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L'Aviateur de Bonaparte (livre Ier) , livre ebook

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Description


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Dans la veine des « rocambolesques » romans-feuilletons du XIXe siècle, Jean d’Agraives (en 1926) imagine qu’un noble breton émigré vient d’inventer — en 1796 — le Vélivole, véritable prototype de l’avion moderne.


Mais en 1796, on est en pleine campagne d’Italie au cours de laquelle un certain général Bonaparte va s’illustrer particulièrement ! Nous voilà lancer dans une aventure « uchronique » (en fait, il s’agit une « histoire secrète ») jubilatoire dans laquelle vont s’affronter les forces du Bien et du Mal. Dans ce premier livre, entre Nice et Venise, dans cette Europe en plein bouleversement, le chevalier de Trelern et son mécanicien, le jeune Antoine Clou, vont découvrir qu’il n’est pas aisé de mener à bien leurs expériences aéronautiques au service de la République française une et indivisible...


Jean d’Agraives (1892-1951) fut, dans l’Entre-deux-Guerres, un prolixe auteur de romans d’aventures pour la jeunesse et de quelques « uchronies ».

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782366345049
Langue Français
Poids de l'ouvrage 38 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

1



L’aviateur de Bonaparte livre I er



2



Même auteur, même éditeur :




Tous droits de traduction de reproduction
et d ’ adaptation réservés pour tous les pays.
Conception, mise en page et maquette : © Éric Chaplain
Pour la présente édition : © PRNG EDITION S — 2008/2009/2017/2021
PRNG Editions (Librairie des Régionalismes) :
48B, rue de Gâte-Grenier — 17160 cressé
ISBN 978.2.36634.033.4
Malgré le soin apporté à la correction de nos ouvrages, il peut arriver que nous lais- sions passer coquilles ou fautes — l ’ informatique, outil merveilleux, a parfois des ruses diaboliques... N ’ hésitez pas à nous en faire part : cela nous permettra d ’ améliorer les textes publiés lors de prochaines rééditions.




3


L’AVIATEUR DE BONAPARTE LIVRE I er


JEAN D’AGRAIVES





4




5


Préface
U n paquet gros comme un volume me parvenait tout récemment, portant le timbre chérifien. Je ne connaissais, au Maroc, intimement, qu’une seule personne, mon camarade de Trélern, le capitaine aviateur. Une lettre accompagnait l’envoi :
« Vieux Jean,
« Quand tu liras ces lignes, ton ami Yves ne sera plus. En survolant les lignes rifaines, je me suis fait trouer la peau et cette fois, j’ai reçu mon compte, une balle chleuh dans la poitrine. J’ai eu la force, je ne sais comme, de ramener mon appareil jusqu’à un poste de légionnaires. J’avais le poumon traversé par un lingot de plomb mâché.
« On m’a transporté à Fez. Les médecins ne m’ont pas caché que mon état était très grave, pour ne pas dire désespéré. Je n’ai que quelques heures à vivre. Pourtant, il me reste à remplir une mission que j’estime sacrée !
« Et pour cette tâche, je te supplie de te substituer à moi.
« Tu t’en souviens : quelquefois, dans ma vieille maison de Bretagne, j’eus l’occasion de te parler du testament de mon aïeul, le Chevalier de Trélern. Ce testament s’accompagnait de mémoires… d’un journal, plutôt, qu’il avait enjoint formellement de n’ouvrir, sous aucun prétexte, avant août 1925… soit cent ans juste après sa mort…
« L’avant-veille du jour où j’allais — au cours d’une permission spéciale sol- licitée à cet effet — rompre les cachets du manuscrit, je reçus l’ordre de partir immédiatement pour le Maroc… Je jetai donc le premier des cahiers dans ma cantine, avec la pensée de le lire sitôt que j’en aurais le temps, car j’ai toujours été friand de documents anecdotiques sur toute l’époque impériale.
« Or, c’est seulement le 10 octobre — je devais être blessé le 11 — que le soir, sous ma tente, je pus parcourir ce premier cahier !
« Écoute, Jean, écoute… « Il y a là la preuve flagrante, irréfutable, qu’un Français, mon trisaïeul même, le Chevalier de Trélern, construisit, par ses seuls moyens, en 1796, une machine volante remarquable, avec laquelle, non seulement, il vola à maintes reprises, sur des distances considérables, mais qu’il mit, dès avant Lodi, au service de Bonaparte !
« Tu verras ! Je ne suis pas fou ! « Et les autres cahiers, sans doute, que tu trouveras à Trélern, t’apporteront des précisions et des détails complémentaires.
« Tu sais combien j’aimais la vie. Eh bien ! Jean, je mourrai content et sans regret à la pensée que bientôt, à la face du monde, à la face de tous les envieux de la France, tu vas proclamer qu’un officier de Bonaparte, du Premier Consul, de l’Empereur, a volé, volé, tu m’entends, par les aubes de Lodi, d’Arcole, le grand ciel de gloire d’Austerlitz, le crépuscule de Waterloo.
« La tâche dont je te charge est belle. Tu n’y manqueras point, je sais… « Adieu… « Et n’oublie point celui qui fut ton plus vieux camarade… »
Selon le vœu de mon ami, je lus le premier cahier du chevalier de Trélern…



6


Et puis, empoigné tour à tour, ému, soulevé d’enthousiasme, j’achevai les mémoires qui dormaient depuis un siècle dans un bahut.
Prestigieuses aventures que celles du premier pionnier de l’air et comme elles éclairent d’un jour nouveau toute l’histoire de Bonaparte !
J. d’A.
Y



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L’Aigle s’envole
CHAPITRE I er : DES SUITES D’UN VOYAGE AÉRIEN EN L’AN IV DE LA RÉPUBLIQUE
C ’était une étrange machine, celle-là qui, par cette fin de jour, fendait les hautes couches aériennes d’un vol puissant et régulier, au-dessus de la côte ligure, dans la direction d’Albenga.
Depuis la veille, 8 avril de 1796, l’Armée française d’Italie, dont le général Bonaparte venait de prendre le commandement, opérait sa concentration entre Loano et Savone.
En levant les yeux par hasard, vers les premières étoiles, les soldats de la République eussent pris cette nef insolite pour quelque grand oiseau noc- turne parti en chasse avant l’heure, ou pour un aigle de l’Apennin regagnant son aire à tire-d’aile…
Mais les fantassins d’Augereau, de Masséna ou de Laharpe, les cavaliers de Kilmaine ne regardaient pas ces étoiles.
Une autre venait de poindre pour eux !
Jusqu’alors, ils n’avaient connu que les échecs et la misère. Ni pain, ni viande, ni souliers ! Et voici que leur nouveau chef promettait honneurs et richesse. Il savait parler leur langage ; toucher leur imagination, galvaniser leur énergie, satisfaire leur soif de gloire. Tous ces hommes étaient jeunes et braves.
Dans ce général inconnu qu’on leur envoyait de Paris, ce général de vingt- sept ans, ils avaient pressenti leur dieu… se dévouaient à sa fortune ; ils le suivraient sans hésiter où qu’il lui plût de les conduire.
Devinaient-ils obscurément que le dieu allait leur faire signe et que la marche triomphale à l’Étoile allait commencer pour se dérouler incessante…, se




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dérouler pendant vingt ans, à travers les plaines du Pô, celles du Danube et celles de l’Elbe, à travers les sables d’Égypte, les sierras sinistres d’Espagne, les déserts glacés de Russie ?..
Là-haut, la machine volante se déplaçait rapidement, en dépit d’un fort vent contraire.
D’un grand aigle, elle avait l’essor et les proportions harmonieuses. À l’endroit où, chez l’oiseau-roi, se fussent attachées les pennes les plus extrêmes de la queue, on eût pu voir jaillir parfois de brèves flammes de couleur bleue, tandis que se faisait entendre comme un bruit de soie déchirée. Parfois, une vibration plus forte, accompagnée d’un sourd hoquet, secouait l’appareil entier.
Mais, il était certain qu’à terre, on n’en pouvait rien percevoir. Au surplus, dans la nacelle même, les deux occupants conversaient aisément sans élever la voix.
L’ancêtre des avions modernes ne s’environnait pas comme eux du vrombissement d’une hélice. Il était mû par un moteur « à réaction », alimenté par des charges successives de poudre, et se comportait dans les airs à la manière d’une fusée.
Âgé de trente ans environ, l’aîné des deux hommes volants portait un costume de gros drap d’une coupe presque militaire ; une sorte de serre-tête en cuir maintenait les mèches rebelles de sa chevelure bouclée, de hautes bottes souples le chaussaient. Adroit et sûr, il ma- niait des commandes assez compliquées, dont il agissait sur les ailes et sur la queue de l’appareil pour assurer la direction.
Ses manières, volontairement simples, demeuraient pourtant distinguées. Ses traits fins, aristocratiques, nez busqué, bouche bien dessinée exprimaient une bonté réelle, tandis que le regard direct des prunelles d’aigue-marine, la ferme coupe du menton, disaient l’énergie et l’audace.
Attentif aux ordres du pilote, son second, un adolescent, faisait jouer tout un système de lourds contrepoids destinés à modifier l’angle du vol. Celui- ci, manifestement, devait être un enfant du peuple. Ses petits yeux noirs et brillants, pleins de malice intelligente, sa bouche li

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