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Description

Le destin entremêlé de deux familles de la belle région des Bois-Francs, à la fin des années 1940. Une histoire remplie d’émotions vécues dans un magnifique décor!
Veuf, Placide Bécotte est le doyen d’une famille d’agriculteurs qui vit sur sa terre : son fils Auguste et son épouse Clara; sa petite-fille Adèle, son mari Jean-Claude et leur fille Gabrielle.
Joseph-Ovide Maheu, lui, est forgeron. Avec son épouse Marie-Alice et leur fils Hyacinthe, il tente de repousser l’échéance de la fermeture de son atelier devant la multiplication des commerces plus «modernes».
Par un dimanche frisquet, à l’occasion d’une randonnée en forêt, les membres des deux familles réunies font une pause dans une cabane déserte pour se réchauffer. Une surprise de taille les y attend: alors que la cheminée fume toujours, un bébé gît, abandonné sur un vieux matelas.
Qui est donc cette enfant? La femme du forgeron, Marie-Alice, s’éprend immédiatement de la fillette, en sachant toutefois qu’elle devra être confiée à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Québec. Quel sort injuste attend donc la pauvre petite? Marie-Alice aurait tant d’amour à lui donner…
Un roman attendrissant et bouleversant sur la justice, la résilience et l’amour absolu.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 juin 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782897588946
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0650€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

La forge des Maheu
LUCY-FRANCE DUTREMBLE
La forge des Maheu
ROMAN
Guy Saint-Jean Éditeur
4490, rue Garand
Laval (Québec) Canada H7L 5Z6
450 663-1777
info@saint-jeanediteur.com
saint-jeanediteur.com
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Données de catalogage avant publication disponibles à Bibliothèque et Archives nationales du Québec et à Bibliothèque et Archives Canada
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Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada ainsi que celle de la SODEC pour nos activités d’édition. Nous remercions le Conseil des arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication.

Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC
© Guy Saint-Jean Éditeur inc., 2020
Révision : Isabelle Pauzé
Conception graphique de la couverture et mise en page : Olivier Lasser
Photo de la page couverture : CollaborationJS/Trevillion Images
Dépôt légal — Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Bibliothèque et Archives Canada, 2020
ISBN : 978-2-89758-893-9
ISBN EPUB : 978-2-89758-894-6
ISBN PDF : 978-2-89758-895-3
Tous droits de traduction et d’adaptation réservés. Toute reproduction d’un extrait de ce livre, par quelque procédé que ce soit, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur. Toute reproduction ou exploitation d’un extrait du fichier EPUB ou PDF de ce livre autre qu’un téléchargement légal constitue une infraction au droit d’auteur et est passible de poursuites légales ou civiles pouvant entraîner des pénalités ou le paiement de dommages et intérêts.

Guy Saint-Jean Éditeur est membre de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).
À tous ceux et celles qui ont existé avant nous
Note de l’auteure
Chers lecteurs ,
Je suis fébrile de vous retrouver à nouveau, pour vous présenter mon nouveau roman, dont l’histoire se déroule dans le joli village de Saint-Christophe-d’Arthabaska, dans les Bois-Francs, au Québec .
Je profite de l’occasion pour vous inviter à rencontrer deux familles que j’affectionne beaucoup : les Maheu et les Bécotte, qui demeurent dans le rang Chicago .
Nous sommes à l’hiver 1947 et nous voici devant la terre des Bécotte, une famille unie qui, dès le printemps, laboure ses champs en prévision de semer le blé, l’avoine, les légumes, et s’occupe du bien-être de ses animaux, et cela de la barre du jour jusqu’au crépuscule, depuis soixante-six ans. Regardez les deux habitations sur le grand terrain recouvert de neige. Les deux sont grises : l’une a des volets blancs et l’autre, des volets bleus .
Commençons par la maison ornée de blanc, où demeurent le doyen Placide Bécotte, son fils Auguste, sa belle-fille Clara et leur fidèle compagnon à quatre pattes, Jules .
Ayant tout vu, tout entendu, Placide vit dans le veuvage depuis deux ans, sa Philomène l’ayant quitté pour se reposer auprès de ses chers disparus .
Placide est grand, avec un dos arqué, et sa tête est couronnée de blanc. Il est de carrure moyenne et des yeux rieurs empreints de sincérité animent son visage rectangulaire .
Confortablement installé dans sa berceuse en bois, placée à la gauche de la porte d’entrée, Placide tenait sa pipe bien serrée entre ses dents et sa bouche se contractait à chaque grincement émis par les patins de sa chaise.
Habile et assez bien portant, l’homme âgé se leva avec vivacité.
— Je vais donner un coup de pelle sur la galerie, y neige encore.
— Assis-toi donc, le père ! lui conseilla Auguste, âgé de soixante-quatre ans, qui venait de terminer sa sieste.
— Vérasse ! Me prends-tu pour un impotent, toi ? Je suis capable de nettoyer le perron, pis de déblayer le chemin qui mène aux dépendances. J’ai un capot ben chaud, et les mitaines rembourrées que ma Philomène m’a tricotées sont à l’épreuve du frette.
— Vous êtes pas impotent, mais vous avez quatre-vingt-six ans bien sonnés, hostique ! rétorqua Auguste. Vous nous aidez gros sur la terre, dès que le printemps se montre le bout du nez. Reposez-vous quand vous le pouvez.
Loyal mais assez colérique, Auguste Bécotte arbore un visage osseux au front saillant et ses yeux bruns enfoncés sont cernés. L’agriculteur est marié à Clara Marchand, épouse souriante et grassouillette. Aussi grande que son mari, elle a une chevelure frisottée poivre et sel coiffée en chignon. Sa démarche est traînante, mais elle est bien vaillante et elle se démène quotidiennement pour les siens. Mère de famille au cœur généreux, elle rouspète néanmoins quand son Auguste la taquine. Là, il vient encore de se moquer d’elle .
— Saint sicroche, Auguste ! As-tu fini de dire que j’ai le nez fait comme une trompette ?
— Tu sais bien que je t’aime, ma femme ! Arrête d’être aussi susceptible… Si je t’ai épousée, c’est parce que je le trouve bien correct de même, ton nez.
— Bien oui, bien oui… Jean-Claude est encore dans l’étable ? demanda Clara en se dirigeant vers la cuisine.
— Oui, répondit sa fille Adèle, heureuse d’être chez ses parents pour partager leur repas. Il doit être à la veille de terminer le train, il est sorti depuis une heure et demie, précisa la femme en se versant une tasse de thé.
Cette femme, c’est Adèle Bécotte-Giroux, trente-huit ans. Fille unique, elle demeure dans la maison voisine aux volets bleus avec son mari Jean-Claude et leurs quatre enfants : Gabrielle, Sébastien, Samuel et Guillaume. Elle est assez grande, mesurant cinq pieds et sept pouces. Sa peau est rougeaude et ses cheveux châtain clair sont retenus en queue de cheval .
Au même moment, Jean-Claude entra dans la maison.
— Bout de Bon Dieu ! As-tu fait le train deux fois ? Quand on est invités à souper, on s’arrange pour être à l’heure, mon homme ! lança Adèle, mécontente.
— Pourquoi tu dis ça ? rétorqua son mari. Ta mère est au courant que ça prend pas juste cinq minutes pour traire les bêtes et les nourrir.
— C’était plus long que d’habitude. On commençait à s’inquiéter, ici dedans !
— Désolé. J’avais apporté mon harmonica et tu sais comment les vaches aiment ça quand je m’installe devant elles sur le banc pour leur jouer un air de rigodon, pour les remercier de nous avoir donné du bon lait crémeux. C’est devenu une habitude pour elles. Quand j’ouvre la porte de la grange, après avoir fini de laver les machines, elles courbent la tête, piteuses, comme pour me dire que j’ai oublié quelque chose.
À quarante ans, Jean-Claude est assez bel homme. Il a un teint bronzé et des cheveux noirs rasés. Voyez comme ses prunelles sont d’un vert flamboyant et comme sa bouche bien charnue dévoile une dentition parfaite. Il est grand, avec de larges épaules carrées, et il se déplace fièrement. Un gars droit dans ses bottes d’agriculteur !
— Je comprends bien, mais il va falloir que je fasse réchauffer le ragoût de bœuf une deuxième fois, s’impatienta Adèle.
— Il va être encore meilleur réchauffé ! la rassura son mari, qui se dirigeait vers le comptoir pour se laver le visage et les mains.
— Ouin… Avancez-vous, je vais vous servir. Viens me donner un coup de main, maman. Ha ! Ha ! On est les invités et on doit tout faire, dans cette maison !
— Voyons, c’est toi qui as insisté pour apporter le souper ! se défendit Clara.
— C’était une farce, voyons… Tu sais bien que ça me fait plaisir, et ça vous permet de vous reposer un peu de l’ordinaire. Les enfants, ordonna la mère de famille, lâchez vos livres d’histoires ! Levez vos fesses du divan et venez manger, si vous voulez pas passer en dessous de la table ! Toi, Jules, arrête de japper, je vais te mettre une gamelle sur le tapis de l’entrée.
Maintenant, si vous voulez m’accompagner, nous allons traverser et nous rendre de l’autre côté du chemin pour rencontrer les habitants de la forge Maheu .
— Sainte apostrophe, monsieur Galipeau ! On est dimanche et la forge est fermée ! Revenez lundi matin à la première heure et je vais la réparer, votre roue de charrette.
Joseph-Ovide Maheu porte fièrement ses cinquante-huit ans. Il est forgeron, maréchal-ferrant, menuisier et charron. Il est grand, avec de solides épau

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