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Épisodes de l'histoire de la Guadeloupe , livre ebook

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Description

Homme politique avisé et lucide, Maurice Martin, Maire de la ville de Basse-Terre à la déclaration de guerre a su faire preuve de courage et de détermination en s'opposant, sans concession, au régime de Vichy instauré par le gouverneur Sorin.
Rallié dès la première heure au général de Gaulle et à la France Combattante, il est démis, avec son Conseil Municipal, de ses fonctions de Maire et placé sous surveillance policière, de jour et de nuit. Après bien des péripéties, il est officiellement rétabli dans ses fonctions de Maire, en juillet 1943, par les Autorités de la France Libre, concomitamment à la réddition et au départ précipité du gouverneur Sorin.
Ce livre retrace l'engagement politique de Maurice Martin, principalement durant la période tragique 38-43 et relate ces événements douloureux au travers de documents historiques inédits.
Mais aussi Homme de lettres et Historien fier d'apporter sa contribution à sa "petite patrie", Maurice Martin nous livre de précieux et poignants témoignages de ces épisodes de l'Histoire de la Guadeloupe.

Informations

Publié par
Date de parution 25 juin 2012
Nombre de lectures 1
EAN13 9782312003924
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

É pisodes de l’histoire de la Guadeloupe
Recueillis et présentés par
Daniel Maurice Martin
É pisodes de l’histoire de la Guadeloupe
Témoignages de Maurice Martin Maire de Basse-Terre 1938 à 1941 et 1943 à 1944


Les éditions du net 70, quai Dion Bouton 92800 Puteaux






Je dédie ce livre consacré à Maurice Martin


À mon épouse, Arlette
À ma fille, Danielle,
À ma petite fille, Adeline,
Et pour servir l’ Histoire





© Les Éditions du Net, 2012 ISBN : 978-2-312-00392-4
Préface
Bâtonnier Félix Rodes 1
Ils ont voulu relever le triple défi de la misère, de la pénurie et de la mort. Ils ont entendu faire reculer la trilogie sinistre : Pétain, Robert, Sorin. Ils ont pensé que nul, ni personne ne pouvait remplacer celui que Mômô lui-même avait mis à sa place.
Mômô, c’était l’ami de tous, l’homme à l’éternel sourire, l’inoubliable Maître Maurice Marie-Claire. L’ami d’Éboué, le pilier de la rue du Sable. Ils n’ont pas fermé l’œil avant que ne soit revenu à son fauteuil de Maire, sinon à sa berceuse d’entrée à la Mairie, l’ancien Directeur de l’imprimerie officielle, Maurice Martin, le basse-terrien tranquille dont la seule présence maintenait la paix dans la ville capitale de la colonie française de Guadeloupe et dépendances.
L’historien qui manifestement avait supplanté Champon et dont le petit livre d’histoire de la Guadeloupe relatait mieux que tout autre le parcours à travers trois siècles de la région rattachée à l’Europe des rois en 1635 par le l’Olive et Duplessis.
Je n’ai pas connu personnellement le Maire Maurice Martin. C’est, par contre, chez son fils Maurice Martin junior, ancien combattant des guerres 14-18 et 39-40 que j’ai écouté sur la B.B.C. de Londres, le fameux appel du 18 juin 1840 :
« Les chefs qui depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
« Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
« Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre, et aérienne de l’ennemi. »
Avec Maurice Martin régisseur de l’Hospice Saint-Hyacinthe, je devais organiser la journée historique du 2 mai 1943 qui faisait passer la Guadeloupe dans le camp de la France Libre du Général de Gaulle.
Je devais aussi avoir sous ma coupe, son fils Max Martin dit Sonson, l’homme qui devait porter la banane guadeloupéenne à son plus haut niveau avant sa fin tragique.
Je connaissais aussi les deux frères : Edmond, le commerçant de la rue Dugommier au Carmel et Daniel de la banque de la Guadeloupe.
C’est au fils de Daniel, Daniel Martin junior que je devais prêter ma robe d’avocat au moment où, admis à la profession d’avocat, il devait prêter serment devant la Cour d’Appel de Basse-Terre.
C’est grâce à ce jeune Daniel Martin qui n’a pas si mal tourné, car il a terminé sa carrière judiciaire comme Avocat Général à la Cour de Cassation, que je dois ces magnifiques lettres inédites du Maire Maurice Martin que j’ai publiées dans « la Guwadloup an tan Balguy et an tan la dissidans ».
Alors, au moment où le petit-fils veut donner un tracé sur la vie de son grand-père, je terminerai simplement en m’inspirant du grand Corneille . M’adressant à mes compatriotes guadeloupéens, je leur dirai simplement :
« Pour s’instruire d’exemples en dépit de l’envie
Ils liront simplement l’Histoire de la vie du Grand
Maurice Martin , Maire de la Ville de Basse-Terre. »
Félix Rodes
Maurice Martin Vie privée – Vie publique
Au travers de documents historiques inédits, de ses œuvres et manuscrits
Hommage à mon grand-père
Tu nous as quittés trop tôt, certes à l’âge que tu avais conjecturé dans des écrits prémonitoires, alors que je n’avais que 11 ans et que l’œuvre entreprise qui te tenait tant à cœur, « une très vaste histoire de la Guadeloupe », demeurait inachevée.
Sur les étagères de la bibliothèque, dans les tiroirs du bureau parmi divers papiers de moindre importance, j’ai retrouvé quelques-uns de tes manuscrits et témoignages sur des pages jaunies et dégradées que l’outrage du temps condamnait à l’oubli.
Certains, sous mon égide, ont pu être, récemment, transcrits et publiés par M. le Bâtonnier Rodes dans un livre dont une partie est consacrée à ton mandat de Maire de Basse-Terre pendant la guerre de 1939-40 et à ton opposition ainsi que celle de la municipalité au Gouverneur Sorin.
D’autres pages et rapports qui ont pu être sauvés grâce aux moyens de reproduction et de restauration modernes, méritent également d’être connus et reconnus. On trouve entre autres :
cette relation des fêtes organisées à l’occasion du passage en Guadeloupe de la division légère de la 2 e escadre le 5 février 1910, rédigée dès le 9 février 1910, cent ans déjà !
la recherche, au fil des années passées, en tant que professionnel de l’imprimerie et historien, de l’installation en Guadeloupe, de ce moyen d’impression des documents officiels et des événements ainsi que de leur diffusion dans la presse, relevant que, dans une déclaration en date du 25 fructidor 3 e année républicaine, signée Victor Hugues et Lebas, il est porté fait « au Port de la liberté, de l’imprimerie de la république » ;
deux de tes discours prononcés à l’occasion des fêtes du 14 juillet, l’un de 1938, en présence du Gouverneur Félix Éboué, véritable page d’histoire, l’autre en 1944, peu de temps avant que tu nous quittes.
le rapport sur l’amélioration de l’adduction d’eau et sa distribution à Basse-Terre, que tu as présenté le 9 septembre 1938 au Conseil Municipal et comportant toute une partie historique sur les tribulations répétées des différentes municipalités qui se sont succédées pour tenter de doter la ville d’un réseau d’eau potable viable, en adéquation avec les nécessités de tous les administrés.
ton journal personnel relatant sur plus d’une centaine de pages, au jour le jour, le vécu de la déclaration de guerre, la mobilisation, ainsi que tous les événements qui se sont produits dans ce contexte douloureux.
Il était donc de mon devoir de te rendre cet hommage en les réunissant dans ce recueil et d’en assurer la diffusion.
In Memoriam, Daniel, Maurice Martin Avocat Général honoraire à la Cour de cassation.
Présentation
Maurice Martin 2
Maurice, Louis, Edmond, Martin naquit le 16 novembre 1872 à Basse-Terre (Guadeloupe) ; il était l’aîné d’une famille de cinq enfants. Son père Antoine, Daniel, Maurice Martin, né et décédé à Saint-Affrique (Aveyron), était commandant de la brigade de gendarmerie à pied de Basse-Terre, corps qu’il avait intégré après un service militaire obligatoire de 7 ans imposé aux Colonies. Sa mère Marie-Louise Langlet était la fille de Pierre Langlet, sous-officier d’infanterie de marine, originaire de Thionville (Lorraine) et de Zulma, Désirée Dournaux ou Dourneaux (on retrouve les deux orthographes dans les actes d’état civil), issue d’une très ancienne famille créole, de Basse-Terre et de Trois-Rivières, d’ascendance métropolitaine.
Il fit de solides études littéraires tant en Guadeloupe qu’en Aveyron et se plaisait à évoquer le souvenir de son professeur de rhétorique, le R.P. Grunenwald « homme d’une instruction supérieure » qui lors de son arrivée en Guadeloupe fut « étonné de trouver ici une société d’élites, composée de gens de grande valeur aux points de vue de l’instruction et de l’éducation, ainsi qu’une masse aussi et peut-être plus avancée que celle de certaines régions de la métropole » .
Maurice Martin épousa en premières noces Louise Lamarre de laquelle il eut deux enfants :
Marie-Louise née le 18 septembre 1896.
Maurice junior né le 7 avril 1899.

Après le décès de son épouse, il se remaria avec la cousine germaine de celle-ci, Rébecca, Louisa Lasserre dont le père était commissaire de marine.
Deux enfants sont issus de cette nouvelle union :
Daniel E

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