Harcèlement en héritage , livre ebook

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2018

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Deux amis d’enfance, délaissés par leur vie sentimentale, s’unissent pour bousculer une société qu’ils ne comprennent plus. Les deux quadras tentent de faire réagir l’opinion en adressant une lettre aux médias. Mais à trop vouloir bouleverser certains concepts, ils se retrouvent confrontés à des épreuves qui les dépassent. Cette douce révolution va ébranler leur équilibre familial au point que leurs enfants n’en sortiront pas indemnes.

Une image décapante de la société d’aujourd’hui, dépeinte par deux amis en mal d’amour. Un harcèlement policier alimenté par une sombre histoire de meurtre apporte au livre un suspense de bout en bout. Une saga familiale et humaine qui fait naître une lueur d’espoir.

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Publié par

Date de parution

21 mars 2018

Nombre de lectures

3

EAN13

9782414207312

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-20729-9

© Edilivre, 2018
1 ère partie
Dix-neuf février
Il est cinq heures du matin, le soleil n’est pas encore levé, Pierre Boran finit par quitter son lit pour aller à la cuisine et se servir un grand verre d’eau froide. Depuis son divorce, il ne dort jamais plus de cinq heures par nuit et ce matin-là il est aux aguets. Chaque soir, il boit deux ou trois verres ce qui lui permet de trouver un sommeil quelque peu artificiel mais non réparateur. Il vit dans un petit appartement de banlieue dans un quartier calme malgré qu’il soit situé entre deux des quartiers les plus mal fréquentés de la ville. Son T3 est exigu mais sa surface est suffisante pour un homme qui vit seul. Un séjour salon où le canapé et la télévision occupent principalement l’espace, une petite table à manger sur laquelle il ne dîne jamais plus de deux personnes. La tapisserie y est orangée, version année soixante-dix, la cuisine est tout en longueur avec un vieil évier en émail fissuré mais étanche, un frigo premier prix et une gazinière dont seulement trois feux fonctionnent sur les quatre à disposition. Il dort dans la chambre principale dont la décoration n’a rien à envier à celle du salon, tout aussi ancienne et peu entretenue. La seconde chambre est réservée à son bureau et au lit dédié à sa fille unique quand elle lui rend visite. Autant dire qu’il ne sert pas plus de trois fois par an. Cette chambre est néanmoins la plus accueillante de son domicile, le revêtement de sol, un parquet imitation bois, y apporte une touche de modernité. La tapisserie d’origine a été enlevée et remplacée par deux tons alternés de peinture, l’un blanc et l’autre taupe. La plupart de son mobilier lui vient de son ancien logement lorsqu’il était encore marié à Emma, diminutif d’Emmanuelle. Il l’a toujours appelée ainsi depuis leur rencontre au lycée.
Sa femme n’a pas cherché à récupérer le moindre meuble au moment du divorce tant les équipements avaient mal vieillis. À l’époque, elle se réinstallait avec son amant qui avait beaucoup moins de problèmes à finir ses fins de mois que son ex-mari. Ils habitent à présent dans un bel appartement du centre-ville, près des commerces, des transports en commun et des loisirs. Les restaurants, les cinémas, les théâtres sont à proximité de leur nouveau logement où ils résident depuis plus de trois ans avec les deux enfants de son compagnon. Pierre a bien espéré qu’elle reviendrait pendant les premiers mois qui ont suivi leur séparation, mais l’avenir ne lui a pas offert cette chance. Du jour où elle lui a annoncé froidement, un dimanche après-midi, qu’elle ne l’aimait plus, elle n’a jamais fait machine arrière. Il pensait que ses mots avaient dépassés ses pensées et qu’elle les avait crachés à sa figure dans un moment de ras le bol. Une dispute qui n’était pas plus sévère que les précédentes et dont l’objet était si insignifiant que Pierre ne s’en souvient même plus. Avec le recul, le détachement de sa femme et la détérioration de leur amour avaient commencé depuis plusieurs mois voire plusieurs années. Le syndrome de « l’usure du couple », dont les statistiques sont si éloquentes qu’ils rendent leur rupture aussi banale qu’une virée au fast-food. Une séparation de la quarantaine avec un enfant en post bac qui préfère partir loin pour faire ses études afin de ne pas avoir à subir le nouveau jeunisme de ses parents.
Sa fille prépare un master en psycho après une licence obtenue laborieusement du fait d’une collocation festive davantage basée sur les virées nocturnes et les soirées bien arrosées. Il faut dire qu’une cohabitation à huit est des plus détonantes quand la plupart de ses participants ont entre vingt et vingt-cinq ans et qu’ils sont tous sans attache affective, sans objectif sérieux à court terme et sans obligation professionnelle. Une meute d’étudiants partageant une demeure ancienne de centre-ville, proche de la fac, rénovée par un propriétaire plein aux as et malgré tout soucieux du bonheur de ses locataires de passage. Nathalie mesure un mètre soixante-sept, des cheveux châtains très clairs sans être blonds, les yeux verts de sa mère et un indice de masse corporelle qui ferait rêver la plupart des femmes ayant quitté le monde de l’adolescence. Elle ne ressemble pas à son père. Ils ont en commun des cheveux fins et souples que sa mère lui envie encore. Pierre n’arbore que trop peu cette ressemblance avec sa fille du fait de sa calvitie en phase terminale. Celle-ci a commencé à l’âge de trente-cinq ans et ne s’est jamais améliorée depuis. Il a bien pensé à se faire des implants mais le coût et la souffrance engendrée par chaque séance ont achevé de le convaincre. Sa fille demeure ce dont il est le plus fier, une jolie petite fille, bien élevée, volontaire et déterminée. Tout l’inverse de ce qu’il voit quand il se regarde dans la glace chaque matin.
Nous sommes le dix-neuf février, il est cinq heures dix du matin. Pierre se cogne le petit orteil gauche sur une des deux chaises de sa cuisine en voulant accéder à la carafe d’eau plate enfermée dans son réfrigérateur. Récipient qu’il remplit chaque soir d’eau du robinet pour sa consommation du lendemain. Ce n’est pas à proprement parler une gueule de bois. Le mal de tête qui le taraude est sans nul doute lié à une absorption d’alcool quelque peu supérieure à sa consommation courante. Il se dirige vers sa salle de bain, s’asperge le visage et se rince la bouche à l’eau froide ce qui lui redonne un peu de baume au cœur. Sa bouche initialement pâteuse et sa langue quelque peu chargée s’avèrent à présent fraiche et dispo pour absorber son petit déjeuner composé d’un grand café noir sans sucre et d’un verre de jus d’orange bon marché.
Son esprit est déjà dehors. Malgré un hiver rigoureux, une température qui flirte avec les moins cinq degrés, il n’a qu’une hâte, quitter son appartement, se rendre dès l’ouverture dans le tabac-presse de son quartier et y acheter quelques journaux locaux et nationaux afin d’y lire les potins du jour. Son attente est longue et ennuyeuse. Pierre tourne en rond dans son salon en attendant les sept heures pétantes, heure à laquelle il aura accès au résultat de sa réflexion des derniers jours. Réflexion qu’il a partagée avec Philippe, son ami d’enfance, qui doit à l’heure actuelle être dans le même état d’excitation que lui. Son téléphone portable reste éteint. Il ne veut surtout pas entendre les nouvelles par un intermédiaire, découvrir l’info du jour sans pouvoir se délecter lui-même de cette dépêche dont il est l’instigateur. Qui aurait dit, il y a quelques jours, qu’il serait en mesure de secouer les habitudes par un simple courrier envoyé anonymement aux principales sociétés de presse du pays. Quoi de plus renversant que cette information destinée à changer l’état d’esprit d’une petite poignée de privilégiés incapables de s’unir spontanément pour infléchir la tendance du pays à s’endetter chaque seconde un peu plus. Minorité qui cherche à faire supporter les conséquences de la crise mondiale aux personnes les moins responsables du cataclysme économico-financier dans lequel ils ont été plongé contre leur gré.
Pierre est enfin dehors, il ne sent pas le froid qui l’entoure malgré ce petit vent d’est qui fouette son visage et plus particulièrement ses oreilles quelque peu décollées. Son pardessus est grand ouvert, il met en évidence le pull kaki qu’il ne quitte plus depuis trois jours. Il est focalisé sur son objectif et ce n’est pas la météo du jour qui l’en détournera. Il tapote sa poche arrière droite afin de s’assurer qu’il n’a pas oublié son portefeuille. Il franchit le seuil du tabac presse où il a ses habitudes du fait de sa consommation quotidienne de Gauloise sans filtre. Afin de ne pas éveiller les soupçons, il commande son paquet de cigarettes habituel et trois journaux connus. Il se dit qu’il achèterait plus tard, en allant au travail, les autres journaux auxquels il a fait parvenir ce qu’il considère être le buzz de l’année.
Il regarde furtivement la première page et ne voit aucune allusion à sa missive. Il préfère attendre d’être revenu à l’air libre pour feuilleter les publications qu’il vient d’acquérir. Il plonge une main dans la poche extérieure de son manteau pour en sortir un briquet avec lequel il allume sa cinquième cigarette de la journée. Ce matin, sa consommation de cigarette est tout aussi excessive que sa consommation d’alcool de la veille. Aujourd’hui tout est surréaliste. Il s’appuie contre un arbre et feuillette rapidement toutes les pages sans trouver la récompense qu’il attendait. Son cœur bat la chamade, il recommence à nouveau. Cela n’a pas de sens ! Il est impossible qu’il n’y ait rien. Serait-il vraisemblable que les rédactions n’aient pas reçu sa précieuse lettre ? Pas toutes ! Il relit les gros titres, plus attentivement cette fois, mais toujours rien. Il prend son téléphone, compose le numéro de son ami d’enfance mais raccroche avant la première sonnerie. Ses pensées s’emmêlent, se bousculent. Il ne tient pas en place, rentre chez lui au pas de course et se sert un second café espérant ainsi retrouver la maîtrise des évènements.
Les minutes passent, l’horloge indique huit heures quinze. Pierre doit reprendre le cours de sa vie. Il travaille aux impôts depuis plus de quinze ans en tant qu’informaticien responsable du bon archivage des dossiers fiscaux des contribuables.
Dix-huit février, la veille…
Yohann est l’assistant du rédacteur en chef du journal local. Quand il ouvre la lettre qui est adressée à son responsable, il ne se doute pas tomber sur pareille information. Scoop de l’année ou canular, il ne sait quoi penser de ce co

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