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Comment j’ai retrouvé Livingstone , livre ebook

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Description

Nous sommes très heureux de publier sous forme de livre électronique le récit de la recherche du Dr Livingstone par Henry Stanley. Quel étrange choix, me diriez-vous ! Pourquoi donc aller chercher ce récit qui n’intéresse peut-être plus grand monde ?Eh bien, tout d’abord parce que le récit est passionnant. Il est passionnant en soi, et rendu passionnant par le style du narrateur. Henry Stanley est un journaliste, et il sait captiver ses lecteurs.Ensuite parce que l’esprit d’aventure fait du bien à tout le mode, et en particulier aux plus jeunes. Il nous semble qu’il est bon de contribuer à transmettre cet esprit d’aventure, grâce auquel tant de découvertes ont pu être faites. Cela passe par la diffusion des récits les plus connus d’entre eux, et que nous avons commencé à éditer. Henry Stanley et le Dr Livingstone en font partie.Nous avons repris les illustrations du livre originel, en essayant de les améliorer un peu, et nous en avons ajouté d’autres, plus actuelles, lorsque cela s’est avéré possible et/ou opportun.Nous voudrions rendre un hommage à la traductrice, Mme Loreau, qui manifestement était une spécialiste des voyages en Afrique, et qui ne s’est pas contentée d’une simple traduction. Les nombreuses notes de bas de page (qui ont été presque toutes ajoutées par elle) montrent la précision de son récit.Enfin, nous avons gardé à la fin du livre les Appendices, plus par respect pour le livre que par intérêt, car la plupart des chiffres donnés ne sont plus très utiles de nos jours. Là encore, ces ajouts nous montrent la précision et l’organisation de Stanley.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2023
Nombre de lectures 0
EAN13 9782368780893
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Comment j'ai retrouvé Livingstone
HENRY M. STANLEY
VOYAGES AVENTURES ET DÉCOUVERTES DANS LE CENTRE DEL'AFRIQUE
OUVRAGE TRADUIT DE L'ANGLAIS AVEC L'AUTORISATION DEL'AUTEUR
PAR Mme H. LOREAU
Contenant 60 gravures et 4 cartes tirées de l’édition originale,et d’autres images libres de droit provenant de l’encyclopédie Wikipedia.
Note de l’éditeur
Nous sommes très heureux de publier sous forme de livreélectronique le récit de la recherche du Dr Livingstone par Henry Stanley. Quelétrange choix, me diriez-vous ! Pourquoi donc aller chercher ce récit quin’intéresse peut-être plus grand monde ?
Eh bien, tout d’abord parce que le récit est passionnant. Ilest passionnant en soi, et rendu passionnant par le style du narrateur. HenryStanley est un journaliste, et il sait captiver ses lecteurs.
Ensuite parce que l’esprit d’aventure fait du bien à tout lemode, et en particulier aux plus jeunes. Il nous semble qu’il est bon decontribuer à transmettre cet esprit d’aventure, grâce auquel tant de découvertesont pu être faites. Cela passe par la diffusion des récits les plus connusd’entre eux, et que nous avons commencé à éditer. Henry Stanley et le DrLivingstone en font partie.
Nous avons repris les illustrations du livre originel, etnous en avons ajouté d’autres, plus actuelles, lorsque cela s’est avérépossible et/ou opportun.
Nous voudrions rendre un hommage à la traductrice, MmeLorau, qui manifestement était une spécialiste des voyages en Afrique, et quine s’est pas contentée d’une simple traduction. Les nombreuses notes de bas depage (qui ont été presque toutes ajoutées par elle) montrent la précision deson récit.
Enfin, nous avons gardé à la fin du livre les Appendices,plus par respect pour le livre que par intérêt, car la plupart des chiffresdonnés ne sont plus très utiles de nos jours. Là encore, ces ajouts nousmontrent la précision et l’organisation de Stanley.
© Les Editions Blanche de Peuterey . Visitez notre site web et abonnez-vous à la newsletter pour être informé des nouveautés.
ISBN : 978-2-36878-089-3
Chapitre premier. De Madrid àZanzibar.
Le 16 octobre de l'an du Seigneur 1869, j'étais à Madrid,calle de la Cruz ; j'arrivais du carnage de Valence. A dix heures dumatin, Jacopo m'apporte une dépêche ; j'y trouve les mots suivants :« Rendez-vous à Paris ; affaire importante. » Le télégramme estde James Gordon Bennett junior, directeur du New-York Herald.
Mes tableaux sont décrochés de la muraille ; meslivres, mes souvenirs vont dans mes caisses ; mes effets sontréunis : ceux-ci à demi lavés ; ceux-là, pris sur la corde, à moitiésecs. Deux heures de travail en toute hâte, et mes porte-manteaux sont boucléset étiquetés.
L'express ne part qu'à trois heures ; j'ai le tempsd'aller prendre congé des amis. J'en ai un rue de Goya, 6, au quatrième ;un correspondant de diverses feuilles quotidiennes de Londres. Il a plusieursenfants auxquels je me suis tendrement attaché ; Willie et Charlie sont demes amis intimes. Ils aimaient le récit de mes aventures, et j'avais du plaisirà les leur raconter ; il ne me reste plus à leur dire que le mot adieu.
J'ai, à la légation des États-Unis, des compatriotes dontl'entretien me charmait — la fin de tout cela est arrivée.
« Vous écrirez, j'espère ; nous serons toujoursheureux d'avoir de vos nouvelles. » Que de fois dans ma vie errante etfiévreuse j'ai entendu les mêmes paroles ! Que de fois j'ai subi la mêmeangoisse, en quittant des amis non moins chers que ces derniers ! Mais unreporter volant doit savoir souffrir. Comme le gladiateur dans l'arène, il doitêtre prêt au combat ; un moment de faiblesse ou d'hésitation, et il estperdu. Le gladiateur va à la rencontre du fer qui est aiguisé pour sapoitrine ; le reporter court au devant de l'ordre qui peut l'envoyer à lamort. Festin ou bataille, c'est toujours la même formule :« Préparez-vous et partez. »
A trois heures j'étais en route. Obligé de m'arrêter àBayonne, je n'arrivai à Paris que dans la nuit suivante. J'allai directement auGrand-Hôtel, et frappai à la porte de M. Bennett.
« Entrez, » dit une voix.
Je trouvai M. Bennett au lit.
« Qui êtes-vous ? demanda-t-il.
— Stanley.
— Ah ! Oui. Prenez un siège ; j'ai pourvous une mission importante. »
Il se jeta sa robe de chambre sur les épaules, et me ditvivement :
« Où pensez-vous que soit Livingstone ?
— Je n'en sais vraiment rien, monsieur.
— Croyez-vous qu'il soit mort ?
— Possible que oui, possible que non.
— Moi, je pense qu'il est vivant, qu'on peut letrouver, et je vous envoie à sa recherche.
— A la recherche de Livingstone ! Mais c'est allerau centre de l'Afrique ! Est-ce là ce que vous entendez ?
— J'entends que vous partiez, que vous le retrouviez,n'importe où il soit, que vous rapportiez de lui toutes les nouvellespossibles ; et qui sait !... le vieux voyageur est peut-être dans lebesoin. Prenez avec vous tout ce qui pourra lui être utile. Naturellement voussuivrez vos propres idées ; faites comme bon vous semblera ; maisretrouvez Livingstone. »
Très surpris de cet ordre qui m'envoyait froidementn'importe où, chercher un homme que presque tout le monde croyait mort, jeposai cette question :
« Avez-vous réfléchi, monsieur, à la dépensequ'occasionnera ce voyage ?
— Combien coûtera-t-il ? demanda M. Bennett.
— Burton et Speke ont dépensé de trois mille à cinqmille livres, et je crains qu'il ne faille pas moins de deux mille cinq centslivres ; (soixante-deux mille cinq cents francs).
— Eh bien ! Vous prendrez d'abord millelivres ; quand elles seront épuisées, vous ferez une traite d'un nouveaumille, puis d'un troisième, et ainsi de suite ; mais retrouvezLivingstone. »

James GordonBennett, esq.
Je savais que lorsque M. Bennett a pris une résolution, iln'est pas facile de l'en détourner. Je crus néanmoins qu'il n'avait passuffisamment envisagé le pour et le contre de ce projet dispendieux, et que jedevais l'amener à en peser les conséquences.
« J'ai entendu dire, repris-je, que si monsieur votrepère venait à mourir, vous vendriez l'Herald, et que vous vous retireriez desaffaires.
— Ceux qui ont dit cela étaient dans l'erreur ;il n'y a pas assez d'argent à New-York pour acheter l'Herald. Mon père en afait un grand journal ; je veux l'agrandir encore. J'entends que ce soitun journal dans toute la force du terme. Je veux lui faire publier tout ce qui,à n'importe quel titre, peut intéresser le monde ; et cela à n'importequel prix. »
Dès lors, je n'ai plus rien à dire.
« Dois-je aller directement à la recherche deLivingstone ?
— Non ; vous assisterez à l'inauguration ducanal de Suez. De là, vous remonterez le Nil ; j'ai entendu dire que Bakerallait partir pour la Haute-Egypte ; informez-vous le plus possible de sonexpédition. En remontant le fleuve, vous décrirez tout ce qu'il y ad'intéressant pour les touristes, et vous nous ferez un guide, — un guidepratique ; — vous direz tout ce qui mérite d'être vu et de quellemanière on peut le voir.
Vous ferez bien, après cela, d'aller à Jérusalem ; lecapitaine Warren fait, dit-on, là-bas des découvertes importantes ; puis àConstantinople, où vous vous renseignerez sur les dissentiments qui existententre le khédive et le sultan.
Après — voyons un peu. Vous passerez par la Crimée et vousvisiterez ses champs de bataille ; puis vous suivrez le Caucase jusqu'à lamer Caspienne ; on dit qu'il y a là une expédition russe en partance pourRhiva. Ensuite vous gagnerez l'Inde, en traversant la Perse ; vous pourrezécrire de Persépolis une lettre intéressante. Bagdad sera sur votrepassage ; adressez-nous quelque chose sur le chemin de fer de la vallée del'Euphrate ; et quand vous serez dans l'Inde, embarquez-vous pourrejoindre Livingstone. A cette époque vous apprendrez probablement qu'il est enroute pour Zanzibar ; sinon, allez dans l'intérieur, et cherchez-lejusqu'à ce que vous l'ayez trouvé. Informez-vous de ses découvertes. Enfin,s'il est mort, rapportez-en des preuves certaines. Maintenant bonsoir ; etque Dieu soit avec vous.
— Bonsoir, monsieur. Tout ce que l'humaine nature ale pouvoir de faire, je le ferai, ajoutai-je ; et, dans la mission que jevais accomplir, que Dieu soit avec moi. »
Je demeurai avec Edouard King, celui qui, maintenant, sefait un si beau nom dans la Nouvelle-Angleterre. C'était justement l'homme quiaurait appris avec le plus de joie l'action de M. Bennett, et le mandat quej'avais reçu, ravi qu'il aurait été d'en instruire le journal dont il était lecorrespondant. Moi-même j'aurais été heureux de lui parler de mon voyage etd'en discuter avec lui les éventualités ; mais je n'osais pas le faire.Bien qu'oppressé par l'énorme tâche qui se dressait devant moi, je devaisparaître n'avoir d'autre but que celui de me rendre en Égypte.
King m'accompagna jusqu'à la gare du chemin de fer deMarseille ; puis nous nous séparâmes ; lui, pour aller lire lesjournaux chez Bowles ; moi, pour gagner la côte d'Afrique ; et aprèscela — qui pouvait le savoir ?
Je remontai le Nil, et vis à Philge M. Higginbotham,mécanicien en chef de l'expédition de Baker. Pendant que j'étais là, unFrançais, un jeune fou, blessé d'avoir été pris pour un Égyptien par M.Higginbotham, en raison du fez dont il était coiffé, résolut de se battre aupistolet, afin de laver cette injure. Je parvins à empêcher ce duel, et jecontinuai ma route. A Jérusalem, j'eus un entretien avec le capitaineWarren ; je descendis dans l'une des fosses qu'il a fait creuser, et j'yvis les marques des ouvriers de Tyr sur les fondations du temple de Salomon.
Je visitai les mosquées de Istamboul avec le ministrerésident et le consul des États-Unis. Je parcourus la Crimée et ses champs debataille, tenant à la main l'excellent ouvrage de Kinglake. Je vis Palgrave àTrébizonde ; à Tiflis, le baron Nicolay, gouverneur civil du Caucase. Jelogeai à Téhéran chez l'ambassadeur russe ; et, après avoir reçu, danstoute la Perse, le meilleur accueil des gentlemen de la Compagnie du télégrapheindo-européen, après avoir écrit mon nom sur l'un des monuments de Persépolis,j

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