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Description

Martine Lozano nous fait voyager à Oran, Paris, Casablanca, l’Andalousie avec des saveurs sucrées et poivrées et des couleurs ocres sous des airs de musique arabo andalous, de Tino Rossi, de Carlos Gardel, de Lili Boniche en nous racontant la vie d’un prisonnier de guerre né à Oran, Martine Lozano nous fait vivre les pires moments de la captivité des prisonniers de guerre en Allemagne ainsi que le retour difficile à la vie civile !

Informations

Publié par
Date de parution 03 décembre 2014
Nombre de lectures 2
EAN13 9782312028989
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

La destinée
Martine Lozano
La destinée















LES ÉDITIONS DU NET
22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2014
ISBN : 978-2-312-02898-9
C HAPITRE 1
La vie à Oran, Oran la radieuse, Oran la magnifique
Oran « la radieuse » deuxième ville d’Algérie, la ville la plus importante du Maghreb, ville portuaire de la mer Méditerranée, située au nord-ouest de l’Algérie, à 432 km de la capitale Alger !
Oran, ville de la Méditerranée, la ville où il fait bon vivre. Oran ville chargée d’histoire avec ses monuments, ses places historiques et des sites où il fait bon flâner sur Le boulevard d’ARZEAU où tous les jeunes se promenaient le soir pour déguster des glaces ! Le centre-ville d’Oran avec l’hôtel de ville jusqu’à la poste.
la cathédrale, la place Jeanne d’Arc, le boulevard Magenta où se trouve la Synagogue, le boulevard Paul Doumerc, la bibliothèque municipale, le collège Ardaillon, le boulevard Mascara, le cimetière Israélite, la prison civile et le cimetière européen vers l’hôpital civil, la gare en redescendant vers la rue d’Arzew, l’avenue Loubet jusqu’au monument aux morts, la place des victoires vers la rue Arago.
À Oran le quartier juif comprend des rues aux pierres accumulées, aux échoppes aux mosaïques bleues avec des hommes et des femmes qui tiennent ces boutiques, des bouchers, des charcutiers, des poissonniers, des libraires, des épiciers, des restaurants, des files d’attente les jours de fêtes, la Pâque juive, Kippour, Pourim !
Le front de mer qui domine la baie d’Oran.
Le Front de Mer se voyait des falaises avec une vue magnifique sur la mer Méditerranée et la montagne de Santa Cruz !
Oran la Joyeuse :
Les Autochtones et les immigrés espagnols se confondaient pour fonder une population issue de l’immigration ibérique faisant alors d’Oran la cinquième ville de France !
La montagne des lions, où se promenaient de nombreuses gazelles !
Les lions en bronze qui gardaient la ville devant la mairie !
Composée par Alain Chamfort, une chanson évoque la vie d’Yves Saint Laurent : petit garçon dans les rues d’Oran qui « trouve sa religion, dans les pages des revues mondaines » !
« Oran, une ville cosmopolite composée de commerçants venus de partout, une ville étincelante dans un patchwork de mille couleurs sous le soleil d’Afrique du Nord. »
Yves Saint Laurent se serait inspiré de ces couleurs d’Oran !
C’est en parcourant les ruelles d’Oran, qu’Albert Camus va écrire la peste, l’étranger ! L’écrivain Albert Camus, aux ascendances espagnoles, lui a donné une renommée mondiale avec son livre : La Peste.
La maison où vivait Mimie se composait d’un rez de chaussée, l’immeuble comportait trois étages et une terrasse et à proximité quelques maisons à étages avec le toit largement incliné pour que les eaux suivent la pente !
Dans les années 1940 les musulmans étaient à la lisière de la ville et les européens ainsi que les israélites au cœur de la ville !
Le village nègre est partie intégrante de la ville, on y trouve la kasba au sud composée de maisons trapues et blanches, on y trouve des cafés maures, des salons de coiffures, des auberges !
Oran, la radieuse, la ravissante.
Des plages féériques, un littoral exceptionnel, un cadre côtier extraordinaire ! Une corniche de dix kilomètres ! Les plages de Coralès, les Andalouses et Bousfer, les plaisirs de la mer !
La Grande bleue.
Le port militaire de Mers el-Kébir (golfe d’Oran )
« L’attaque par la marine britannique, le 3 juillet 1940, d’une escadre de la marine française mouillant dans le port militaire de Mers el-Kébir (golfe d’Oran, Algérie). Il y eut 1 297 morts. Le Royaume-Uni, alors seul devant l’ennemi allemand et italien, craignait que l’armistice signée par le gouvernement français avec l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste quelques jours auparavant ne fasse tomber cette flotte dans les mains d’Hitler, lui permettant ainsi de remettre en cause la suprématie maritime britannique et lui faisant courir un grave péril. »
Les ruelles et les anciens quartiers font constater que l’histoire de cette ville a été gravée dans la marbre !
Oran recèle 24 sites historiques et archéologiques qui se trouvent au vieux quartier Sidi El Houari, site protégé. C’est un musée à ciel ouvert, où se côtoient près de 70 monuments remontant aux différentes périodes vécues par cette cité : la préhistoire jusqu’à la période de la colonisation française, en passant par l’ère arabo-musulmane, espagnole et turque.
L’Hôtel de ville avec ces deux lions en bronze qui trônent à son entrée en pur marbre, a été construit en 1886 au centre-ville et il surplombe la place du 1 er -Novembre 1954 (ex-place d’Armes).
La Bibliothèque de la Cathédrale d’Oran est située sur la place Chahid-Zeddour-Belkacem, au centre-ville d’Oran. Il s’agit d’une ancienne cathédrale, construite en 1913, transformée en 1985 en bibliothèque au profit des étudiants et lycéens de la ville. Elle a un style architectural néo-byzantin, des monuments historiques à la périphérie comme par exemple le
Le fort Sainte-Thérèse sis au nord-est du Châteauneuf !
Fort Santa Cruz : le protecteur
Fleuron de l’architecture militaire de l’époque et gloire du patrimoine d’Oran, le fort de Santa Cruz a été bâti par les Espagnols au XVI e siècle (entre 1577 et 1604) pour protéger la ville.
Avec une vue imprenable sur la ville d’Oran, Le fort de Santa Cruz a connu les combats sanglants entre Ottomans et Maures vassaux contre les Espagnols et les tribus arabes !
La vierge de Santa Cruz qui garde la ville comme notre Dame de la Garde Marseille ! La vierge de Santa Cruz a été montée sur la montagne après une épidémie de choléra pour conjurer le mauvais sort, après son installation, il allait pleuvoir et l’épidémie de choléra recula pour disparaitre !
La Calère était un ancien quartier de pêcheurs au centre historique d’Oran (Merlin, 1963) qu’il a fallu démolir en 1980 suite à l’effondrement de quelques habitations et à son état de vétusté quasi général.
Oran c’est aussi toutes sortes de senteurs comme par exemple l’anisette dans les verres d’un bistrot, l’odeur des brochettes qui se mêlait à celui des orangers en fleur sous un ciel bleu azur et une mer bleue ondulant sous le soleil !
L’odeur d’un âne sur les ruelles qui se mélange à l’odeur des pins et des palmiers !
Les odeurs des épices, des tomates, des grappes de raisins, le couscous épicé, les piments à l’huile d’olive ! Le jasmin !
Les soupes de poissons aux rougets, bars, dorades !
Les figues dans des paniers que portaient des jeunes filles sages !
Au large de la mer, un paquebot se perd à l’horizon, rêve prémonitoire d’un départ précipité quelques années plus tard !
Enfin l’odeur de la jeunesse !
Le vol des hirondelles se mêlait aux vendeurs de vaisselle et aux matelassiers, les vendeurs de lingeries, de chaussettes qui criaient « achetez mes chaussettes, pour les pieds ».
À Oran, dans le quartier de Mimie, les petites filles jouaient à la marelle, les garçons aux pirates ou aux cerfs-volants préparés avec des roseaux et du papier crépon !
On sentait l’odeur des sardines préparées en escabèche ou en beignets.
La maman de Mimie préparait des mantécaos : ce sont des g

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