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Description

«Maman, c’est quoi l’ego? Ce genre de question me mettait hors de moi à l’époque où l’ambition me tenait lieu de cœur. Mais un jour, il y a eu ce séisme dans mon crâne. Après, je n’ai plus jamais été la même.»
Passionnée par le cancer du cerveau, Maryse s’accroche à son identité d’éminente neuropédiatre et cherche désespérément la reconnaissance. Mais voilà que Charlot, ce fils singulier, cette vieille âme, cet enfant qui l’émerveille et l’exaspère à la fois, la plonge dans des questionnements inconfortables, la pousse dans ses derniers retranchements.
C’est que Charlot découvre peu à peu la condition humaine: la recherche de sens, l’amitié, l’amour mais aussi l’intimidation, la bêtise, la peur de l’autre, l’absurdité. Son parcours le conduit sur la piste de l’ego, et à l’urgente nécessité de l’apprivoiser. Mais pourquoi sa mère, la réputée Dr Maryse Du Bonheur, femme intelligente et médecin accompli, est-elle incapable de le guider dans cette quête?
Egoman est bien plus qu’un personnage de super-héros imaginé par Charlot. Bien davantage que le dialogue vivant entre une mère monoparentale et son fils. C’est un roman plein de poésie et de profondeur, un récit touchant, bouleversant et profondément humain.

Informations

Publié par
Date de parution 17 février 2016
Nombre de lectures 10
EAN13 9782894558386
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0850€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Guy Saint-Jean diteur
3440, boul. Industriel
Laval (Qu bec) Canada H7L 4R9
450 663-1777
info@saint-jeanediteur.com
www.saint-jeanediteur.com

Catalogage avant publication de Biblioth que et Archives nationales du Qu bec et Biblioth que et Archives Canada
Marquis, Serge, 1953-
Egoman
ISBN 978-2-89455-837-9
I. Titre.
PS8626.A763E36 2016 C843 .6 C2015-942661-8
PS9626.A763E36 2016

Nous reconnaissons l aide financi re du gouvernement du Canada par l entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) ainsi que celle de la SODEC pour nos activit s d dition. Nous remercions le Conseil des Arts du Canada de l aide accord e notre programme de publication.

Gouvernement du Qu bec - Programme de cr dit d imp t pour l dition de livres - Gestion SODEC
Guy Saint-Jean diteur inc., 2016
dition: Isabelle Longpr
R vision: Monique Moisan
Correction d preuves: Corinne de Vailly
Conception graphique de la page couverture: Christiane S guin
Illustration de la page couverture: Fred Dompierre
Mise en pages: Olivier Lasser
D p t l gal - Biblioth que et Archives nationales du Qu bec, Biblioth que et Archives Canada, 2016
ISBN: 978-2-89455-837-9
ISBN ePub: 978-2-89455-838-6
ISBN PDF: 978-2-89455-839-3
Tous droits de traduction et d adaptation r serv s. Toute reproduction d un extrait de ce livre, par quelque proc d que ce soit, est strictement interdite sans l autorisation crite de l diteur.
Imprim et reli au Canada
1 re impression, f vrier 2016

Guy Saint-Jean diteur est membre de
l Association nationale des diteurs de livres (ANEL).
toutes les victimes de l ego. Surtout les enfants; ils sont des centaines et des centaines de millions; peut- tre m me davantage
Du m me auteur
Pensouillard le hamster. Petit trait de d croissance personnelle, Les ditions Transcontinental, 2011.
Note de l auteur
J aime les ponts. Tous les ponts. Surtout quand ils ne sont pas congestionn s! Qu ils soient en acier, en bois ou invisibles, j appr cie ce qu ils repr sentent: l interconnexion. J affectionne autant ceux qui relient deux rives que ceux qui relient deux v nements ou deux tres humains. Je tenais donc pr senter ce livre - Egoman -, en construisant un pont avec le bouquin qui l a pr c d : Pensouillard le hamster. Petit trait de d croissance personnelle ; ce sont deux crits qui traitent du m me sujet: l ego, c est- -dire ce qui s pare.
On ne peut pas s int resser la souffrance humaine sans se heurter la question de l ego, c est impossible. Ce serait comme tenter de comprendre la croissance d un arbre sans consid rer ses racines; on ferait fausse route. On pourrait m me inventer des explications qui n auraient pas de fondement - les tres humains l ont souvent fait au cours de l histoire. L exploration de l ego constitue une urgence sans pr c dent; il n y aurait pas de conflits s il n y avait pas d ego. Les obstacles entre les individus, les collectivit s et les peuples proviennent de son activit . Les guerres, peu importe leur forme, y trouvent leur origine. D innombrables vies ont t perdues - et le sont encore aujourd hui -, cause de lui. Des vies qui s ach vent violemment ou des vies qui n ont jamais t v cues.
En tant que m decin, je n ai pas eu le choix; la souffrance a toujours constitu un pont vers les personnes qui frappaient ma porte. Et Pensouillard est issu du trajet parcouru avec celles-ci. Ce livre m a amen donner des conf rences tant en Europe qu au Qu bec. la fin de chaque rencontre, lecteurs et lectrices posaient des questions nouvelles et m invitaient poursuivre la r flexion. Ce sont leurs mains lev es qui ont donn naissance Egoman . J ai souvent eu l impression que nous tions plusieurs, devant l cran, crire ce roman. J ai choisi cette forme afin de mettre en sc ne des personnages et des situations illustrant les multiples fa ons qu a l ego de se manifester. Ainsi sont n s Charlot, Maryse, Georges et tous les autres. Et quand je les ai laiss s, j ai r alis que leur histoire ne faisait que commencer; il leur reste encore de grandes zones d ombre explorer.
J esp re maintenant que nous serons plusieurs tenter de r pondre aux questions que Charlot pose sa m re, car je crois sinc rement qu une grande partie de la souffrance humaine peut tre vit e.
Table des mati res
Prologue
Le sac en papier
Puzzles g ants
"Mon fils, pourquoi j ai mal?
D but des dialogues - L ego
"Est-ce que j ai un gros ego?
Alexandrine
Georges Paris
Notes de Georges
Gros ego 2 - En soir e, la maison
La maladie de Kjer
Son p re - Et une soir e au cin ma
Notes de Georges - G nes
Notes de Georges - Le stationnement
Georges, aide-moi s il te pla t
Notes de Georges - Protection
La nuit de No l
Notes de Georges - P re No l
Notes de Georges - Bogue
Hamid
Notes de Georges - Le choix
Portraits d Egoman - Apr s-midi et soir qui ont suivi
Notes de Georges - Le Poucet
F te de Charlot, 10 ans
Notes de Georges
La mort
Notes de Georges - Enl vement
Les mouches
Marie-Lou
Notes de Georges - Stationnement 2
Le processus d identification
Notes de Georges - Bachir
Les peurs de Georges et de Charlot
Madame Leblanc
11 septembre 2001
Notes de Georges - L ego-th rapie
Le congr s
Notes de Georges - Petite muette
Notes de Georges - Le congr s: r actions et lettre de b tises
Le couple
Notes de Georges - Petite ombre
Col re de Charlot
Notes de Georges - Le poids de la neige
Les amants
Notes de Georges - Harold et M gane
Le voyage en ballon
Notes de Georges - L enregistreuse
Lo c et Clarisse
Notes de Georges - Les figurines
Le d part de Marie-Lou
Notes de Georges - Le lendemain du d part de Marie-Lou
Fun railles
Notes de Georges - Le psychiatre misanthrope
Le vernissage
Hania
pilogue
Courtes notes biographiques de Maryse
Remerciements
Prologue
Printemps 2015
l automne 2000, j ai cess d avoir toujours raison.
Et j ai compris la phrase de Friedrich Nietzsche * : "Ce n est pas le doute qui rend fou: c est la certitude. ( Ecce Homo, 1888)
Mon fils avait alors neuf ans, mais la plupart des adultes lui en donnaient six. Souvent, on lui demandait: "As-tu commenc l cole? Sur un ton tr s respectueux, il r pondait: " Oui. Depuis trois ans. Et il ajoutait, avec sa voix d enfant de ch ur: " Et vous, avez-vous commenc vivre?
J aimais observer leurs visages se p trifier quand ils entendaient cette r ponse. Des statues, la bouche ouverte et les yeux carquill s. Je n ai jamais cherch savoir o il avait pris sa question - la t l vision, peut- tre -, car je craignais qu il ne veuille plus la poser. Une chose est certaine, elle avait un effet b uf.
Et mon fils devenait tr s s rieux lorsque les statues se mettaient articuler: "Mais qu est-ce que tu veux dire, mon grand? Avec un m lange de fermet et de douceur, il r pondait: " Premi rement, je suis pas grand! Et puis c est parce que mon enfance est finie. Et que je l ai pas vue. Et que c est cause que les adultes sont press s de faire vieillir les enfants. Pour avoir la paix avec leur ordinateur. Et que c est dur d tre grand avant d tre petit. Et que j ai pas d autre question, Votre Honneur.
ce stade-ci, la p trification tait compl te. Ce n tait plus lui que les statues fixaient, mais moi, avec un regard mi-stup fait, mi-accusateur. Et j entendais un silence lourd de mots: "Mais qu est-ce que vous lui avez mis dans la t te votre fils, madame? M re indigne!
Il ne me ressemble pas du tout physiquement. Grosse t te, petit corps, des cheveux roux et des taches de rousseur. Jusqu l adolescence, on l aurait cru sorti tout droit d une bande dessin e: personnage 3D en couleurs, promenant sa bouille fictive dans notre r alit . Comme dans certains films am ricains. Visage de l innocence avec un c ur de guerrier. S rieusement, je me suis souvent demand si c tait bien moi qui avais engendr cet enfant ou s il n avait pas plut t t con u par un dessinateur dont le h ros ne vieillirait jamais, du genre Peter Pan ou Tintin.
M me aujourd hui, vingt-quatre ans, il doit pr senter une pi ce d identit pour entrer dans un bar. Il tra ne toujours son passeport dans un petit sac et le montre au portier comme un policier brandirait sa plaque. Il d coche chaque fois un sourire lumineux, accompagn de la m me question assassine: "Servez-vous du lait ici?
Il s amuse galement dire aux personnes qui le "cartent : "Si une identit a besoin de preuves, c est qu elle a quelque chose de suspect. Mais au fond, c est la notion m me d identit qui est suspecte! Ce qui lui vaut d autres visages p trifi s ainsi que des r actions agressives du style: "Mais de quoi il parle, celui-l ? ou "Tu te prends pour qui, toi?
Il s appelle Charles, mais pour moi - sa m re - c est Charlot. Il a un petit c t "Chaplin . Il marche en canard et jette sur le monde le regard du grand com dien: une lucidit d sopilante. S il pouvait faire des films - peut- tre en sera-t-il capable un jour -, il y pr senterait la stupidit humaine sous toutes ses coutures avec un humour la fois subtil et d capant.
l heure actuelle, il a toujours sa grosse t te viss e sur son corps fragile, mais ses mains sont devenues d une beaut fascinante. Si on pouvait juger de l attrait de l me humaine en regardant les mains d une personne, on saluerait Charlot en se prosternant. Ce n est pas tant leur forme qui inspire le respect que la mani re dont elles s y prenne

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