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Un chocolatier pour Noël , livre ebook

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Description


La magie de Noël.


David n’y croit pas, pas plus qu’il ne croit qu’il pourrait se passer quelque chose entre lui et Nathan, qui travaille dans sa chocolaterie. Autant espérer croiser un lutin ! Après tout, Nathan est en couple et ne sort qu’avec des top models, pas vraiment la catégorie dans laquelle concourt David.


Lorsque Séraphine, sa meilleure amie, l’incite à écrire Nathan sur sa liste de Noël, David ne le fait que pour l’humour. Tout le monde sait que le père Noël n’existe pas et qu’il ne dépose pas les cadeaux au pied du sapin, même quand on a été très sage !


La magie de Noël n’existe pas.
Mais ça... c’est lui qui le dit !



#RomancedeNoël #Chocolat #gourmandise #MM

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 octobre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9791038101340
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Hope Tiefenbrunner 
Un chocolatier pour Noël




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Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
MxM Bookmark © 2020, Tous droits réservés
Illustration de couverture ©  MxM Créations
    Suivi éditorial  ©  Caroline Minic
  
  Correction ©   Emmanuelle Lefray

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9791038101340
Existe en format papier


Chapitre 1
Lundi 13 novembre
La lumière de la salle de bains le fit grimacer quand il l’alluma. David souleva le couvercle des toilettes et décida de s’asseoir. Avec la gaule matinale qu’il avait ce jour-là, c’était ça ou en foutre partout, et puis, c’était bien de pisser assis aussi, ça lui permettait de fermer les yeux et prétendre qu’il ne devait pas se préparer. Était-il obligé d’être à l’heure ? S’il était son propre patron, n’était-ce pas pour ces cas de figure ? Décider quand il pouvait aller travailler, faire la grasse mat si bon lui chantait. Alors pourquoi la réalité était plutôt : bosse trois fois plus que les autres, du lundi au samedi, voire les dimanches, et oublie que tu avais une vie avant ?
Le bruit de la chasse d’eau couvrit celui de son bâillement.
Il se lava les mains, grimaça face à la sale tête que lui renvoyait le miroir et s’étira dans un nouveau bâillement. Son tee-shirt se souleva et sa moue s’accentua devant son bide. Ce qui avait un jour été du muscle avec un peu de gras était en train de virer à du gras avec un peu de muscles. À dire vrai, il ne prenait pas vraiment soin de lui et il avait trouvé plus simple d’acheter des jeans une taille au-dessus plutôt que de faire l’effort de revoir son alimentation et son mode de vie. Mais certains matins, comme celui-ci, il se disait qu’il lui faudrait quand même faire quelque chose : s’inscrire à la salle de sport, manger plus de légumes, tout ça, tout ça.
Mouais, un autre jour.
Ça et le fait de se raser. Il avait la flemme, et puis la barbe, ça affinait le visage. S’il continuait comme ça, il allait finir par ressembler au cliché du bear , sauf qu’il n’avait nullement le temps de mettre les pieds dans des bars gays et que sa vie sexuelle s’était réduite comme peau de chagrin ces derniers mois. Pourquoi avait-il des pensées aussi déprimantes de si bon matin ? C’était le fait d’avoir pris des vacances, il ne voyait que ça.
Il se traîna jusqu’à la cuisine et se fit couler un café. Purée, pourquoi avait-il autant de mal ? Il aurait dû péter la forme après une semaine de pause, mais c’était pire. Bon, O.K., il avait passé une grosse partie de son temps à tester des recettes dans sa cuisine, qui était nettement moins bien équipée que son laboratoire, mais il avait été suffisamment intelligent pour ne pas mettre un pied à la boutique, sachant que Séraphine, qui l’avait déjà forcé à prendre des congés, l’aurait renvoyé chez lui. Il n’aurait pas dû l’écouter.
Séraphine était une de ses employés, sa meilleure amie par défaut, comme elle s’amusait à le dire. Elle n’avait pas complètement tort. Ils ne s’étaient pas choisis, et David n’était pas sûr qu’il se serait arrêté sur elle et inversement. Il se trouvait juste qu’elle travaillait avec lui, qu’ils se côtoyaient quotidiennement et que leur vie en dehors du boulot était parfois tellement inexistante que c’était plus simple comme ça.
Son meilleur ami, celui qui avait été évident dès sa rentrée en 4e F, Julien, vivait à l’autre bout du pays. Ça ne les empêchait pas de se voir quatre fois par an et de passer une se maine tous les deux chaque été. « Tu ne prendrais jamais de vacances sans ça », lui répétait Julien.
Il n’avait pas tort.
Pourquoi son entourage insistait-il tant pour qu’il se repose ? Contrairement à ce que ses cernes clamaient au monde, il était en pleine forme et, vu comme il avait du mal ce matin, il aurait eu mieux fait de s’abstenir. Il regarda l’heure : sept heures. Il était temps qu’il se mette un sacré coup de pied aux fesses. Il devait encore passer chez plusieurs grossistes et, s’il voulait être à la boutique avant l’ouverture, il avait, comme qui dirait, intérêt à se magner.
Il était huit heures lorsqu’il y arriva. Un horaire tardif pour lui qui débarquait généralement vers six heures. Cela lui permettait de mettre en route le laboratoire, mais ce jour était une exception.
Séraphine avait bien bossé pendant son absence. La boutique avait perdu son look d’Halloween pour retrouver une présentation neutre en attendant que Noël s’installe jusqu’à début janvier. Il leur restait une dizaine de jours pour préparer les calendriers de l’avent, une de ses plus grosses ventes ces dernières années. Le mois et demi qui arrivait n’allait pas être de tout repos. Après Pâques, les fêtes de fin d’année étaient la seconde plus importante période d’activité, venait ensuite la Saint-Valentin. En sept ans, il était parvenu à se construire une belle réputation et une clientèle fidèle, qui augmentait d’année en année. Il y avait donc fort à parier qu’il allait avoir une sacrée pile de boulot à abattre dans les semaines à venir. C’était aussi pour cela que Séraphine avait insisté pour qu’il prenne quelques jours, alors qu’il avait horreur de ça. D’ailleurs, il craignait un peu son retour, comme toujours, mais il avait confiance en elle. La recruter avait été une de ses meilleures décisions. Il savait pertinemment que, sans elle, son entreprise n’en serait pas là. Séraphine avait le sens des affaires, des idées pour mettre en avant ses productions et négociait avec les fournisseurs comme si sa vie dépendait de chaque centime dépensé.
Il passa par la porte de service et fut ravi qu’elle ne soit pas verrouillée. Novembre avait amené avec lui un froid mordant et tout le monde promettait un Noël blanc si la météo continuait comme ça. Autant dire que poser ses gants, pour sortir ses clefs, ne le tentait pas du tout, il était déjà frigorifié. La porte claqua derrière lui et il soupira d’aise dans la chaleur qui l’enveloppa. Il accrocha sa veste à la patère vide, à côté du manteau noir de Séraphine et de la doudoune fuchsia de Nathan, son second employé.
Quand il passa devant le labo, il fut surpris de ne pas l’y trouver et, plus étonnant encore, de voir que rien n’était en route. Il fronça les sourcils. Pourquoi diable Nathan n’était-il pas à son poste ? Par habitude, il attrapa le tableau des réserves que Séraphine complétait chaque jour.
— Que…
C’était quoi ce bordel ? Pourquoi les stocks étaient-ils aussi faibles ? Mais qu’est-ce qu’ils avaient foutu ? Si Nathan avait été absent, pourquoi Séraphine ne le lui avait-elle pas dit, il serait venu bosser au lieu de glandouiller chez lui ! Il commença à tourner les pages du bloc, horrifié à chaque nouvelle ligne. Alors, O.K., cela prouvait qu’ils avaient bien vendu pendant une semaine, mais comment espéraient-ils continuer sans renouveler les stocks ?
— C’est n’importe quoi, c’est quoi ce bordel ? marmonna-t-il, tandis que, intérieurement, il réorga nisait déjà sa journée de travail.
Ne regardant pas devant lui, il fut surpris de buter dans quelque chose et, quand il releva la tête, de tomber nez à nez avec une paire de fesses, et quelle paire de fesses !
— Oh, bonjour, David, le salua Nathan.
Ses yeux quittèrent difficilement le postérieur qu’ils avaient en face d’eux pour venir se poser sur le visage souriant de son employé. Pendant ce court laps de temps, la seule chose à laquelle son esprit fut capable de penser était : string ou jockstrap ? Quel sous-vêtement Nathan pouvait-il bien porter là-dessous pour qu’on ne voie rien ?
— Bon… Bonjour, Na… than.
Qu’est-ce que Nathan foutait avec un costume de lutin sur le dos perché en haut d’un escabeau ? Il était tombé dans une autre dimension, un truc du genre ?
— Tu… Qu’est-ce que tu…
— Je cherchais ça !
Nathan lui montra des emballages qu’ils avaient utilisés deux ans plus tôt.
— Tu peux me les attraper, s’il te plaît ? continua Nathan en lui tendant un petit carton que David saisit comme un automate.
Pourquoi les voulait-il ? Excellente question. Il allait la poser quand Nathan se retourna, se mit sur la pointe des pieds et David eut toutes les peines du monde à se concentrer sur autre chose que les fesses qui étaient de nouveau à quelques centimètres de son visage. Cela lui donnait des idées parfaitement déplacées.
— Ah, David !
L’exclamation de Séraphine le fit reculer et il lui adressa un regard coupable. Cette dernière haussa un sourcil.
— Oui ! Je…
— Tu as trouvé les emballages, Nathan ?
— Oui, mais je suis sûr qu’on en avait d’autres, grommela-t-il. Je continue à chercher.
— D’accord. Tu viens, David ?
— Ah, euh, oui, oui.
Il contourna l’escabeau et poursuivit dans le couloir, jusqu’à l’arrière-boutique.
— Qu’est-ce que… commença David. C’est quoi ce bordel ?
— Hein ?
— Je pars une semaine, je t’appelle, tu me dis que tout va bien, et quand je reviens, la moitié des stocks est vide et… pourquoi Nathan a-t-il une tenue de lutin sur le dos ?
— Ah, ça ! Ce sont des essayages.
— Des essayages ?
— C’est bon, j’ai tout ce que je voulais ! s’exclama Nathan en passant devant eux, son collant sapin moulant sur le cul et sa petite tunique vert et rouge sur le dos.
Il n’aurait pas dû être aussi craquant là-dedans.
— Tu te souviens à Halloween, commença Séraphine, on était tous déguisés et les gens ont adoré ça !
— Oui… et donc…
— Avec Nathan, on s’est dit qu’on allait faire pareil pour les autres occasions. Il a récupéré un costume hier et voulait me montrer ce que ça donne. Comme ça, je pourrais m’en trouver un également, enfin, plusieurs, et hop ! Tu en penses quoi ?
— Je… Mais pourquoi ? Et qu’est-ce que…
Il expira un grand coup. Il fallait qu’il se rem

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