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La riposte centriste , livre ebook

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Description

Le Centre en politique est le royaume du « ninisme » (ni de gauche ni de droite, voire ni de gauche ni de gauche) ; un peu à gauche, un peu à droite ; une fois à gauche, une fois à droite ; mais aussi girouette, indécis, ambigu, opportuniste, mou etc. Cette sémantique et ces quolibets peuvent paraitre anodins mais ils décrédibilisent en fait la volonté et la possibilité même d’indépendance du Centre en forgeant des perceptions et des opinions négatives, simplistes et ridicules sur son rôle dans notre paysage politique.
Le Centre doit être une conviction, pas une hésitation. Cette conviction est la volonté inébranlable de créer une troisième voie libérale-sociale, humaniste et démocrate, pro-européenne, pro-peuple et écolo-progressiste qui redonne ses lettres de noblesse à l’engagement politique et à l’action publique. Une voie qui repose sur des idées fortes et porte un projet de société qui se donne pour « mission » d’humaniser le monde de demain.
Avec cet essai, Olivier Nataf et Philippe Dervaux ont l’ambition de démontrer que ce choix volontaire est possible et en proposent les principes directeurs et le cadre programmatique. Ils veulent ainsi motiver ceux qui voudraient bien, mais qui n’osent pas ou n’osent plus y croire, et appellent à une prise d’indépendance intellectuelle et politique du Centre.

Informations

Publié par
Date de parution 27 janvier 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782312050096
Langue Français

Extrait

La riposte centriste
Olivier Nataf & Philippe Dervaux
La riposte centriste
Pour une alternative crédible et indépendante
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2017
ISBN : 978-2-312-05009-6
Avant - propos
Nous opposons alternative à alternance. La première est indispensable, la deuxième nous fait tourner en rond.
Nous opposons crédible à candide. Le premier doit donner confiance aux citoyens et répondre à leurs craintes, le deuxième est l’image contre laquelle les centristes progressistes doivent lutter.
Nous opposons indépendance à isolement. L’indépendance est une nécessité, l’isolement pourrait en être la conséquence si on ne s’assure pas avant tout que le peuple est avec nous.
L’alternative crédible & indépendante est une force dont la France a besoin.
C’est une méthode, un socle de priorités et d’idées qui, mises ensemble, n’existent dans aucune des formations politiques traditionnelles. Elle va au-delà des solutions d’opposition sempiternelle et abêtissante entre deux camps, ou de distinction par l’agitation, la vocifération et l’extrémisme. Bien plus qu’une alternance, il s’agit donc d’une réelle alternative .
Elle doit reposer sur du fond, du concret, du simple. Un projet de société moderne qui réponde précisément aux attentes réelles de nos concitoyens et dont la crédibilité sera source de confiance.
Elle demande du courage, et une volonté de compétition idéologique vis-à-vis du Parti Socialiste (PS) et de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), car elle doit s’affranchir de ces deux partis majoritaires. Ainsi seulement vaincra-t-elle son isolement pour devenir pleinement indépendante et populaire.
C’est donc une force unique et libre qui peut s’épanouir au Centre de l’échiquier politique et qui devra s’émanciper à partir des formations centristes existantes et bien au-delà.
En lisant ces lignes, peut-être vous demandez-vous en quoi cette « offre politique » est unique, et pourquoi elle n’est pas majoritaire puisque si nécessaire.
Tout le monde le sait bien, le Centre en politique est le royaume du « ninisme » (ni de Gauche ni de Droite, voire ni de Gauche ni de Gauche), « un peu à Gauche, un peu à Droite », « une fois à Gauche, une fois à Droite »… mais aussi « girouette, indécis, ambigu, opportuniste, mou… ».
Cette sémantique et ces quolibets peuvent paraitre anodins mais sont en fait assassins. Ils décrédibilisent la volonté et la possibilité même d’indépendance du Centre en forgeant des perceptions et des opinions négatives, simplistes et ridicules sur son rôle dans notre paysage politique.
Le Centre doit être une conviction, pas une hésitation. Cette conviction est la volonté inébranlable de créer une troisième voie républicaine, humaniste et démocrate, qui redonne ses lettres de noblesse à ces termes et à l’action publique. Une voie qui repose sur un projet solide, des idées fortes, et pas simplement parce que les partis en place ne nous conviennent pas.
Si cet essai n’a qu’une ambition, c’est bien de vouloir démontrer que ce choix volontaire (et donc pas par défaut) est possible, qu’il repose sur des propositions précises et qu’il est animé par des militants qui ne sont pas là par hasard. Il veut aussi motiver ceux qui voudraient bien, mais qui n’osent pas ou n’osent plus y croire.
Pour cela il faudra bousculer et même renverser les dogmes et appellations péjoratives qui permettent non seulement de caractériser notre position centrale à tort, mais surtout de la dédaigner, la décrédibiliser et la balayer du revers d’un rictus dans les conversations.
Il faudra aussi lutter contre ceux qui considèrent la notion d’humanisme comme un complément sémantique transparent, utilisé comme faire-valoir par des partis ou des politiciens de Droite qui veulent se donner un semblant de conscience sociale.
Nous nous engageons à avoir ces discussions une par une s’il le faut, cet essai à la main, pour briser le réflexe binaire, la réflexion bipolaire et le vote bipartite.
Courage et loyauté, loyauté et courage, il nous en faudra beaucoup. Nous devrons et avons déjà dû accepter de perdre, dans un premier temps, et cent fois sur le métier remettre notre ouvrage. Nous devrons résister, ne jamais cesser d’y croire car la victoire ne dépend que de nous et de notre capacité à convaincre les concitoyens. Nous devrons aussi nous organiser, car ce travail demandera de la précision, de la clarté et de l’efficacité dans nos actions. Les défaites potentielles ne devront pas être dues à notre manque de capacités structurelles ou de planification.
Ni les institutions de la V e République, ni le poids de ceux qui clament que l’indépendance du Centre est vouée à l’échec, ne pourront résister au choix des Français si nous savons leur présenter un projet clair, différent, ambitieux, et leur donner confiance en les hommes et les femmes qui seront là pour le porter. C’est pourquoi des personnalités de la société civile, dont nous sommes, doivent être présentes pour cette construction, car elles n’ont rien à craindre des défaites ou du lendemain. Elles ne font pas de la politique leur seule et unique carrière, et s’engageront pour servir le pays pendant un temps donné.
Si le Centre continue à correspondre, dans l’esprit des citoyens et de certains politiques, à une dispersion des votes de Droite, il ne pourra exister que par défaut, de manière ponctuelle, en fonction du succès ou des échecs des uns et des autres. D’autre part, il ne devra pas porter sur ses épaules la responsabilité de la montée du Front National (FN) en se pliant à des alliances de circonstance pour faire barrage et soutenir des soi-disant votes utiles.
Utiles à quoi ou plutôt, utiles à qui ?
Nous affirmons qu’il n’y a qu’un Centre possible, ni Centre-droit, ni Centre-gauche : au Centre.
À force d’entendre certains politiciens dire tout et n’importe quoi, on finit par perdre le sens de ce qu’ils disent, le sens des mots.
Nous ne parlons pas pour ne rien dire. Nous disons ce que nous faisons, et faisons ce que nous disons.
Nous ne prenons pas des postures mais des positions.
Nous ne nous laissons pas amadouer par les sirènes carriéristes d’un camp ou de l’autre.
Nous travaillons pour la vérité et l’intérêt général.
Nous devons la clarté aux français, nous devons mériter leur confiance et expliquer simplement qui nous sommes et le projet que nous portons.
Nous ne laisserons pas nos détracteurs caricaturer le choix courageux que nous avons pris de faire de la politique autrement.
Les mots ont un sens, nous le leur redonnerons.
Nous, centristes démocrates, nous n’utiliserons pas le Centre comme un prétexte mais comme une conviction, car notre indépendance est notre liberté.
Notre projet de société, l’humanisme, l’homme au centre, ne se revendique pas il se construit ensemble. Nous ne voulons plus de gentils et de méchants, de bons ou de mauvais, d’opposition systématique par un système d’alternance.
Nous voulons l’alternative, la capacité à dépasser les clivages artificiels de Gauche et de Droite , la volonté d’agir avec pragmatisme et réalisme. L’alternative crédible et indépendante est la riposte centriste dont la France a besoin. C’est notre responsabilité historique pour un changement profond des pratiques et du paysage politique.
Olivier Nataf
( Mouvement Démocrate – MoDem )
Philippe Dervaux
( Union des Démocrates et Indépendants – UDI )
Nota Bene , parti pris sémantique : nous avons bien pris acte du changement de nom du parti Union pour un Mouvement Populaire ( UMP ) pour Les Républicains ( LR ). Nous choisissons délibérément de ne pas leur octroyer ce droit et de continuer à nous référer à ce parti en tant qu’UMP dans nos pages.
Le bipartisme et la troisième voie
L E BIPARTISME EN F RANCE N ’ EST NI INÉLUCTABLE NI IMPOSÉ PAR LA CONSTITUTION
Nous entendons trop souvent que le bipartisme est voulu par le mode de scrutin majoritaire uninominal pour les deux grandes élections nationales (présidentielle et législatives) et par les institutions bipolaires de la V e République . Loin de nous l’idée de prétendre être experts de la constitution, mais nous ne croyons pas en cette fatalité. Le pouvoir dans la V e République est bien donné par le peuple et pour le peuple, et il est important de ne pas oublier ces principes fondamentaux de notre démocratie, même s’ils sont moqués.
Certes, une majorité au parlement, notamment à l’Assemblée Nationale, est nécessaire pour gouverner. Certes, l’absence de proportionnelle dans le cadre des élections législatives fait que si les deux premiers partis ont totalisé 65 % des suffrages exprimés en 2007, ils o

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