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1914-2014 - Trois guerres mondiales en cent ans , livre ebook

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Description

Mes grands-parents ont accépté de me garder et m'ont raconté ce qu'a été leur vie au début du siècle dernier. Mon grand-père a passè 4 ans dans les tranchées et raconte ce qu'il a enduré. Ma grand-mère, quant à elle, était intarrissable en ce qui concerne les histoires du village.

Informations

Publié par
Date de parution 10 février 2014
Nombre de lectures 18
EAN13 9782312021041
Langue Français

Extrait

1914-2014 Trois guerres mondiales en cent ans

Bernard Carbonnel
1914-2014 Trois guerres mondiales en cent ans
Tome I : Comme en 14









LES ÉDITIONS DU NET
22 rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2014
ISBN : 978-2-312-02104-1
J’ai écrit ce roman en m’inspirant des mémoires de mon grand-père Marius et en me souvenant des nombreuses histoires racontées par ma grand-mère Bernardine.

Ce soldat est le symbole de millons de jeunes qui ont répondu à l’appel de la patrie envahie, avec une rage admirable.
Allocution de Jacques Chirac à l’occasion de la mort du dernier poilu français, Lazare Ponticelli, le 16 décembre 2007.

Ce livre est dédié à mon grand-père Marius, à mon grand-oncle Gustave et à leur cousin Anatole.













Couverture : photo du maréchal des logis Marius Carbonnel, prise en août 1915.

Avant propos
1914 – 2014. Trois guerres mondiales en 100 ans est un roman relatant les épisodes les plus marquants des 3 guerres que mon grand-père Marius, mon oncle Simon et moi-même avons vécu.
J’ai écrit la première partie, intitulée « Comme en 14 », en reprenant les mémoires rédigées par mon grand-père et en me rappelant les anecdotes que me racontait ma grand-mère lors de mes nombreux séjours chez eux, à Esperaza, petit village de la haute vallée de l’Aude.
Cette guerre de 14 fut une guerre atroce, de loin la plus meurtrière, ayant fait plus de 6 millions de morts, en grande majorité des jeunes soldats de moins de 25 ans. Pas étonnant que les rescapés de ce conflit en soient traumatisés.
Pour que ce soit la « Der des Der », le président des Etats Unis a crée un organisme, la SDN, la Société des Nations, pour que les peuples en conflit arrivent à un accord avant de prendre les armes. Mais moins de 20 ans plus tard une guerre civile éclatait en Espagne. L’Allemagne, l’Italie et la Russie allaient s’engager ouvertement dans ce conflit pendant que d’autres pays laissaient partir des volontaires. Mon oncle Simon a rejoint les républicains espagnols en s’engageant dans les Brigades Internationales. Il racontera son long séjour en Espagne dans la deuxième partie de ce livre « Comme de l’an 40 ». Sitôt cette guerre terminée, c’est le reste du monde qui s’embrase et mon oncle, ayant été appelé sous les drapeaux, sera fait prisonnier.
Durand cette 2ème guerre, on a dénombré un trés grand nombre de civils ayant trouvé la mort, soit dans les camps d’extermination, soit au cours des bombardements, tant en Allemagne qu’en Grande Bretagne, ou au Japon, nettement plus de civils que de soldats tués ou bléssés sur les champs de bataille. Ces horreurs ont amené les nations à crér l’ONU pour dissuader les peuples de continuer à se massacrer, ce qui n’a pas empéché qu’éclatent encore des conflits au Vietnam, en Algérie ou dans certains pays africains… Mais c’est quand même l’Europe qui a dréssé le meilleur rempart contre la guerre en créant l’UE, l’Union Européenne de 28 pays. Mais la crise économique du début du 21ème siècle va engendrer une guerre économique qui laissera l’Europe divisée et sans solutions. Ce ne sera pas une guerre meurtrière comme les deux précédentes, juste quelques SDF retrouvés morts au petit matin d’un hiver rigoureux. Par contre, l’Europe comptera jusqu’à 30 millions de chômeurs, des « laissés pour compte », sans espoir de retrouver du travail, les usines fermant à tour de rôle et les plans sociaux se succédant. J’ai été un de ceux-là et mon aventure fera l’objet d’un 3ème tome : « Comme Sisyphe. »

Voici donc le premièr tome. En annexe figurent certains documents, dont 4 cartes. La première reprend les diverses localités de l’Héraut et de l’Aude. La deuxième permet de situer les principales batailles, allant de l’Alsace à l’Artois. La troisième se rapporte à la bataille de N. D. de Lorette et la dernière à la « boucherie » de Verdun, batailles auxquelles a participé mon grand-père. Les autres documents sont, soit des correspondances sur des cartes postales, soit des cartes postales de la vie d’Espéraza, soit des documents militaires.
Prologue
C’est à mon grand-père Marius que l’on doit cette première partie, gràce aux histories qu’il me racontait au cours de mon séjour prolongé à Espéraza, mais surtout gràce à ses mémoires qui ont relaté les évènements de la première guerre mondiale, écrites avec le vocabulaire tout simple d’un vigneron du Minervois, ses études s’etant arrêtées au certificat d’études.
Cela a commencé en 1952, nous raconte Marius. Je reçois un coup de fil de mon fils, alors pharmacien à Belesta, bourgade distante d’à peine une vingtaine de kilomètres d’Espéraza.
– Quatre de mes cinq enfants sont malades et au lit, le seul qui n’est pas malade est trop turbulent. Entre soigner les enfants malades et s’occuper de la pharmacie, nous ne pouvons pas le surveiller. Peux-tu nous le garder une paire de semaines, juste le temps que ses frères et que ses sœurs soient complètement guerris.
– Pas de problème, c’est d’accord, tu peux me l’amener.
Une demi-heure plus tard, le père et le fils étaient là.
– Hè bien, je vois que ta valise a été vite faite. René, tu restes manger avec nous, Bernardine a fait un civet comme tu l’aimes ?
– Non je n’ai pas le temps. Sans doute une autre fois. Au revoir.
– Raconte-moi un peu les bêtises que tu sais faire.
– Hier, j’ai entendu une poule chanter au grenier. Elle venait de pondre un oeuf. Je suis monté pour prendre l´oeuf et en redescendant, je suis passé dans la chambre où sont couchés mes deux frères et mes deux sœurs. Fièrement, je leur ai montré l’oeuf, le faisant passer d’une main à l’autre, en chantonnant : « il ne se cassera pas, il ne se cassera pas ! » Malheureusement, il m´ a glissé des mains et s’est cassé à mes pieds. Sûr ce, ma mère est arrivée, et voyant l’oeuf cassé à mes pieds, elle m’a donné une belle gifle.
– Je t’avais interdit de rentrer dans cette chambre. Cette maladie est contagieuse. On sera bien avancé quand tu l’auras attrapé.
Un moment après, elle est revenue et m’a annoncé :
– Tu vas à Espéraza, chez ton grand-père. J’espère que tu seras plus sage là-bas qu’ici.
Et me voilà.
Huit jours plus tard, mon petit fils Bernard était au lit avec 40 de fièvre. Pour lui faire passer le temps, je venais lui raconter des histoires, non pas celle de la guerre, mais les bons moments que j’avais passé ensemble avec René, son père. Et le soir, c’est ma femme Bernardine, qui, pour l’aider à s’endormir, lui racontait toutes les anecdotes qu’elle connaissait et Dieu sait si elle en connaissait. Après sa guérison, je l’ai inscrit à l’école communale des garçons. Il venait avec moi à la pêche ou à la vigne, accompagnait Bernardine aux commissions, aidait son arrière grand-tante au potager. Oh, des bêtises, il savait en faire, comme tous les petits garçons de son âge. Parfois, on le grondait, mais souvent, on en riait. Par exemple, un jour, je l’avais amené avec moi travailler au potager que nous avions en bord du ruisseau. Après avoir fait mes semis, je suis allé puiser un seau d’eau pour les arroser. Je le vois appliquer de la boue sur la branche du saule pleureur.
– Mais qu’est-ce que tu es en train de fabriquer-là, Bernard ?
– J’ai donné quelques coups de serpette à l’arbre, pour voir comment il pleurait. Mais il ne pleure pas, alors je le soigne avec des pansements de terre, pour qu’il n’ait plus du tout mal.
Je ne l’ai pas grondé. J’avais retrouvé les quatre années que j’avais perdues à cause de la guerre qui m’avait privé de mon fils. Il nous apportait cette joie de vivre, que nous croyions avoir perdu, Bernardine, sa tante et moi. Il nous avait apporté ce petit rayon de soleil qui a su nous réchauffer. Les deux semaines étant ècoulées, j’ai téléphoné à son père, pour lui dire qu’il était guéri, mais qu’il était plus prudent de le garder encore un peu pour qu’il reprenne des forces. Il faut compter au moins trois ou quatre semaines.
– Si tu penses que c’est necessaire, je suis d’accord avec toi. Et le mois de novembre s’est écoulé. Une semaine plus tard…
– À l’école, ils vont jouer pour Noël une piécette. Il aura le rôle du facteur. Bernardine lui a déjà confectionné un beau costume.
– D’accord, attendons la fin de l’année scolaire, répondit mon père.
Et comme cette année scolaire touchait à sa fin…
– Pendant les vacances scolaires de juillet et d´août, si tu veux, je peux le garder. Il est trés gen

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