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Une médium + deux enquêtes = catastrophe assurée ! , livre ebook

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Description

Abby Cooper a un don. Un vrai de vrai. C’est une médium, elle a des intuitions et elle est capable de lire l’avenir. Rien que ça ! Elle en a même fait son gagne-pain.
Au boulot, c’est le bonheur, par contre, en amour, c’est la catastrophe. Mais elle essaie...


Lors d’un blind date, elle rencontre le beau Dutch, un flic aussi sexy qu’arrogant. Super ! Sauf qu’il remet en question son don et qu’Abby est bien décidée à lui prouver qu’il a tort ! Devant lui, elle résout une affaire qui passe en boucle aux infos.


Grosse déception, Dutch n’est toujours pas convaincu.

En plus, son don a un raté. Une de ses clientes décède, et sans vilain jeu de mot, elle ne l’a pas vu venir. Embêtant pour une médium...
Pour couronner le tout, la police considère qu’elle en sait trop, et elle devient suspecte. Elle ? Vous imaginez ?

Pas le choix, Abby va devoir se retrousser les manches et retrouver le coupable.

Et ne pas céder au charme de Dutch.
Facile, non ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 novembre 2022
Nombre de lectures 0
EAN13 9782378126797
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

À ma sœur, Sandy Upham Morrill. Tu es mon roc, mon arc-en-ciel et ma table d’harmonie. Je suis si extraordinairement chanceuse de t’avoir dans ma vie. Ma meilleure amie !



Remerciements
J’aimerais remercier les personnes suivantes pour leur aide, leur soutien et leurs encouragements dans le processus de création de ce livre. Ma sœur, Sandy Upham Morrill, qui a offert amour, soutien et encouragement, ainsi que sa désormais célèbre conjonction « Sinon… ». Mon formidable agent, Jim McCarthy, qui met un point d’honneur à toujours me dire la vérité, mais seulement après l’avoir enroulée dans une couverture de gentillesse. Mon incroyable éditrice, Martha Bushko, qui me comprend vraiment et me laisse toute la liberté de chercher, d’explorer et d’essayer. L’inspecteur Don Swiatkowski de la police de Royal Oak, qui m’a généreusement offert son temps, ses idées et son expertise. Et bien sûr, au groupe d’intuitifs, de médiums et d’extralucides qui sont des amis précieux ainsi que des soutiens et qui ont « vu » tout ça : Thomas Robinson, Kevin Allen, Kimmie Kroll, Joy Austin, Laurie Lipton, Laurie Comnes, Patty Tanner, Debbie Sparling, Silas Hudson et Rebecca Rosen. Un énorme merci à vous tous.



Prologue
Le 28 mai de cette année, aux alentours de seize heures trente, l’agent Shawn Bennington se déplaça au 1865 Meadowlawn pour répondre à un appel d’urgence. Ce qui suit est un extrait des notes inscrites au dossier.
La victime est une femme âgée de vingt-huit ans, caucasienne, décédée d’une seule balle dans la tempe gauche. Elle a été découverte dans une position quasi fœtale sur son lit, dans sa chambre. Le voisin du 1863 Meadowlawn a rapporté avoir entendu « un gros bang » vers quinze heures. La victime a été découverte vers seize heures vingt par son fiancé, inquiet parce qu’elle ne répondait pas au téléphone. Il a rapidement appelé les secours.
L’arme utilisée était un calibre vingt-cinq Smith et Wesson, enregistré au nom de la victime. Les empreintes trouvées dessus correspondent à celles de la victime. Une lettre de suicide a été trouvée sur la commode de la victime (voir pièce jointe dans le dossier) et une robe de mariée abîmée a également été trouvée en tas, près du lit.
Des signes de dépression avaient récemment été repérés par la sœur de la victime, qui a indiqué que la victime avait l’air tendue et sur les nerfs ces derniers jours, et se plaignait d’être fatiguée. Ces derniers temps, la victime faisait de longues siestes dans l’après-midi. La sœur de la victime n’était pas présente à l’heure du coup de feu.
Le dossier est pour l’instant classé comme un « suicide » en attendant les résultats d’analyse des traces de poudre, des empreintes et de la graphologie.
S. Bennington



Chapitre 1
M a philosophie de base était simple : les gens étaient comparables à des crèmes glacées. Moi, par exemple, j’étais médium professionnelle, donc a priori plutôt du genre Nutty Coconut 1 . Eh bien pas du tout. En fait, je me rapprochais davantage de la vanille ! Une valeur sûre, mais un peu fade et qui gagnerait à être rehaussée par un léger coulis au chocolat. Enfin, sans compter mon don assez unique pour prédire l’avenir. Si on prenait ça en considération, je pouvais prétendre au statut de vanille de Madagascar.
Malgré tout, ma vie était d’un ennui mortel. J’étais célibataire, je n’avais personne en vue, je sortais rarement (d’où le manque de perspective amoureuse), je payais toutes mes factures en temps et en heure, j’avais très peu de vices et seulement deux amis proches.
Autrement dit : vanille.
Bon, ma vie n’avait pas que des mauvais côtés. Au moins, je pouvais côtoyer les vies aux parfums exotiques de mes clients. Comme la Tutti Frutti assise en face de moi par exemple. Sharon était une jeune trentenaire, aux cheveux blonds et courts, trop maquillée, aux seins refaits et qui n’avait pas grand-chose dans le crâne. À sa main gauche brillait une énorme bague de fiançailles en diamant et, depuis vingt minutes, je plaignais le pauvre gars qui la lui avait offerte.
— OK, j’ai l’impression qu’il y a une relation triangulaire, là… comme si quelqu’un voulait s’immiscer dans votre mariage.
— Oui.
— Et c’est quelqu’un pour qui vous avez des sentiments amoureux.
— Oui.
— Et ils me disent que vous pensez que c’est le grand amour…
— Oui, mais euh… c’est qui « ils » ? s’enquit-elle en jetant un coup d’œil nerveux autour d’elle.
Cette question était récurrente, et depuis le temps, on pourrait croire que je préparais mes clients avant la séance en le leur expliquant, mais le changement, ça n’avait jamais été mon truc.
— Ah, désolée. « Ils », c’est mon équipe. Ou si vous préférez, mes guides spirituels. Ils parlent à votre esprit et me transmettent ce qu’ils ont trouvé.
— Ah oui ? Est-ce qu’ils peuvent vous dire des noms ? murmura-t-elle en regardant autour d’elle avec des yeux ronds.
On s’éloignait du sujet, là. Je nous remis sur les rails, inquiète de perdre le fil des pensées qui me traversaient l’esprit.
— Euh, non, Sharon. Je n’obtiens pas de noms. Juste des images et des pensées. Donc, on était en train de parler d’un triangle amoureux, c’est ça ?
— Oui, confirma-t-elle en se penchant vers moi pour ne pas perdre une miette de ce que j’avais à lui révéler.
— OK, je vais vous retransmettre les infos comme elles m’arrivent… Avec ce qu’ils me racontent, j’ai l’impression que cet autre homme dit tout ce qu’il faut, quand il le faut. Il prétend que vous l’intéressez, et vouloir être avec vous, mais il ne vous dit peut-être pas toute la vérité.
Ses yeux auparavant écarquillés n’étaient plus que deux fentes désormais, tandis qu’elle me dévisageait d’un air sceptique.
— OK, est-ce que cet autre homme est blond ? repris-je.
— Oui.
— Et il a un boulot de nuit, genre… Est-ce qu’il est barman ?
— Oh, mon Dieu… Oui, c’est ça !
— Votre mari, c’est celui avec les cheveux brun foncé et une espèce de barbe ?
Surprise, Sharon hoqueta avant de répondre :
— Oui, il a un bouc.
— Votre mari travaille avec les ordinateurs. Il les fabrique ou un truc du genre.
— Il est ingénieur informatique.
— D’accord, Sharon. Ils me disent que le blond est un menteur et que vous pensez que votre mari n’est pas un Apollon, mais qu’il vous aime. Ils disent que si vous quittez votre mari pour l’autre homme, vous ne pourrez pas revenir en arrière. Vous ne pourrez plus réparer le mal une fois que ça se saura. Et j’ai l’impression que si vous continuez à le tromper, vous allez vous faire prendre en flag’. Si vous croyez que j’ai tort, alors vous vous faites des illusions. Ils disent qu’il y a une femme, plus vieille que vous. Elle a des cheveux rouges, et elle est très curieuse. Elle a des soupçons, elle n’hésitera pas à en parler à votre mari si elle a des preuves. Une voisine, peut-être.
— Oh, mon Dieu ! Ma voisine, madame O’Connor, elle a les cheveux rouges et elle serait capable de tout balancer à mon mari !
— Vous voyez ? Elle a des soupçons, et j’ai l’intuition que si vous ne reconsidérez pas sérieusement la situation, votre relation pourrait bien se solder par un divorce. Et vous finiriez seule. Ce barman ne va pas épouser une femme divorcée qui a deux enfants. Vous en avez deux, c’est bien ça ? Un garçon et une fille ?
— Oui, mais…, couina-t-elle.
— Non, rétorquai-je d’un ton ferme. Pas de « mais ». Il faut que vous réfléchissiez bien, parce que vous ne pourrez pas faire machine arrière et si vous continuez sur cette voie, je ne vois que de la souffrance dans votre vie. Vous ne vous rendrez compte de ce que vous avez perdu que quand il sera trop tard.
À cet instant, j’entendis le doux bruit de mon alarme qui se déclenchait, l’enregistreur s’arrêta. Je me sentis tout de suite soulagée. Cette femme ne m’écoutait pas, et c’était très frustrant pour moi. Je me levai et continuai sur le même ton amical, mais ferme :
— Et nous arrivons au bout du temps imparti.
J’ouvris le magnétophone, enlevai la bande, la rangeai dans sa boîte en plastique, puis la lui tendis avec un mouchoir. Sharon se mit debout à son tour et rejoignit la porte, la tête basse et un sourire forcé sur le visage.
Elle me remercia et je l’interrompis alors qu’elle allait me demander quand elle pourrait revenir.
— En fait, Sharon, je préférerais que vous preniez rendez-vous avec une de mes amies.
Je retournai près de mon bahut pour y récupérer une carte de visite.
— Elle s’appelle Lori Sellers. Elle est psychothérapeute sur Eleven Mile. Elle est très compétente, et je pense que ça vous ferait du bien d’aller lui parler du dilemme auquel vous faites face.
Je déposai la carte dans sa paume.
— Si vous voulez revenir me voir, sachez que je n’assure que deux séances par an, c’est ma règle d’or. Vous ne devriez pas vous en remettre uniquement à un voyant ; rappelez-vous que les réponses se trouvent en vous. Tout ce que vous avez à faire, c’est vous faire confiance et vous écouter.
Sharon n’avait pas l’air convaincu, alors je mis la main sur son bras et la raccompagnai gentiment à la porte.
— Maintenant, rentrez chez vous et écoutez l’enregistrement, avant de réfléchir à tout ce que je vous ai dit. Vous avez le choix et c’est une force très puissante. Vous pouvez changer votre propre destinée si vous en avez la volonté. Soyez juste prudente, d’accord ? Je veux dire, vous êtes mariée depuis, quoi… dix ans ?
Un autre hoquet de surprise.
— Oui. Comment vous le savez ?
Je souris et écartai les mains.
— Je suis une médium.
Tout en observant Sharon qui s’éloignait, je ne pus m’empêcher de remarquer pour la énième fois que le mot « médium » se bloquait dans ma gorge. Ça faisait un peu trop charlatan. En général, quand on me demandait ce que je faisais dans la vie, j’ajoutais un adjectif plus consensuel, comme médium « intuitive », pour essayer de gagner en lé

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