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Le déshonneur de la lady , livre ebook

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Description

DUne dame n’est rien sans sa réputation. Rejetée et humiliée par son ancien fiancé, lady Abigail Lacey est la risée de Londres. Pire encore, l’humiliation se reflète à présent fortement sur sa famille. Son frère, le duc de Manchester, est au désespoir… jusqu’à ce qu’il trouve une façon de sauver l’honneur entaché de sa soeur et la soutirer au regard désapprobateur de la société.
Il doit la marier rapidement.
Quand le pasteur Joseph Fox va visiter les Lacey, il n’avait certainement pas envisagé de partir fiancé à une amie de famille! Pourtant, même s’il n’aurait jamais cru pouvoir aspirer à sa main, lady Abigail lui avait toujours inspiré un désir interdit. Toutefois, Abigail émet une condition: leur mariage doit être dénué de passion et de plaisirs physiques une fois qu’elle tombera enceinte. Confronté à une union platonique de convenance, Joseph est déterminé à plonger dans une aventure sensuelle visant un seul but : séduire sa nouvelle épouse…

Informations

Publié par
Date de parution 23 octobre 2017
Nombre de lectures 482
EAN13 9782897677190
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0020€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Copyright © 2014 Callie Hutton
Titre original anglais : The Lady’s Disgrace
Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée avec l’accord de Entangled Publishing, LLC.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les incidents sont le produit de l’imagination de l’auteure ou sont utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des événements, des lieux réels ou des personnes réelles, vivantes ou décédées, est fortuite.
Éditeur : François Doucet
Traduction : Lynda Leith
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux
Montage de la couverture : Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Heidi Stryker
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89767-717-6
ISBN PDF numérique 978-2-89767-718-3
ISBN ePub 978-2-89767-719-0
Première impression : 2017
Dépôt légal : 2017
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com


Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada


Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Hutton, Callie
[Baron’s betrayal. Français]
Le déshonneur de la lady
(Les mésaventures nuptiales ; 3)
Traduction de : The baron’s betrayal.
ISBN 978-2-89767-717-6
I. Leith, Lynda. II. Titre. III. Titre : Baron’s betrayal. Français. IV. Collection : Hutton, Callie. Mésaventures nuptiales ; 3.
PS3608.U872B3714 2017 813’.6 C2016-942470-7

Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Aux nouveaux mariés Scott et Jessica, qui, lorsque j’écrivais ceci, attendaient la naissance de leurs jumeaux.
Chapitre 1
Mai 1815
Londres
Lady Abigail Lacey soupira et roula sur le dos, fixant le ciel de lit au-dessus d’elle. Elle en avait assez de se sentir perdue. Elle était lasse de s’apitoyer sur son sort ; fatiguée de détester son ancien fiancé, Darius, le comte de Redgrave, et la femme avec qui il s’était enfui pour l’épouser deux semaines plus tôt. Mais, plus que tout, elle en avait assez de la prison à laquelle elle s’était elle-même condamnée. Comment Marion avait-elle pu endurer cela pendant deux ans alors qu’elle pleurait son mari ?
Elle-même était une personne bien trop énergique pour passer ses jours dans l’ennui. Au cours des deux semaines passées, elle avait traversé toutes les étapes du chagrin, de la rage et de la dépression. La peine de cœur l’accompagnerait encore pendant un long temps, mais à présent, elle voulait seulement poursuivre sa vie. Sauf qu’il n’y avait pas de vie à reprendre. Ses sœurs avaient cessé de passer la voir et de la tenir au courant de la parodie qu’était devenue sa réputation.
Elles ne le faisaient pas pour la torturer, elles l’aimaient trop. Cependant, Abigail avait insisté pour qu’elles lui racontent tout ce que le ton disait à propos de sa disgrâce. Elle souffla par les narines. Sa disgrâce ? Elle n’avait rien fait de mal, sauf de choisir un goujat sans valeur comme fiancé.
Apparemment, le ton était envahi de jalousie à l’égard des filles Lacey. Que l’une d’elles soit tombée si bas au point que son fiancé déguerpisse avec une autre femme en l’abandonnant pratiquement au pied de l’autel était vraiment trop. Les dames qui avaient considéré la richesse, la beauté et le succès de la famille avec envie trouvaient à présent drôle de s’amuser aux dépens de l’une d’elles. Il faudrait un très long moment avant que cet on-dit ne soit éclipsé.
Penser au mufle au centre de ce gâchis transforma encore une fois son apathie en douleur. Elle essuya une larme solitaire qui roula sur sa joue. Jamais elle n’aurait cru que l’homme qu’elle avait aimé, en fait, qu’elle avait attendu toute sa vie, la trahirait de cette façon.
Bien, une chose était sûre. Si elle pouvait inciter un homme de valeur à lui demander sa main dans le futur, elle sauterait sur l’occasion et elle n’attendrait plus l’amour — elle n’en voudrait plus. Plus question d’attendre l’apparition de l’homme idéal qui la charmerait. Elle avait déjà été charmée, et on l’avait laissée choir ignominieusement sur les fesses.
« Merci, non. »
Peut-être qu’un boutiquier ou un ramoneur accepterait de libérer son frère du fardeau qu’elle était pour lui — s’il le payait suffisamment. Elle roula sur le ventre et releva sa tête avec ses mains en soupirant encore une fois parce qu’elle recommençait à s’apitoyer sur elle-même. En tous les cas, si quelqu’un voulait d’elle, elle insisterait sur un mariage platonique.
Non, cela ne fonctionnerait pas. Si elle ne pouvait pas avoir un mariage d’amour, elle aurait au moins un foyer à elle et des enfants. Malheureusement, des rejetons naissaient seulement si l’on permettait à son mari de venir dans son lit. Elle allait devoir réfléchir plus soigneusement à cela. Sauf que, avec la réputation en miettes qui était la sienne en ce moment, elle doutait de toute façon que des offres intéressantes se présentent. De retour aux boutiquiers et aux ramoneurs. Peut-être un coureur de Bow Street ou un aubergiste.
Agitée, elle roula à nouveau sur le dos. Il y avait toujours l’an prochain. À ce moment-là, son scandale aura été remplacé par autre chose de plus excitant. C’est-à-dire, avec de la chance. Le ton avait la mémoire longue.
***
Le duc de Manchester fit claquer sa paume sur la table de travail, faisant sursauter sa femme et sa mère.
— Je n’accepterai pas cela ! Je refuse de laisser une autre sœur s’enfermer dans sa chambre. Nous avons toléré ces inepties pendant deux ans avec Marion, et je ne permettrai pas que la même situation se reproduise avec Abigail.
— Drake, chéri, calmez-vous. Je vous en prie.
Sa femme, Penelope, frotta doucement le dos du nourrisson qu’elle tenait tout contre sa poitrine.
— Vous allez perturber le bébé.
Drake poussa un énorme soupir et se laissa tomber dans son siège en faisant courir ses doigts dans sa chevelure.
— Désolé, mon amour. Mais cela fait deux semaines.
— Deux semaines de chagrin et d’humiliation pour votre sœur, lui fit remarquer la duchesse douairière de Manchester.
— Maudit soit ce Redgrave. Il ferait mieux de ne pas revenir de Gretna Green avec sa nouvelle épouse , sinon je vais devoir le réduire en bouillie pour ce qu’il a fait à Abigail. Que devons-nous faire ? Sa réputation est ruinée. Elle ne recevra plus jamais une autre offre convenable.
Il se tourna, sa mâchoire se contractant.
— Elle est devenue la risée du ton.
— Je suis certaine que ce n’est pas si pire que cela.
Les lèvres de sa mère se pressèrent, et sa contenance tendue démentit ses paroles.
— Oui, mère. C’est aussi mauvais que cela. Abigail n’a pas reçu le moindre visiteur décent depuis que Redgrave s’est éclipsé. Si un seul coureur de dot de plus se présente à ma porte, je vais personnellement le prendre par la peau du cou et le lancer en bas des marches.
Il repoussa sa chaise en arrière et commença à arpenter la pièce, l’estomac noué devant ce plus récent problème, encore une fois avec une autre des sœurs sous sa responsabilité.
Le soulagement qu’au moins l’une d’entre elles se dirige vers l’autel avait été éphémère. Fiancée une minute, abandonnée la minute suivante.
— Apparemment, le mot s’est propagé dans les cercles les plus distingués que la seule chose qu’Abigail a à offrir à un homme est sa dot. Enfer et damnation, la fille n’a rien fait de mal ! Et maintenant, Sybil et Sarah me disent qu’elles commencent à remarquer une baisse notable dans le nombre de visiteurs qu’elles reçoivent. Mary aussi.
—&

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