas le culte à la gloire de Maar’Kan périrait dans les affres de la douleur. Une à une, les autres provinces des Royaumes de l’Est tombèrent sous le joug des ténèbres, Jhaïpur et Fujito le mois suivant, puis Lhassa, Anshan’, Chan’Zu et bien d’autres. Les morts et les esclaves se comptèrent par milliers et la Croisade Noire prit une ampleur colossale, ne laissa dans son sillage que souffrance et dévastation, érigeant des centaines d’autels à la gloire de leur Dieu Noir, comme autant de témoignages funestes de leur passage. Des hordes de corbeaux et de corneilles festoyaient, ripaillant des cadavres à demi-ensevelis dans les charniers qui longeaient les routes. Le continent fut bientôt asservi par les armées de guerriers fanatiques et le Prêtre-Assassin porta alors son regard fiévreux vers les Libres-Royaumes à l’Ouest. Un an plus tard, sept milles guerriers transportés par bateaux prirent pied sur les côtes orientales du continent. Deux mois à peine après leur arrivée, Laerroc, la forteresse septentrionale du Royaume d’Alhedor, patrie des fiers Chevaliers du Lys aux cœurs purs, succomba dans les flammes et le pillage, ses tours blanches transformées en ruines fumantes et ses villages aux toits de chaume rasés par l’ennemi. Ses nobles chevaliers moururent par centaines en défendant leur magnifique cité contre les légions du Mal. Les dernières images qu’ils emportèrent dans la tombe furent celles de leurs femmes et leurs enfants suppliciés, agonisant sous les tortures. Quelques-uns parvinrent pourtant à s’échapper. En pleurs et la mort dans l’âme à l’idée d’abandonner les leurs, ils chevauchèrent la peur au ventre en direction de la capitale, Alhedor la Belle, mais aussi vers les royaumes proches de Khorialiis, Kalyenne et Shaalymar, afin de les prévenir de l’effroyable fléau qui s’abattrait bientôt sur eux, en priant pour qu’il ne fût pas déjà trop tard.
À l’aube de son épouvantable culte, les premiers à rallier son noir étendard furent deux des pires hommes que l’humanité ait jamais enfantés, deux loups sanguinaires ne connaissant ni pitié ni faiblesse. Le premier d’entre eux se nommait Kublaï Khan, un géant du Nord venant des Terres Gelées d’Hellheim. Né sur un champ de bataille, il n’avait jamais connu que la guerre. L’homme était impressionnant avec son bandeau sur l’œil gauche perdu lors du duel pour son ascension au rang de Maître de Guerre et son visage couturé de cicatrices, encadré par de longs cheveux roux et une barbe hirsute. Sa silhouette massive disparaissait sous une armure de métal martelée et une immense cape en peaux de loups qui achevaient de le faire ressembler à un ours gigantesque et impitoyable. Ses hommes le craignaient tout autant que ses ennemis tant il était féroce et les surnoms de Ravageur ou de Preneur d’Âmes qui le précédaient avant les batailles glaçaient le sang de ses adversaires. Il était parvenu à unifier la plupart des tribus barbares des Terres Gelées en moins de deux ans et celles qui avaient refusé de reconnaître sa suprématie disparurent dans le sang. Il était à la tête d’un ost composé de cinq mille guerriers qui ne connaissaient ni la peur ni le doute. Il était leur Maître de Guerre et leur Dieu. Lorsque Dark’Ken le Possédé lui demanda de devenir le bras armé de sa Croisade Noire en lui offrant un monde à soumettre, il accepta immédiatement. L’autre était Saar Claw le Rouge, appelé aussi le Sanguinaire. Il s’agissait d’un Capitaine pirate au visage osseux, taillé à la serpe, au nez aquilin surplombant des lèvres cruelles aux fines moustaches et à la longue chevelure noire peignée en queue de cheval, surmontée d’un chapeau à plume. Vêtu comme un gentilhomme avec son pourpoint pourpre festonné d’or, de braies et de hautes bottes à larges boucles, il était pourtant la cruauté personnifiée. Cynique et impitoyable, il tuait sans raison et torturait selon son bon plaisir. À bord de son navire, le Kraken, une Goélette rapide et agile, il devint le Seigneur des Mers en une année à peine et grand nombre de Capitaines pirates rallièrent sa bannière. Fort d’une flotte qui comptait quarante-sept vaisseaux, il écuma l’Océan Austral et l’Océan Rugissant plus au Nord avant de régner en maître incontesté sur la plupart des mers du globe. Il avait fait de la Cité-Franche de Lurkhan et son ramassis de pirates, de contrebandiers et d’assassins, son repaire qu’il rebaptisa Port-Le-Rouge. Là, il laissa éclater sa cruauté sans bornes, torturant les prisonniers, violant les femmes et massacrant à loisir. Lorsque Dark’Ken le Noir prit contact avec lui par l’entremise de la magie, il accepta sans réserve de se joindre à sa Croisade, voyant là une occasion formidable de marquer le monde du fer rouge-sang de Saar Claw, le Sanguinaire. Ils fondèrent l’Assemblée des Trois et se proclamèrent Trinité du Chaos, mais lorsque les simples gens se murmuraient à demi-terrifiés les plus épouvantables rumeurs à leur sujet sous le couvert d’une porte-cochère ou derrière un judas, ils les appelaient simplement les Trois. Il est dit que lorsque les hommes des Libres-Royaumes échouent à rendre la Justice et à faire régner l’Ordre, Ly’rr, le Dieu de la Justice Vengeresse intervient afin que nul ne se place au-dessus des Lois Cosmiques et que triomphe la Justice des Dieux. Sa colère s’abat alors sur les coupables aussi brutalement la foudre, car sa fureur divine est sans limites et il ne connaît aucun pardon. C’est son Champion, incarnation de l’ire divine dans le monde des hommes, qui frappe sans pitié les coupables au nom de la Justice et fauche de son bras impitoyable tous ceux qui osent se croire au-dessus d’elle. Ainsi est maintenu le fragile équilibre entre l’Ordre et le Chaos qui évite au monde de s’embraser et sombrer dans la barbarie…
Retour aux libres-royaumes
Le souffle d’air frais qui s’infiltrait par les interstices des fenêtres ramena lentement Kayliegh à la réalité. Il quitta à regret le doux confort de l’oubli et s’obligea à ouvrir les yeux. Pour découvrir avec une joie mêlée d’effarement qu’il se trouvait dans la chambre qu’il occupait au dernier étage du “Griffon Royal”, dans les hauteurs de Shaalymar. Mais tout était tellement confus, c’était comme s’il émergeait avec difficulté d’un cauchemar si criant de vérité qu’il était incapable de distinguer la réalité du songe. Des lambeaux de rêves brumeux s’accrochaient encore à son esprit obscurci. Le souvenir infernal d’une ville maudite, noire comme les ténèbres, hantait toujours son regard. Des hommes et des femmes condamnés à souffrir pour l’éternité murmuraient encore à ses oreilles. D’autres images éparses lui revenaient par à-coups. Un prince cruel, d’une beauté maléfique, peut-être même un Dieu, qu’il était parvenu à vaincre en combat singulier. Un allié, un ami même, véritable Champion de l’Ordre, dont il parvenait presque à effleurer le nom. Gaynor, croyait-il se souvenir. Keilaa enfin, son adorable Keilaa qu’il pensait avoir perdu à tout jamais, dont il se rappelait le corps ravagé par le fouet des bourreaux, mais qu’il était parvenu à sauver des prisons de… Désespérance. Ce nom maudit lui écorchait l’esprit autant que les lèvres. Il le chassa en secouant la tête et découvrit avec émerveillement que sa douce bien-aimée dormait à ses côtés, paisible et le souffle régulier, belle comme une Déesse. « Un cauchemar, un abominable cauchemar ! », s’efforçait-il de se convaincre malgré le doute qui continuait de l’obséder.
Puis, lentement, tout comme un dais que l’on écarte de la main pour laisser entrer le soleil, la vérité se fit jour en lui. Par bribes tout d’abord, elle s’imposa finalement comme u

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