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À la conquête d'Éden , livre ebook

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Description

... D'où l'intérêt de ce livre que Sylvain de Persan-Beaumont souhaitait écrire, qui était probablement plus un long-seller qu'un best-seller, mais idéalement les deux, pour appeler ses concitoyens : « Françaises, Français, libérez-vous ! Soyez dignes du nom de Français : soyez des Français libres ! » Entre la quête de Dieu et celle de l'amour de couple – celui initial d'Adam et Ève en Éden –, l'auteur nous invite à l'accompagner dans une déambulation auto-fictive et éphémère : « Écrire, pour tenter de dresser un vaste champ de possibles ouverts sur l'avenir, champ de liberté qu'il restera à conquérir. »


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 juin 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9782332915467
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0120€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-332-91546-7

© Edilivre, 2015
Dédicace

À mes amis, à tous ceux qui trouveront dans ce livre quelque intérêt, à mes enfants spirituels des générations futures :
Écrire, pour construire une réflexion et le transmettre.
1 ère partie V… comme Victoire de l’espérance
1
Tout a commencé avec la statue de Jeanne d’Arc, campée en armure sur son cheval, oriflamme fièrement dressée, juste en face du pont de Compiègne.
Dans la douce torpeur de l’été finissant, Sylvain s’était revigoré d’un plein de sensations vert-bleutées tout au long de cette charmante vallée de l’Oise qu’il n’avait jamais pris le temps de découvrir de façon aussi sereine et désabusée ; un peu comme les saumons qui remontent le cours des rivières à la recherche de leur ultime havre de paix.
Il quittait Paris et sa région, définitivement. Il laissait dans son sillage les teintes pastels de ses ciels, ses macadams-avenues de la solitude et ses miroirs argentés aux alouettes virtuelles, en raison de certaines obligations matérielles, mais aussi et de façon beaucoup plus lancinante, par un appel intime, irraisonné, d’aller à la rencontre de la France profonde.
Après son « voyage à l’intérieur de Paris », inauguré vingt-cinq ans plus tôt sur un banc du Pont-Neuf, au terme de ses navigations à la voile avec pour tous bagages son passeport et sa brosse à dents, il voulait maintenant entreprendre un « voyage dans l’autre moitié de la France », la plus discrète, la plus enracinée et peut-être aussi la plus intéressante ?
Vous auriez demandé à cet homme s’il était un voyageur, il vous aurait répondu : « Un marin ! » Il trouvait dans cette expression tout ce qui résumait sa vie et ce qu’il était. Depuis peu, il aimait aussi se définir comme « un jeune homme d’expérience. »
Dans cette vaste région de la Picardie, l’une des rares régions de France où il n’avait jamais eu l’occasion de séjourner, il s’enchantait de toutes ses nouvelles découvertes qui suscitaient tant sa curiosité que son intérêt.
Au gré de ses rencontres, il entendait parler de lieux mythiques comme la ville de Soissons, toute proche, avec son histoire bien connue de Clovis roi des Francs et du fameux vase… Tout invitait à redécouvrir une histoire de France dont on ne sait pas grand-chose à part ce qu’on en apprend à l’école et qui bien souvent ne forme plus que de vagues souvenirs. Après tant d’années attaché au cordon ombilical invisible parisien, il découvrait non sans plaisir que si l’on apprenait à déménager… on déménagerait plus souvent !
Compiègne, ville royale fleur-de-lysée, avec son immense forêt jouxtant celles du Valois tout proche, et l’histoire de cette Jeanne… la pucelle d’Orléans, appelée aussi « pucelle de France » dont la courte épopée s’arrêta là, une triste journée de mai 1430 : Jeanne d’Arc fût faite prisonnière, juste devant Compiègne. C’était en fin d’après-midi. Avec ses compagnons d’armes, ils tentèrent une sortie éclair contre les campements ennemis qui tenaient le siège devant la ville fortifiée. Mais d’importants renforts adverses firent soudain irruption et le pont-levis qui enjambait l’Oise en ce temps-là fût prestement relevé devant le boulevard d’accès, les empêchant de revenir sur leurs pas. Prudence militaire de la part du capitaine d’armes de la ville assiégée, Guillaume de Flavy, ou traquenard prémédité ?
Sur les anciennes arches qui subsistent de cet antique pont de pierre, en contrebas d’un escalier de la vieille ville donnant sur la rivière figure encore aujourd’hui cette plaque : « Pont st Louis, franchi par Jeanne d’Arc secourant Compiègne le 23 mai 1430, jour de sa capture par les Anglo-bourguignons. » Avec cette déclaration : « Et moi, en me retirant sur les champs, côté Picardie, près du boulevard, je fus prise. »
Alors commença pour elle un long chemin de croix, pour finir près d’un an plus tard, condamnée au bûcher sur la place publique de Rouen.
Comment une pauvre petite bonne femme de moins de vingt ans, héroïne de France hors du commun qui avait fait la preuve de tant de bravoure, qui avait été à l’apogée de la gloire et honneur de la nation avait-elle pu finir par un tel martyr ?
Dévoré par l’envie d’en savoir plus, multipliant ses excursions au cœur de ces contrées champêtres foisonnantes et sauvages, Sylvain poussa la porte d’une librairie. C’était à Pont ste-Maxence, une coquette petite cité plantée au bord de l’Oise sur de larges coteaux verdoyants, coiffés par la profonde forêt de Halatte. « L’une des plus belles forêts de France, se dit-il… en tout cas pour moi ! » Près de là, quinze ans auparavant, en balade dominicale dans les hauteurs de Verneuil-en-Halatte avec une « Indienne de banlieue », ils étaient tombés nez à nez avec un cerf et une biche. Depuis la lisière de la forêt, les deux cervidés avaient piqué une course à découvert à travers champ pour venir à leur rencontre. Par curiosité ? Sa petite amie, accroupie dans un fourré… en train d’uriner, leur tournait le dos. Arrivés à une dizaine de mètres, les deux animaux firent volte-face s’en retournant avec aisance et légèreté d’où ils étaient venus. Sylvain avait alors ressenti que la biche portait en elle une incompréhensible, quasi-surnaturelle mais grandiose et merveilleuse sensation d’Opéra !… à renvoyer l’Opéra Garnier de Paris et ses plus talentueuses danseuses étoiles au rang de théâtre de rue pour marionnettes de Guignol ! Pourtant, il avait bien le souvenir de l’une de ces étoiles du ballet de l’Opéra de Paris, dont il avait oublié le nom, présentée dans son quotidien au travers d’un documentaire à la télévision : un monument de travail et d’abnégation proche de la perfection à faire pâlir, selon lui, les plus grands maîtres masculins de sports de combat ! Eh bien : Allez comprendre comment, parfois, les animaux sont capables de surpasser – et de loin ! –, les humains !… Une question de liberté.
« Comme celle, par exemple, du jeune poulain libre … se dit-il en pensée. Trop souvent, l’homme moderne accepte de se laisser grignoter sa liberté », avait-il maintes fois constaté.
Bien du temps avait passé depuis cette anecdote vécue à la lisière de cette forêt de Halatte, gorgée de champignons, au-dessus de Senlis et aux limites Nord de la région francilienne.
Cet après-midi-là, Sylvain se sentit tout de suite bien dans cette petite bourgade au bord de l’Oise avec son pont à voûte et ses parterres fleuris, un peu comme un rêve de village de France que l’on porte au fond de soi.
À l’intérieur du magasin, il demanda à la libraire de le conseiller pour l’achat d’un livre sur Jeanne d’Arc. Cette femme incarnait de façon remarquable et très naturelle le rôle de sa profession, symbole de la culture et du savoir universel, comme on en trouve souvent dans les petits coins les plus reculés de province. Après l’avoir bien écouté, elle lui proposa de prendre en commande un livre dont elle avait entendu parler, plébiscité par un magazine d’histoire (1) :
– Ce sont des compilations et enquêtes sur les plus récentes recherches historiques réalisées à ce jour, avait-elle précisé.
L’histoire officielle de Jeanne d’Arc se résumait assez simplement : c’était encore la guerre de Cent Ans ; outre l’invasion des Anglais, la France était déchirée par une guerre civile entre « Bourguignons » et « Armagnacs ». On pourrait dire pour résumer : ceux du dessus de la Loire et ceux du dessous, antique ligne de démarcation naturelle de l’hexagone formée par ce fleuve ayant la réputation d’être le plus sauvage et le plus libre d’Europe.
Par l’impulsion de Jeanne et sa détermination, la ville d’Orléans alors assiégée par les Anglais avait été libérée. Cette victoire surprenante et décisive, ainsi que d’autres victoires tout au long de la Loire ouvrit la route de l’emblématique cathédrale de Reims au Dauphin Charles. C’est ainsi que le nouveau roi Charles VII fût sacré roi de France, Jeanne d’Arc à ses côtés, exhibant son étendard brodé avec la mention « Jhésus – Maria », dont elle aura plus tard cette phrase historique : « Il a été à la peine, c’est bien qu’il fût à l’honneur. »
Outre l’aspect merveilleux de ce sacre royal inattendu, il annulait par le fait, un précédent traité signé à Troyes le 21 mai 1420 par la reine Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI dit « le fol », octroyant le royaume de France à la couronne d’Angleterre. Autant dire qu’avec ce traité, la nation France venait d’être bradée dans son entier à une nation étrangère, pour le seul prix d’une signature.
Puis, il y avait eu les échecs militaires de Jeanne devant Paris. Au niveau de la basilique de st-Denis qui sont largement relatés par l’histoire, mais aussi probablement devant les faubourgs du 13ème arrondissement de Paris car pourquoi une rue et une église qui portent son nom ainsi qu’une statue à l’angle du boulevard Étienne-Marcel, que tout Parisien connaît bien ?
À son retour en pays de Loire, Charles VII légitimé par sa couronne, elle aurait très bien pu rester sous sa protection et y couler des jours paisibles. Mais c’est méconnaître la bouillonnante Jeanne d’Arc ! Sans l’accord explicite du souverain, elle prit alors l’initiative de remonter vers Compiègne alors assiégée par la coalition Anglo-bourguignonne. Elle voulait venir en aide aux Compiégnois avec cette déclaration mémorable que l’on retrouve gravée sur une plaque apposée sur l’épaisse tour ronde Beauregard, face aux vestiges de l’antique pont st-Louis : « Puisque Dieu aydera ceux de Compiègne, j’y veux être. » Mue par sa foi hors du commun et par cette indéfectible ardeur qui l’animait de « bouter les Anglais hors de France », ceux qu’elle appelait les « godons », c’est-à-dire ceux qui ne

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