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Le Nightingale sous le givre , livre ebook

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Description

Alors que le jour de Noël 1941 approche à
grands pas, les infirmières du Nightingale doivent affronter l’hiver le plus rude de leur vie.
Avec les pénuries qui sévissent un peu partout et les bulletins de nouvelles qui annoncent toujours plus de défaites et de pertes humaines, le peuple britannique est las et démoralisé… et l’hôpital Nightingale ne fait pas exception à la règle.
MILLIE, veuve depuis peu, se sent dépassée par les événements alors qu’elle fait de son mieux pour gérer le domaine familial. C’est alors que son ancienne vie au Nightingale surgit du passé, tout comme un amour qu’elle croyait perdu à jamais…
JESS a beaucoup de mal à accepter son affectation dans un hôpital de campagne, elle qui était habituée à la vie trépidante de
l’est de Londres et au rythme effréné de la ville.
EFFIE se retrouve exilée dans un village paisible, mais le calme de cette nouvelle vie ne dure pas; bientôt, un soldat charmant et beau parleur vient mettre un peu de piquant dans son quotidien.
Avec l’arrivée imminente du jour de Noël, même la quiétude et la sérénité de la campagne ne pourront protéger le coeur des filles du Nightingale…

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 mai 2021
Nombre de lectures 15
EAN13 9782898086908
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0750€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Copyright © 2015 Donna Douglas
Titre original anglais : Nightingales Under the Mistletoe
Copyright © 2021 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Arrow Books, une filiale de Random House Group Limited, London.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Traduction : Nicolas Whiting et Aurélie Roy (CPRL)
Révision linguistique : Nicolas Whiting et Aurélie Roy (CPRL)
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Arcangel Images
Mise en pages : Catherine Bélisle
ISBN papier : 978-2-89808-688-5
ISBN PDF numérique : 978-2-89808-689-2
ISBN ePub : 978-2-89808-690-8
Première impression : 2021
Dépôt légal : 2021
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc.
1471, boul. Lionel-Boulet, suite 29
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
R EMERCIEMENTS
Habituellement, ce sont les derniers que je remercie, mais cette fois-ci, je pense que mon mari et ma fille devraient être les premiers sur ma liste de remerciements. La rédaction de Le Nightingale sous le gui a été difficile pour différentes raisons, et pas seulement parce que j’ai trouvé une nouvelle intrigue deux semaines avant l’échéance !
Même si c’était moi qui travaillais, mon mari et ma fille ont subi l’écriture de chaque mot et de chaque page avec moi. Ken a agi en véritable héros, m’apportant continuellement des tasses de thé, écoutant mes frustrations et me laissant des paquets de gomme à mâcher aux fruits un peu partout dans la maison pour me remonter le moral. Harriet m’a encouragée à fond, a lu chaque page avec sa sensibilité habituelle et, heureusement, ne m’a jamais dit que mon roman laissait à désirer ! Je vous aime tous les deux et j’ignore comment vous arrivez à me supporter à l’approche des échéances, mais je l’apprécie grandement.
Mes bonnes amies sont souvent venues à mon secours, elles aussi. Merci à Maureen Clark de s’être assurée que je sorte bien de la maison à l’occasion et de m’avoir apporté de délicieux petits gâteaux. (Avez-vous l’impression que je réagis mieux aux petites récompenses sous forme de nourriture ? Si c’est le cas, vous avez bien raison !) Merci également à June Smith-Sheppard de m’avoir envoyé tant de soutien par voie électronique et d’être restée mon amie même lorsque des semaines s’écoulaient sans que je lui donne le moindre signe de vie. Je tiens aussi à remercier Rachel Diver et Fiona Coleman de m’avoir permis de me défouler en buvant des Singapore Slings. Merci à mes amies autrices, Jessica Gilmore et Pamela Hartshone, qui m’ont aidée à me détendre autour de verres de vin pétillant. (Avez-vous également l’impression que je réagis mieux aux petites douceurs sous forme de boisson ? Encore une fois, c’est tout à fait le cas !)
Enfin, un grand merci à mon agente, Caroline Sheldon, ainsi qu’à la merveilleuse équipe d’Arrow — en particulier mon éditrice Jenny Geras, Kate Raybould, Selina Walker, Philippa Cotton au service des publicités et Sarah Ridley au marketing. Je suis également reconnaissante envers toute l’incroyable équipe de vente, en particulier Aslan Byrne et Chris Turner. Merci beaucoup d’avoir donné vie aux livres de cette série et de m’avoir organisé une belle fête ; je ne m’y attendais pas du tout !
À Becki Ward
C HAPITRE 1
Par une nuit froide et brumeuse de novembre, Jess Jago prit place à bord du dernier train en provenance de Londres.
Elle fut la seule passagère à descendre à Billinghurst, une station de train déserte au milieu de nulle part. Jess laissa tomber sa valise et son masque à gaz sur le sol puis regarda autour d’elle, tentant de voir où elle se trouvait. Le brouillard était si dense qu’elle arrivait presque à le sentir ; on aurait dit que les mains humides d’un fantôme se pressaient sur son visage.
Elle pouffa d’un rire nerveux. « Tu t’imagines des choses, ma fille ! » Ce n’était qu’un peu de brouillard ; c’était déjà mieux que l’épaisse purée de pois jaunâtre et granuleuse qui recouvrait régulièrement l’East End.
Elle prit une grande inspiration, agacée de ne pouvoir s’empêcher d’être nerveuse. Elle avait vécu toute sa vie à Bethnal Green et avait grandi parmi les voyous et les voleurs. À présent, elle avait peur d’être seule à la campagne, seulement entourée de quelques arbres et d’un silence de mort…
— Alors, vous êtes la nouvelle infirmière ?
La voix grave avait jailli de l’obscurité, la faisant sursauter. Jess fouilla dans la poche de son manteau et en sortit sa lampe-torche. Elle balaya le brouillard à l’aide du faisceau de lumière de gauche à droite puis tressaillit lorsqu’elle aperçut soudainement un vieux visage grisonnant sous un chapeau informe.
— Éteignez cette chose, pour l’amour de Dieu ! grogna-t-il. Vous allez attirer les gardes de l’Air Raid Precautions ; ils vont nous prendre pour des satanés Allemands !
Il se mit à tousser.
— Eh bien, pourquoi restez-vous plantée là ? ajouta-t-il. Je n’ai pas toute la nuit, vous savez. Il est déjà presque 22 h, et certains d’entre nous désirent retrouver leur lit. En plus, ce brouillard n’est pas bon pour mes poumons.
Jess entendit le léger cliquetis d’un attelage et le bruit de lourds sabots sur le sol dur comme du fer. En baissant le faisceau de sa lampe de poche, elle aperçut une charrette et un gros cheval gris, dont la tête se baissait avec lassitude.
— Qui êtes-vous ? demanda-t-elle.
— Le père Noël ! À votre avis ?
Le vieil homme soupira d’impatience.
— Mon nom est Sulley ; vous pouvez m’appeler monsieur Sulley. On m’a envoyé vous conduire jusqu’à la maison des infirmières. Alors, vous venez ou pas ? Si vous préférez marcher, vous êtes libre de le faire. Mais vous aurez plus d’une dizaine de kilomètres à parcourir ; je doute que vous puissiez trouver votre chemin par une nuit pareille, surtout qu’ils ont retiré toute la signalisation.
Sa lampe-torche éclairant toujours le sol, Jess apporta sa valise jusqu’à l’arrière de la charrette, où elle la déposa. Elle fit ensuite le tour du véhicule rudimentaire et grimpa sur le siège en bois à côté de l’homme.
— Enfin ! marmonna Sulley.
L’homme se racla la gorge bruyamment, cracha au sol et secoua les rênes. Ils se mirent alors à avancer lentement, les roues lourdes roulant sous leurs pieds. L’air nocturne et froid sentait le fumier et la terre humide.
Le mouvement du chariot calma Jess ; elle sentit ses paupières s’alourdir et sa tête tomber sur sa poitrine. Son voyage l’avait épuisée. Le train, bondé comme à son habitude, avait semblé s’arrêter toutes les cinq minutes pour laisser passer un autre train transportant des troupes. Jess s’était retrouvée coincée dans un wagon avec une douzaine de soldats en larmes, mais joyeux. Elle avait partagé ses sandwichs avec eux ; en retour, ils l’avaient fait rire avec leurs blagues et leurs chansons. Ces soldats lui rappelaient Sam, qui savait toujours s’amuser et refusait de prendre la vie au sérieux.
Mais Jess avait vu énormément de chagrin et soigné de nombreux soldats blessés au Nightingale ; elle savait quel genre de sort pouvait les attendre. Elle avait ri à leurs côtés, mais elle n’avait pu s’empêcher de regarder leurs visages brillants et souriants en se demandant combien d’entre eux allaient rentrer à la maison.
Une fois de plus, le visage de Sam lui vint à l’esprit ; elle repoussa l’image par habitude. Elle ne pouvait pas se permettre de céder à la peur qui planait dans son esprit, prête à bondir si elle lui en laissait la chance.
À ses côtés, Sulley s’était mis à parler.
— Le village déborde de Londoniens, à présent, se plaignit-il. Avec tous les gens de l’hôpital et les sinistrés, c’est pire que la saison de la cueillette de houblon. On se sent à peine chez nous…
Jess ne put s’empêcher de ressentir une pointe de colère.
— Nous n’avons pas décidé de venir ici, vous savez, lui dit-elle sévèrement. Nous devons aller là où l’on nous envoie.
Elle n’aurait certainement pas quitté Londres si on lui avait laissé le choix. Le Blitz avait détruit le cœur de l’East End et de l’hôpital Nightingale, et Jess se sentait déloyale d’a

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