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La reconstruction des Tuileries , livre ebook

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Description

Histoire du palais des Tuileries à Paris et proposition de sa reconstruction.

Informations

Publié par
Date de parution 19 octobre 2012
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312005218
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

La reconstruction des Tuileries
Rémi Rickal
La reconstruction des Tuileries









Les éditions du net 70, quai Dion Bouton 92800 Puteaux
© Les Éditions du Net, 2012 ISBN : 978-2-312-00521-8
Avant-propos
Personnage obscur, mais dès mon plus jeune âge amoureux de la beauté et passionné par les chefs-d’œuvre des siècles passés, notamment ceux d’architecture, je ne suis pour autant ni historien, ni archéologue, ni architecte, ni professeur en quelque matière que ce soit, ni sorti des grandes écoles et bardé de diplômes. Pas davantage notable, homme politique, ecclésiastique, ni savant dans un domaine donné. Issu simplement d’une famille d’origine catholique et de moyenne condition ; doté uniquement d’une grande émotivité doublée d’une curiosité infantile depuis toujours, je me souviens qu’étant enfant et en vacances avec ma famille à la mer sur les côtes françaises comme à la campagne et parfois même à la montagne – mes parents sillonnant alors la France par leurs propres moyens lors de leurs jours de congés – d’être, outre émerveillé par les beautés naturelles des paysages, qu’ils soient maritimes, champêtres ou alpestres, attiré par des édifices parsemés ici et là dans des contrées pour moi éloignées et présentant un caractère inédit ou insolite à mes yeux. À titre d’exemple, un jour au bord de la mer, je vis un escalier qui semblait escalader la falaise face à la plage. Pris d’une vive curiosité, j’insistais auprès de mes parents pour emprunter cet escalier et explorer son cheminement. Ces derniers n’y étant guère disposés et, souvent le cas dans ce genre de circonstance, préférant continuer à profiter de la mer et de la plage, je dus faire « des pieds et des mains » pour parvenir à mes fins. Finalement après avoir bien insisté sur mon intention, ce fut ma mère accompagnée de ma grande sœur qui accepta de m’accompagner dans mon exploration et nous gravîmes ainsi l’escalier en question. J’avais enfin obtenu satisfaction. Ce ne fut pas là un simple caprice de ma part pour autant auquel on avait cédé, mais une attirance et un goût déjà prononcé pour les éléments architecturaux. Je n’ai jamais regretté mon insistance pour cette escapade, celle-ci nous conduisant à d’autres promenades à travers un parcours pittoresque et lapidaire d’escaliers et d’allées en terrasse, puis de chemins de ronde longeant des murs percés de canonnières, le tout avec une vue panoramique sur l’océan et ses alentours, balcon idéal pour apprécier la majesté du site maritime en ces lieux, surtout par beau temps, ce qui fut heureusement le cas ce jour-ci, d’ailleurs grâce à quoi certainement on céda à mon désir. Il s’agissait en fait d’un ancien château fort dominant la mer et construit jadis à cet endroit peut-être pour verrouiller un point stratégique, ou pour servir de repaire et de lieu d’échouage en vue d’une quelconque activité de corsaires ou de contrebandiers. Ce château était hélas en grande partie ruiné, certains des éléments qu’offrait cette promenade étant déjà écroulés, mais d’autres tenaient encore et tout ceci nous permit après un parcours amusant et agréable de conter notre petit périple à mon père resté sur la plage, n’ayant pas voulu s’éloigner de son véhicule stationné en contrebas. Je ne pus malheureusement pas savoir par la suite de quel château il s’agissait, ni de quelle époque et de quel endroit il était, moi-même n’étant alors âgé qu’aux alentours de cinq ans à ce moment-là. Cette anecdote me révélant ainsi à moi-même et, si j’en garde personnellement un souvenir digne d’un certain intérêt, elle resta anodine aux yeux de ma famille et donc vite oubliée par cette dernière. Plus tard, alors que je n’étais pas encore adolescent, c’est à l’occasion des départs à la maison de vacances familiale située vers le sud-ouest de la France et des retours sur Paris impliquant la traversée des pays du Val de Loire – Anjou, Touraine, Orléanais – provinces au destin royal truffées de châteaux et de demeures princières, que je fus ébloui par la beauté féerique des édifices historiques ainsi que par la magie et la noblesse des lieux traversés. J’aurais voulu m’arrêter à chaque château pour découvrir et visiter ces sites enchanteurs dignes d’un conte de fées pour moi encore enfant, désir pour lequel j’insistais toujours lors de ces voyages, à l’aller comme au retour, ceci au grand dam de mes parents ne traversant cette belle région que pour parvenir au plus tôt à destination de leur villégiature campagnarde ou de leur domicile parisien.
Longtemps, et ce ainsi dès l’adolescence, je ne fus qu’un quidam visitant et admirant lors de mes moments de loisirs, les châteaux, manoirs, cathédrales, églises et musées. Des cœurs de ville avec leurs anciennes maisons de notables couronnés par un hôtel de ville richement orné, le tout blotti autour d’une cathédrale ou d’une basilique non moins superbe, aux villages restés parfois pratiquement en l’état où ils étaient dans les siècles passés avec leur église caractéristique, leurs vielles maisons typiques, leurs calvaires ou crucifix, sans oublier les anciennes halles pourvues de leur charpente remarquable, les vieux moulins et même les anciens lavoirs, jusqu’aux châteaux situés en pleine campagne insérés dans un écrin de verdure et ayant souvent chacun leur propre originalité, certains relativement modestes, d’autres absolument magnifiques, sans omettre les grandes et belles abbayes, tous et toutes témoins d’époques hélas aujourd’hui révolues, bien qu’ayant laissé encore une certaine influence dans notre monde actuel. Tous ces ensembles et ces édifices abritant souvent des musées, espaces-refuges laissés aux meubles, tableaux, tapisseries, œuvres d’art, objets, modes et curiosités du temps jadis, dont toute disparition passée, présente et future équivaut ou équivaudrait à la mutilation d’un patrimoine acquis au fil des siècles. Ces derniers renfermant dans leur intérieur des trésors d’art et de beauté en miniature comparables à ceux d’urbanisation et d’architecture situés à l’extérieur et dans une plus grande dimension, les deux étant liés tout comme sont liés en astronomie l’infiniment grand et l’infiniment petit. Pris ainsi par la passion du beau et des merveilles léguées à la postérité par la civilisation et l’histoire, je me suis aperçu de la place que tiennent toutes choses issues du temps passé à côté de celles engendrées par le monde actuel, monde moderne fait souvent hélas de laideur et d’inhumanité. Pour citer un exemple : les grands ensembles de banlieue construits dans les années soixante avec leurs tours et leurs barres de béton à la facture impersonnelle, creusets de délinquance et de violence, et dont certains de ces éléments furent dynamités par la suite sur ordre des autorités, ces dernières s’étant rendues compte des erreurs commises dans ces années-là. Loin d’être exhaustif, cet exemple ne peut en cacher d’autres crevant les yeux. Que de centres-villes, voire de cœurs de ville, de sites naturels et de lieux ravissants furent à jamais défigurés par la bêtise et l’ignorance de technocrates, d’architectes avant-gardistes et de maîtres d’œuvre businessmen, de particuliers comme d’hommes politiques locaux ou nationaux indifférents à l’environnement. Que de monstruosités architecturales et urbaines furent produites pour de prétendues nécessités matérielles et de modes correspondantes aux goûts de ce xx e siècle, goûts à la fois exubérants et décadents. D’où par ailleurs l’émergence d’un contre-courant suivi d’une floraison de réactions écologistes, environnementalistes, voire spiritualistes au cours des dernières décennies. Certaines de ces réactions au monde moderne se traduisant par une éthique traditionaliste ou passéiste – ces deux termes n’étant point péjoratifs à mes yeux, bien au contraire – illustrent nettement la gravité du problème et l’urgence de réponses, voire de remèdes à y apporter.
Notre époque, censée avoir atteint un stade d’évolution avantageuse, se trouve de par la modernité actuelle radicalement différente co

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