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Description


Aventure - Commandos et Police - 226 pages


Mathias, commando marine, bientôt la quarantaine, s’interroge sur son avenir. Trop souvent loin des siens, il ne voit pas grandir ses enfants ni ne peut soutenir sa femme Sophie comme il le souhaiterait.


L’hospitalisation de Cindy, sa fille aînée, alors qu’il se trouve en mission sur le territoire afghan, va être un élément déclencheur. Il décide de rendre les armes... enfin, pas tout à fait, car c’est dans les rangs de la police municipale qu’il va désormais servir son pays.


Et c’est un véritable choc ! Le respect du « képi » n’existe plus, le regard sur l’uniforme n’est plus le même. De la provocation des délinquants aux injures d’écoliers que subissent Gabriel et Audrey, ses deux plus jeunes enfants, Mathias va devoir faire face à ce nouvel environnement et revoir son échelle de valeurs. En sera-t-il capable ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 mars 2022
Nombre de lectures 4
EAN13 9782379614071
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le choc

Des forces spéciales
à la police municipale

Arthur Hopfner
 

Des forces spéciales
à la police municipale

Arthur Hopfner



Mentions légales
Éditions Élixyria
  http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-407-1
Préface

Passer d’une unité d’élite à la police municipale, quel choc ! Quel grand écart ! Je l’ai fait, je peux donc en parler et témoigner.  

Durant plus de vingt ans, j’ai eu le bonheur de faire partie des forces spéciales, j’étais respecté, j’effectuais un travail qui me prenait aux tripes. Je me sentais utile, j’étais fier de porter cet uniforme et de représenter mon unité. Et puis un jour, j’ai décidé de changer de voie, j’ai voulu servir mon pays de manière différente, j’ai donc passé le concours de la police municipale. Et là, j’ai pris une claque !
Le regard des personnes que je croisais n’était plus le même. L’homme sous l’uniforme, lui, l’était, mais le public ne voyait que le bleu de la tenue de policier municipal. 
Depuis plus de dix ans que je l’ai endossée, j’ai tout entendu : « Tu es “municipal”, car tu as raté le concours de la nationale » ; « Tu ferais mieux d’aller dans les cités au lieu de m’emmerder pour un stationnement » ; « Ça doit te faire “bander” de me coller une prune, alors fais - toi plaisir » ; « Tu n’as aucun droit, tu n’es pas la vraie police, alors fais pas chier » ; « Tu n’es que la milice du maire » ; « Oh ! “Mini pipeau”, “mini puceau”, tu as une arme ! Vache ! on dirait un vrai condé ! »
En plus de dix ans, j’ai entendu les injures de gamins, ressenti le mépris d’adultes, voire même de certains collègues de la police nationale.…
J’ai eu plus d’une fois l’envie de distribuer des gifles à des délinquants ou des administrés qui me méprisaient, mais il faut prendre sur soi et trouver un autre moyen d’évacuer ce sentiment d’injustice, d’impuissance face à certaines situations.

Nous le voyons aujourd’hui, la police, en général, n’a pas bonne presse et la municipale encore moins.

Pourtant, ce sont près de vingt mille agents qui portent cet uniforme et servent leur ville, leur village avec force et honneur. C’est pour eux que j’ai écrit ces lignes et pour tous les membres des forces de l’ordre qui assurent la sécurité de nos rues.
 Cette histoire est une fiction, mais les situations qui sont décrites reflètent bien, je pense, la situation actuelle. Les lieux sont imprécis, les personnages fictifs, c’est un choix, mon but n’est pas de critiquer, mais de faire rentrer le lecteur dans cet univers particulier, dans le quotidien de ces hommes, de simples policiers de proximité au service de leur commune. Le but de ce livre est de partager ce quotidien avec tous mes lecteurs.

 
Chapitre 1

Quelque part, en Afrique
13 septembre, 22 h 30
— Max, tout est clair pour vous ?
— Oui, impec, on se fait un peu bouffer par les moustiques, mais ça va.
— Arrête de te plaindre, ici, c’est presque terminé, ils ont servi les cafés depuis vingt minutes déjà.
— Ah ! Enfin ! Vous êtes bien, vous, vous avez droit aux petits fours.
Je souris, j’adore mon ami, son côté râleur et bougon, mais c’est un pro et, aujourd’hui, je suis bien heureux de le savoir à mes côtés, dans ce pays africain dévasté par la guerre.
Nous sommes déployés depuis maintenant deux mois, notre mission est simple : assurer la protection de l’ambassadeur de France, lui permettre de continuer à assurer ses missions de diplomate et être prêts à l’évacuer si le besoin s’en fait ressentir.
Nous sommes le seul corps diplomatique encore présent dans ce pays en pleine guerre civile. Le gouvernement risque d’être retourné à chaque instant, une véritable poudrière. Nous sommes sur le qui-vive, prêts à évacuer dans l’heure notre ambassadeur et les membres de la délégation française.
Notre représentant de l’État a pour surnom « l’Africain » aux affaires étrangères. Il mérite bien cette appellation, lui qui a passé plus de la moitié de sa vie en Afrique. Il est comme un poisson dans l’eau sur ce continent.
 Il le prouve ce soir encore. En effet, malgré le renseignement transmis cet après-midi par nos amis de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure), présents à nos côtés, sur une possible offensive des rebelles dans la capitale, il a absolument voulu aller dîner chez le ministre de l’Intérieur.
Max a bien raison, la chaleur moite qui règne ce soir donne l’occasion aux moustiques de venir sucer le sang des petits Européens que nous sommes. En plus, ici, lorsqu’ils attaquent, c’est en escadrille !
Un couvre-feu est instauré sur place depuis six mois, il n’y a personne dans les rues. En tant que représentants diplomatiques de la France, nous avons un sauf-conduit qui nous permet de circuler librement.
Mais, mis à part nous, personne ne se trouve dans les rues, ce qui est tellement rare, et même bizarre.  En effet, comme dans toutes les grandes villes africaines, le centre-ville est d’habitude une véritable fourmilière, les véhicules croisent les vélos, les cyclomoteurs, les ânes, les chiens et les chevaux. Les klaxons résonnent toutes les trente secondes, les enfants courent, les hommes fument et « broutent » du kat, c’est vivant et coloré. Mais ce soir, tout est calme, trop calme, peut-être…
Nous sommes huit à escorter l’ambassadeur pour ce déplacement.
Pierre et Éric m’ont accompagné à l’intérieur pendant que Max et le reste du groupe sont près des trois véhicules que nous utiliserons pour cette mission d’escorte.  
— Attention ! Ça bouge à l’entrée est de la ville. Les images du drone nous montrent une quinzaine de camions en déplacement vers le centre. Ne traînez pas, ralliez l’ambassade tout de suite !
Tout le monde a pris la communication, elle provenait du PC (poste de commandement) installé à l’ambassade. Il ne faut pas rester ici ! Le drone est un merveilleux outil, il nous permet de collecter en direct pas mal d’informations ; et là, en l’occurrence, cela va bien nous servir.
— Pierre, on récupère le loup et on se casse !
« Loup » étant le nom de code donné à M. l’ambassadeur.
Sans perdre une minute, je prends contact avec le service de sécurité du ministère, qui m’autorise à aller voir mon diplomate.
Trente secondes plus tard, je frappe à la porte du salon dans lequel se trouve notre loup et j’y entre sans attendre de réponse.
— Monsieur, nous devons rentrer tout de suite à l’ambassade, des mouvements ont été détectés en ville.
Au son de ma voix, il a compris que je ne plaisantais pas et, sans attendre, il prend congé du ministre.
Éric et Pierre ont déjà pris position, ils sont en formation. Nous nous rendons aux véhicules dont les moteurs tournent, prêts à démarrer.
Il y a environ huit kilomètres entre le ministère et le quartier des ambassades. 
— Le loup est en route, on rentre !
Voilà ! Le reste du détachement en poste à la délégation française sait maintenant que nous sommes en mouvement vers eux. Ils doivent préparer notre arrivée.
Je suis installé dans le véhicule de l’ambassadeur. Rolland, un second maître de mon escouade, roule à plus de 80 km/h sur cette arcade déserte du centre-ville.
À cette vitesse, nous serons arrivés à destination dans moins de dix minutes.
Je sens l’adrénaline prendre possession de tout mon corps. Il y a quinze minutes, nous étions encore à attendre tranquillement, et nous voilà lancés à pleine vitesse dans cette grande avenue de la capitale de ce pays africain en proie à une guerre terrible. 
— Du monde à l’avant ! Deux BRDM ( véhicule blindé de reconnaissance amphibie léger de fabrication soviétique) et un char se trouvent sur la voie, à deux cents mètres.
C’est Pierre qui, en tête de convoi, vient d’apercevoir les engins bloquant la voie. Ce ne sont pas des véhicules de l’armée régulière, il ne faut pas aller au contact.
— Prochaine à droite, on tourne, prochaine à droite !
Mon ordre a claqué et les trois véhicules s’engagent dans une rue bien plus étroite, ce qui nous oblige à réduire la vitesse.
Je consulte le GPS du Toyota 4 × 4 qui recalcule l’itinéraire. Mince ! Il veut me faire reprendre le grand axe, il en est hors de question ! Alors pas le choix, on s’adapte !
— Seconde à gauche, puis de suite à droite ! Go ! Go ! Go !
À nouveau, le véhicule de tête réagit au quart de tour et bifurque instinctivement.
Je me retourne afin de rassurer l’ambassadeur qui n’en mène pas large derrière.
J’aperçois alors notre troisième véhicule, Éric connaît le job, il ferme bien la marche.
— On arrive dans moins de cinq minutes, monsieur.
Je consulte à nouveau mon plan.
— Prochaine ouverture à gauche !
Cent mètres plus loin, je vois le véhicule de Pierre qui bifurque à gauche, nous lui emboîtons le pas.
Quinze secondes plus tard, j’entends sa voix à la radio.
— Contact avant, on nous tire dessus ! Marche arrière, vite !
La rue est étroite, on ne peut pas faire demi-tour. Instinctivement, les trois conducteurs ont enclenché la marche arrière et reculent jusqu’au dernier carrefour franchi.
Mais, à peine arrivés là, un cri m’arrive dans l’oreillette.
— Contact arrière, on est pris pour cible !
On ne peut pas rester immobiles dans les véhicules, il nous faut réagir.
— On sort, on se regroupe au niveau du « loup ».
Les voitures avant et arrière nous servant de bouclier, nous nous retrouvons en formation.
Mon cœur bat la chamade, je ne ressens pas de peur, juste cette adrénaline qui coule dans mon corps, qui me booste et me donne la force de faire face.
— On récupère les packs d’urgence, les moyens radio et tout l’armement et on part à pied.
La check-list est vite dressée. On vérifie le gilet pare-balles de l’ambassadeur, on resserre les lanières de son casque et on le place au centre de la formation.
— Allez ! Go  ! On y va, Bibiche, prends la ruelle devant toi.
Mon GPS m’indique que l’on est à moins d’un kilomètre et demi de l’ambassade. Une chose est certaine, l’information était la bonne, les rebelles avaient bien l’intention d’attaqu

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