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Le songe d'Anne de Kiev - Henri 1er et Anne de France , livre ebook

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Description

Une histoire du onzième siècle. Roman historique autour d'Henri1er et son épouse Anne de Kiev. Le couple royal vit au onzième siècle, une période pendant laquelle tout le monde chrétien se pose encore des questions non élucidées au sujet de la chrétienté et des buts de la vie. Toutes les questions se posent ainsi que toutes les interrogations que chaque être humain a le droit de se poser. C'est aussi une époque charnière entre le premier millénaire et le second, la fameuse peur de l'an mil, qui paraît-il n'existât pas vraiment, mais ce sont aussi les prémices de la terrible inquisition; déjà le père d'Henri-1er, Robert-II le pieux avait fait brûler sur le bûcher quatorze hérétiques à Orléans pour plaire au pape. C'est un roman historique qui continue avec Raoul de Vermandois pour Anne après la mort d'Henri-1er. Ce sont aussi des voyages à travers la France et la Russie. Anne a laissé des traces de son passage de reine jusqu'à des endroits où des mystères subsistent, Senlis, Montgeron, La Ferté Alais...

Informations

Publié par
Date de parution 04 mars 2013
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312008677
Langue Français

Extrait

Le songe d’Anne de Kiev

Wladimir Vostrikov
Le songe d’Anne de Kiev
Henri 1 er et Anne de France





LES ÉDITIONS DU NET 22 rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes

© Les Éditions du Net, 2013 ISBN : 978-2-312-00867-7
Comment le chrétien pourrait-il à la fois
remercier Dieu de nous avoir dotés de cet
outil fabuleux qu’est la pensée logique,
l’intelligence, et admettre que nous devons
en abandonner l’usage au moment même
où nous nous efforçons de nous approcher
de Lui ?
« Dieu ? » Albert Jacquard












Note : En italique, seront mentionnés les com-mentaires en dehors du temps dans lequel se déroule notre épopée et certaines références.

Chapitre I
R ENCONTRE AU CŒUR DU R AZÈS
L’été de l’année 2007, un vieil homme regarde l’horizon, assis en haut de la colline, au pied de la tour « Magdala » de la villa « Béthania » à Rennes le château. L’abbé, Bérenger Saunière avait entamé la construction de la villa « Béthania », en 1896. L’essentiel pour lui avait été d’abord la construction de cette tour « Magdala » pour y placer sa bibliothèque et méditer sur les secrets qu’on lui avait confiés sous sa seule responsabilité. Le vieil homme regarde en direction du sud-est, vers la colline de Bézu sur laquelle se trouvent les ruines d’une bâtisse qui fut occupée jadis par les Templiers. Il songe en regardant dans cette direction, sans aucune raison précise, mais à cet endroit tout force au questionnement. La chaleur languedocienne est pesante, tout est comme brûlé par le soleil, des brindilles volent emportées par la violente tramontane. Le vent hurle dans la vallée, en bas entre Rennes les bains et Alet, et siffle en traversant les branches des chênes verts et les quelques oliviers, il soulève des nuages de poussière ocre qu’il rabat aussitôt un peu plus loin en contrebas. Tout autour on n’aperçoit que des collines, petites montagnes arides et désertiques qui arrêtent la vision au-delà des cimes. Beaucoup de touristes viennent visiter ces lieux empreints de mystères. Ils viennent surtout de l’est de la France, de Lorraine, de la Bavière en Allemagne, de tous les pays scandinaves et aussi du monde entier. Ils ne sont pas très nombreux, rares sont ceux qui débarquent en autocar en voyage organisé, mais leur flux est persistant, continuel, été comme hiver. Jamais les villageois ne sont étonnés de les voir passer dans leurs rues, ici c’est chose naturelle. Ils ont des livres à la main, des cartes, des jumelles. Certains passent les flancs de colline en pente et rocheux avec des détecteurs à métaux, une jambe pliée, l’autre tendue. Sacs à dos d’où dépassent les baguettes de la boulangerie du village et aussi des manches en bois laissant supposer qu’à l’autre bout, il s’agit d’une pelle ou d’un piolet. Toute fouille, creuser, gratter, s’aventurer dans des endroits non prévus aux touristes, tout cela est interdit et bien mentionné sur les panneaux municipaux avec les dates et les numéros des décrets. Le vieil homme est à l’ombre de la tour, protégé du vent par le muret à pic avec son sac à dos posé sur le sol. Il les regarde amusé. Si ces gens n’étaient pas là à évoluer par les mêmes chemins, comme d’habitude, son regard se figerait d’étonnement. Il écrit, et le va et vient des touristes, lui donne la cadence et la vitesse pour remplir ses pages de cahier. De temps en temps quelqu’un vient lui demander un renseignement auquel il peut parfois répondre. D’autres s’assoient et lui parlent :
- Bonjour monsieur, vous connaissez cet endroit, certainement ?
- Pas plus que vous. Répond-il. Et la petite camarade blonde parle à son tour, pas farouche :
- Mais vous semblez venir souvent ici, nous aimerions vous demander quelque chose, si cela ne vous dérange pas trop. Vous écrivez ?
- C’est parce que vous une êtes une gentille jeune fille et que votre ami semble bien élevé, que je vais vous répondre, d’autres me dérangeraient en effet, car je n’ai pas beaucoup de temps, je dois bientôt repartir. Vous voulez savoir ce que j’écris, mais vous vouliez me demander un renseignement ?
Le garçon répond :
- Oui ! C’est bien ça la tour « Magdala » ? En montrant la muraille arrondie de la bibliothèque.
- Et oui, c’est bien ça ! Répond le vieil homme.
- En bas, à Rennes les bains, c’est à gauche ou à droite qu’il faut se diriger pour aller vers Perpignan ? Demande la jeune fille.
- A gauche ! Répond le vieil homme. Et la jeune fille reprend :
- Vous écrivez sur votre cahier, mais recopiez-vous par la suite, vous-même sur un ordinateur ? Vous écrivez un roman, une histoire, peut-on vous demander ce que vous écrivez ?
- Oh oui, j’écris sur mon cahier et après je recopie sur mon ordinateur, en effet. Vous savez, tout le monde peut écrire. Vous par exemple, vous êtes ici à regarder, à vous poser des questions, prendre des photos – prenez des notes, vous verrez qu’en les recopiant, cela sera plus intéressant qu’une simple photo. C’est encore plus vrai, lorsqu’on lit un texte et qu’on regarde la photo qui s’y rapporte, ça se complète à merveille. Oui, et bien j’écris sur Henri-1er le Capétien et Anne de Kiev qui était devenue son épouse au onzième siècle. Vous savez c’était une période très intéressante !
Le jeune homme prend la parole :
- Voyez-vous, monsieur, jusqu’à cet instant, nous étions persuadés que vous écriviez sur les Cathares. A quoi répond le vieux monsieur :
- Sur les Cathares ? Oui le sujet est passionnant – Mais non, je n’écris pas sur les Cathares, je m’intéresse à la période qui précède les Cathares. En fait les Cathares arrivent pendant le règne du roi Henri-1er. La congrégation cathare n’est pas encore établie et tous ses adeptes sont prêts à y rentrer, sauf qu’ils ont d’autres désignations à cette époque.
- Dites-nous juste le début, après on vous laisse à votre travail !
- Soit, alors écoutez :
Je crois qu’Henri-1er était plus grand roi qu’on ne l’a décrit. C’est probablement une grave erreur de la part de nombreux historiens, dans les livres ou sur « internet » ou de la part de certains conteurs, que d’affirmer qu’Henri-1er, le premier Henri de la dynastie des Capétiens fut sans caractère, faible et qu’il n’agrandit pas le royaume de France, lorsqu’ils sous-entendent, par sa propre faute ou par manque d’initiative. Ils se complaisent aussi dans un esprit puritain de le qualifier de « débauché ». Il bataillait autant qu’il le pouvait contre les barons entourant son étroit royaume, qui s’étendait à peine de la région d’Orléans jusqu’à la mer de Normandie, jusqu’à Montreuil-sur-mer en fait. Un étroit passage lui était préservé entre la Normandie et la Picardie. Sa mère lui préférait son frère Robert à tel point que certains historiens pensent, qu’Henri n’était pas le fils de Constance, mais celui de Mathilde, la première épouse de Robert le pieux, mais elle mourut après un an de mariage, sans aucune descendance. C’est en effet aussi une grande erreur, car les quatre frères étaient bien de Constance. Le moment venu, c’était à Hughes, l’aîné des frères de succéder à la mort du roi. Un jour Hughes, le fils de Robert le Pieux, mourut tragiquement, trop tôt. Le roi décida alors, que c’était à Henri, son deuxième fils de lui succéder, d’ailleurs il l’associa au trône par la suite, en 1029. Pourtant jusqu’à cette date, Constance insistait constamment pour que Robert, le frère cadet d’Henri, succédât à leur père le roi Robert-II le Pieux, lorsque le moment serait venu. La Bourgogne fut cédée à Robert en contre partie, ce qui morcela complètement le royaume, du fait que cette province était une des régions les plus vastes et aussi la plus riche. Les vassaux entourant le royaume sont puissants et peu enclin à se soumettre à l’autorité royale. Les conflits sont constants. Henri-1er fait preuve à de nombreuses reprises, d’initiatives extrêmement courageuses. Lorsque son père Robert-II le pieux, passe le cap de l’an mil, le monde chrétien des catholiques, comprenant celui des orthodoxes se pose pratiquement une seule question. Les chrétiens profondément imprégnés par la reli

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