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ÉTUDIANT TCHADIEN À L’ÉTRANGER - Entre déboires et espoir , livre ebook

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Description

Retournant sur les traces nostalgiques de son passé, l'auteur nous livrela condition des étudiants tchadiens à l'étranger partagés entredéboires et espoir mais aussi leur bataille pour s’insérer dans la viesocioprofessionnelle une fois les études achevées. Le personnage-narrateur plonge ses lecteurs dans son univers universitaire au paysdes hommes intègres, le Burkina Faso, dont le séjour fut sanctionnépar l'obtention d'un master en comptabilité, contrôle et audit ; sonretour définitif au pays de Toumaï à la quête du précieux sésamequ’est l'emploi et son insertion. Si pour beaucoup l'obtention de cesésame passe par une connaissance, un parrain, la corruption, le bas-ventre pour les filles, l’itinéraire de l'auteur est tout à fait le contraire.Ses compétences affirmées lors d’un stage de vacances dans une boîtelui ouvrirent les portes de l'emploi. Et dès lors sa carrière évolua etl'emmena sur la scène internationale jusqu'à l'Hexagone d'où nousviennent ces écrits dignes de Chateaubriand. La réussite ne passetoujours pas par la compromission même dans un système pourri etcorrompu.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2023
Nombre de lectures 6
EAN13 9782376702290
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

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ÉTUDIANT TCHADIEN À L’ÉTRANGEREntre déboires et espoir
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MOULNANG MBAIOGAOU
ÉTUDIANT TCHADIEN À L’ÉTRANGEREntre déboires et espoir
Récit
Éditions Toumaï L’éditeur de nouveaux talents3
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Cet ouvrage publié aux Éditions Toumaï est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code de la Propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur.
Éditions Toumaï Avenue Taïwan B.P: 5451 N’Djaména-Tchad Tél:+235 63 05 65 02 e-mail:editionstoumai30@yahoo.com
ISBN :978-2-37670-229-0
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DEDICACE
A toi, ma tendre mère, Nenodji Kalndaye Elisabeth, pour les sacrifices consentis en faveur de notre éducation.
De l’au-delà, sois fière de ta progéniture !
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CHAPITRE I : ENFIN LES VACANCES
C’était mardi 14 juillet 2009, la saison pluvieuse s’installa progressivement sur Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le pays des hommes intègres. La poussière rougeâtre qui caractérise les rues du quartier Wemtenga, parsemées de cailloux, céda place à une légère humidité atténuant un tout petit peu l’atmosphère lourde qui régnait durant la canicule du mois de mars à mai. Cela fit neuf mois que j’arrivai dans ce pays dont les habitants ne cessent d’émouvoir par leur hospitalité hors pair. J’y arrivai enoctobre 2008, à la recherche du savoir. Mon arrivée se fit à la suite du baccalauréat obtenu en juin de la même année, couronnant de longues années d’écolier passées dans mon pays, le Tchad.
J’étais donc, à la fin de ma première année estudiantine. Que d’épreuves traversées loin des parents, que de difficultés gérées malgré mon jeûne âge. La satisfaction était à son paroxysme du fait que je gagnai ce pari de franchir la première année du supérieur. Le choix d’effectuer les études en Afrique de l’Ouest m’arriva sans que je ne l’aie mûrement réfléchi. En effet, j’arrivai en classe de Terminale sans grande ambition. Le baccalauréat se prépare dès la classe de seconde, dit-on, mais dans mon cas, j’arrivai sans grande préparation et ce bac, qui me tomba sur la tête me laissa dans un embarras, ne sachant quoi en faire. Ainsi, je me retrouvai après les conseils recueillis de part et d’autre auprès des aînés à postuler en sciences de gestion. Cette orientation ne cadrait pas comme il le fallait avec mon baccalauréatscientifique série D. D’où la rude bataille engagée pour comprendre les matières techniques telles que la comptabilité.
Mais que pouvais-je demander de plus, du moment où mon année fût couronnée de succès. Le sacrifice paya et mes privations et prières mepermirent de franchir le cap. J’étais
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donc récompensé par les vacances qui me permirent de repartir au Tchad, retrouver ma famille.
La longue distance de plus de 1 500 km, ne me faisait guère peur. J’avais tout simplement hâte de retrouver mes parents. Me voici donc, valises rangées à l’agence de voyages Rimbo du quartier populaire de Dapoya à Ouagadougou. Un vieux taxi poussif y déposa mes bagages la veille pour l’enregistrement et j’y arrivai à5h du matin pour le départ en direction de Niamey. Unefoule éparse de personnes de différents âges s’y trouvait. À l’accent, je reconnus que la plupart étaient de nationalité nigérienne. Chose tout à fait normale, vu que l’agence de voyages appartenait à une famille touareg du Niger. Ils avaient les meilleures compagnies de Transport en Afrique de l’Ouest, faisant la plupart du trafic sur l’axe Maradi-Niamey-Ouaga-Bamako-Dakar traversant ainsi toutes les capitales de la sous-région.
J’étais donc, ce matin dans leur agence de Ouagadougou pour emprunter l’un de leurs bus. C’était ma deuxième fois, vu qu’à mon arrivée au Burkina, j’avais déjà pris l’axe Maradi-Niamey-Ouaga. L’atmosphère du quartier Dapoya, en ce matin, était calme. Un calme qui, je l’imagine, suivait la tempête de la veille. En effet, il s’agissait d’un vieux quartier de Ouagadougou, où se trouvaient des anciens bars et un temple de la prostitution qui semble être le plus grand de la ville. Le Matata surnommait-on ce bar où, dès qu’on s’engageait dans la ruelle le jouxtant, on entendait des sifflets, des interpellations et des propositions très explicites venant de la part de ces travailleuses du sexe en quête de clients.
Mais en cette matinée, la fraîcheur et le calme du coin contrastaient avec cette ambiance qui régnait les nuits. Cette vague pensée détourna mon attention quelque temps avant que je me rendissecompte que le commis faisait l’appel des voyageurs. Tenant la liste des passagers en main, il lisait tant bien que mal les noms, écorchant certains comme le mien. Tour 10
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